b Bienvenue sur le site de Anne Hamaïde a

 
 

 

 

 

 

    

    1 janvier 2007 - N.A H 

b Avant-Propos a

Si La Hamaide, blotti au coeur du Hainaut belge est aujourd'hui un petit village tranquille,
il n'en fût pas toujours ainsi. La proximité de la chaussée romaine joignant Zottegem à
Bavay et sa position surélevée sur une des crêtes du Pays des Collines, en firent jadis
une « barrière » dans les conflits territoriaux qui opposèrent pendant des lustres les Comtes
de Hainaut et de la Flandre, lui conférant, du Haut Moyen Âge à la Renaissance, une
richesse historique enviable et la fierté des illustres familles seigneuriales qui s'y
succédèrent.

La première de ces familles adopta le nom du village, vers la moitié du XIIe siècle
et resta fidèle aux comtes de Hainaut successifs. Les La Hamaide seront anoblis
en 1216 et reconnus comme seigneurs du lieu en 1235. Ils figurent parmi les pairs
et les bannerets du Hainaut, ce qui signifie dans le premier cas qu'ils possèdent
des terres transmissibles par le sang, et dans le second, qu'ils ont la capacité
de rassembler une compagnie en armes. Ils constitueront très vite une seigneurie
d'importance en ralliant les villages de Wannebecq et Mainvault, puis de Rebaix,
et auront plus tard des droits sur Anvaing et une partie de Condé.

Nombre de sites sur Internet parlent des seigneurs de La Hamaide du temps de
leur grandeur, mais il est plus rare qu'ils s'intéressent à ce que devinrent leurs fils
après la période faste et la passation de la seigneurie à Marie de Berlaymont,
cousine légitime et héritière féodale de la famille.

Il faut savoir qu'une polémique divise les généalogistes depuis longtemps,
quant au rattachement possible à la famille noble du Hainaut, de ces
descendants de l'ombre, parce que, comme l'écrit en termes choisis le
Comte du Chastel de la Howarderie dans l'Annuaire de la Noblesse belge 1,
si nous sommes persuadés que les porteurs du nom actuels descendent des
seigneurs de La Hamaide, nous ne pourrions établir au moyen de documents
probants les degrés intermédiaires de leur filiation. (1) (ANB 1912, t. I - p. 235)
Car des documents, existent, mais sont réfutés par ce dernier.

L'abbé Meunier nous parle à la page 64 de sa « Monographie historique », je le cite :
« Une pièce testamentaire de 1470 (Acte passé devant le notaire Lerache de Dinant)
découverte vers 1901 à l'abbaye de St Bertin à St Omer [F. Pas-de-Calais (62)]
en faveur de Lambert, petit fils de Thierry et fils de Michel de La Hamaide,
ce dernier marié en secondes noces à Jeanne de Pellicorne, apporte une preuve
nouvelle de sa descendance. Ce Lambert figure dans l'annuaire de la noblesse de Belgique,         par le baron Isidore de Stein d'Altenstein, etc. » (fin de citation).

[ Isidore baron de Stein d'Altenstein était né à Mesnil-St-Blaise le 6 septembre 1819
et décédé à Namur le 9 décembre 1896, ancien consul de Belgique à Budapest,
il fut en 1847 le fondateur de l'Annuaire de la Noblesse de Belgique].

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il existe un autre document de la même main, conservé aux Archives de l'État
à Namur (Souverain Baillage n°100, pp. 201 à 229) où les enfants de Michel,
font donation à leur frère Lambert d'un fief sis à Ellinsart afin que ce
dernier, expatrié en disgrâce et placé sous la protection de l'archevêque
de Trêves au Pays de Liège, puisse vivre dignement et suivant son rang.

En fait, et contrairement à ce qu'écrit l'Abbé Meunier, le notaire Lerache ou
Levache de Dinant fut chargé en 1732, par le bourgmestre de sa commune,
Jean Théodorique de La Hamaide, de retranscrire en « copies conformes » des
actes supposés issus d'archives familiales en sa possession, tendant à prouver
le rattachement de son ancêtre, Lambert dit Lambillon, à la famille noble du
Hainaut. Les « copies conformes » furent enregistrées, ce qui ne légalise pas
leur contenu et les « originaux » ne sont malheureusement, jamais réapparus.

Cette même année 1732 : « Nous, soussignés Roy d'armes et généalogistes
de sa Ma Catholique aux respectifs titres de Luxembourg et Namur, [...]
trouvons que la branche du nom de La Hamaide habitant au pays de Namur
et de Liège descend en ligne masculine de lad maison de la Hamaide
laquelle branche s'est établie auxd pays environ l'an 1501 par le
moien de Lambert ou Lambion, etc. »

Toujours aux Archives de Namur, dans le Fonds de Gaiffier de Levignen
(farde 84), on constate que, quelques années auparavant, le même mayeur
fût assigné en justice par le comte d'Egmont de l'époque, pour port illicite
des armes de La Hamaide. Le plaignant retira sa plainte, à la présentation
d'un document jugé par lui, probant, détaillant son ascendance agnatique.

On le voit, ce « mystérieux » Lambert ou Lambillon (repris parfois sous la graphie
Lambinon) que l'on retrouve à Haybes près de Givet (08) déjà vers 1446, détient la clé
qui pourrait ouvrir la porte des homonymes hennuyers aux actuels « Hamaide,
Hameide, Hamende, Hamet, de la Hamette, de l'Hamaide, de la Hammaide... » 
qui habitent encore en Belgique ou sont devenus citoyens français ou luxembourgeois. 
Mais sans doute devrons-nous encore longtemps nous contenter des certitudes intuitives du comte du Chastel, réconfortés par le peu de concessions que ce dernier était enclin à nous accorder.


Précisons que mon ambition ici, n'est pas de légitimer ou non les porteurs actuels du nom,
mais de vous en faire mieux connaître quelques-uns et notamment certains descendants
de Lambillon, que les hasards de la vie menèrent au Việt Nam.

L'ouverture de ce site, au 1er janvier 2007, coïncide avec l'entrée dans le domaine
publique des écrits du comte.
[ Il était né Paul Armand de Baisieux à Kain-lez-Tournai le 26 mai 1847
et décédé à Neuvireuil (62) le 28 juin 1936].

Mais l'ANB étant une oeuvre collective, il fut libéralisé bien avant cette date.

Je vous propose de le découvrir avec d'autres ouvrages dans z ma bibliothèque.
 

 

     

 

b Les seigneurs de La Hamaide a

Il est généralement admis que Allard Hasbanion et son épouse, N. Reiswende sont à l'origine
de la lignée des seigneurs, porteurs du nom qui se sont succédés à La Hamaide. C'est également
à lui qu'on attribue les premières fortifications du village montées au milieu du XIIe siècle.

Le patronyme de La Hamaide apparaît avec certitude en 1158 quand Arnould Ier signe
en qualité de témoin la cession d'une pairie sur Hellebecq par Gilles de Blicquy en faveur
de l'abbaye d'Ename. En 1129 Arnould est cité avec son frère Julien.

Le chevalier Gérard Ier, qualifié de « miles illustris et probus » est cité en 1164 avec son père
Arnould Ier. Dès 1180 il est le seul représentant de la famille, fait partie de l'entourage du
Comte de Hainaut Baudouin V et effectue en 1184, la garde du château de Mons en qualité
de pair. (ANB 1911 - p. 85)

Son fils, le chevalier Odon Ier de La Hamaide, disparaît à la quatrième croisade (1202-1204).

Lui succède Arnould, deuxième du nom. Il est cité en 1213 dans un cartulaire de l'abbaye
de Cambron.


Thierry Ier devrait être le premier seigneur « officiel » de La Hamaide (1235).
Il hérite de son frère, Arnould II, mort sans enfant en 1225. Il accroît les possessions
familiales par son alliance avec Léodegardis (Liégarde) dame héritière de la pairie de Rebaix,
et devient « Pair » du comté de Hainaut. Il est avoué à la Haute Cour de Saint Sauveur en 1216
et est cité en 1218 dans la Charte de Damiette à la cinquième croisade. Il eut deux fils, dont ;

Arnould III, chevalier, seigneur de Rebaix, La Hamaide et Arcq-Ainières, pair du Hainaut,
avoué à la Haute Cour de Saint Sauveur. Trois enfants sont nés de son union avec Aélis
(Alix) d'Avesnes. Son hoir féodal fut :

Jean Ier, avoué à la Haute Cour de Saint Sauveur, époux de Marguerite de Hénin-Liétard.

Vînt ensuite leur fils Jean II, avoué à la Haute Cour de Saint Sauveur qui eut six enfants de
son épouse Jeanne de Ligne, dite « La jeune » de lignée capétienne.
 

                   

 

 

 

 

 

 

Relevé partiel de pierres tombales et vitraux en l'église primitive de La Hamaide datant du XIe détruite en 1787. Biblio. Royale Belgique réf. 6490 (II 4555)

 

Leur fils Jean III épousa Marie, héritière de Waziers-Wavrin, et partiellement de Hénin-Liétard.
Sgr. de Willems Lez Cysoing, il est mort le 1er juin 1396. Ils eurent six enfants, dont l'aîné ;

Jean IV, figurait parmi les bannerets du Hainaut. En 1411, il fit reconstruire le château de
Bailleul en terre de Condé. Les Anglais lui ôteront la vie à la journée d'Azincourt le 25 oct. 1415.
Sans descendance légitime, c'est son frère Arnould IV qui lui succèdera.


Intervient ici, Thierry, fils naturel de La Hamaide, qui sera le point de départ de notre second
chapitre, bien qu'on ne sache avec certitude s'il fût le fruit de Jean III ou de Jean IV.


Le chevalier Arnould IV eût cinq enfants de son épouse Isabelle d’Enghien, dame de Préaux. 
Pair du Hainaut pour Rebaix, seigneur de Renaix, Condet (en partie), Fresnes sur Escaut,
Mainvault, Wannebecq, Hion, Neuville en Bourjonval, il trépassa en son château de La
Hamaide le 13 novembre 1426.

Arnould V, époux d'Isabelle de Bousies succéda à son père. Sa soeur, Marie de La Hamaide
épousa Gérard de Berlaimont dont la fille, Marie de Berlaimont héritera la seigneurie après
le décès de ses deux cousins germains, Arnould et Michel.

Après Arnould V, vinrent donc successivement ses fils, tous deux écuyers : Arnould VI,
décédé à la fin de l'année 1484 et Michel Ier qui le suivra dans la mort quelques mois plus tard,
ne laissant aucun héritier porteur du nom.

 

Détail Cathédrale des Saints Michel et Gudule - Bruxelles

 

                                                                            

 

 

 

 
  

 

 

 

 

Dernière mise à jour  le 2 juillet 2008

 

 
     

 

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