Annuaire de 1912

b LA NOBLESSE BELGE a

 sous la direction du baron Maximilien de Troostembergh

 

DE LA HAMAYDE (1)
(Branche non rattachée)

 

Armoiries : d'or à une hamaide de trois pièces de gueules. Casque : couronné. Cimier : deux pignates adossés, les anses entrelacées, celui à dextre, d'or, celui à senestre, de gueules. Cri : Hamaide ! Tenants : deux sauvages de carnation, ceints et couronnés de lierre, au naturel, levant chacun une bannière aux armes de l'écu (2).

La famille actuelle de la Hamayde doit, selon toute vraisemblance, descendre de la famille féodale dont elle porte le nom et les armes. Les généalogies publiées antérieurement (3) lui donnent pour auteur possible Thierry de la Hamaide, époux de Gillette de le Roist, fils de Michel et de Jeanne de Morcourt, petit-fils de Jean et de Marie le Louchier, et arrière petit-fils de Thierry, bâtard de la Hamaide, mort à la bataille d'Azincourt en 1415.

Nous avons démontré que cette filiation n'est pas admissible ; nous sommes persuadés que les la Hamayde actuels descendent du bâtard Thierry, mort en 1415, mais nous ne pourrions établir au moyen de documents probants les degrés intermédiaires entre les susdits Thierry et le premier auteur connu de la branche dont nous allons nous occuper.

Nous avons vu que le bâtard Thierry eut trois fils légitimes, dont le cadet, Henri, seigneur de Beaulieu à Camphin, mort en 1470, ne laissa pas de postérité légitime (4) : son testament le prouve ; mais qu'il eut de Dlle Jeanne de Fâches, un fils naturel, Arnould ou Arnoulet. Nous avons vu aussi qu'Henri possédait des biens à Chercq, et nous attirons l'attention sur ce fait, parce que Jean, auteur de la branche moderne des la Hamayde, habitait Chercq, d'après les documents que nous avons fait connaître.

 

XIII. N... DE LE HAMAIDE fut le père de trois enfants légitimes, savoir :

Jehan de Le Hamaide, qui suivra XIV ;

Michel de Le Hamaide était en 1515 chanoine régulier en l'abbaye de Saint-Nicolas des Prés, dite Saint-Médard ou de Saint-Mard au faubourg de Valenciennes à Tournai. En 1520 et 1528, nous le trouvons qualifié vénérable et discret sire maistre Michel de Le Hamaide, prêtre, l'un des grands vicaires de l'église cathédrale de Notre-Dame à Tournai ;

Noble Gilles de Le Hamaide, clerc, est ainsi qualifié dans un chirographe daté de l'année 1503.

Nous le voyons impétrant d'un acte assez singulier. On trouve parmi les archives de la ville de Tournai un document émanant de la chancellerie pontificale et datant de la période d'années 1503 à 1513. Il est intitulé : Confessionnal pour Jean des Rosières et Marie de Lannoy et leurs enfants auprès de Tournai. Cela est placé en suscription au dos. La pièce est en latin et porte deux miniatures héraldiques, l'une à dextre nous montre les armoiries du pape Jules II, né DELLA ROVERE et celle de senestre donne l'écusson des DE LE HAMAIDE, brisé d'une étoile à cinq rais de gueules, posée sur le premier canton du chef.

Gilles mourut avant janvier 1525 (1526 n. st.). Il dut être marié et laissa une fille qui suit.

   A. Marion, Mariette ou Marie de Le Hamaide est nommée dans le testament de son oncle Jehan.

XIV. JEHAN DE LE HAMAIDE, que son descendant aîné direct de la fin du XVIIe siècle baptisait Thiéry et mariait à une de La Croix (5), se qualifie lui-même « manant de la seigneurie de Chercq », c'est-à-dire demeurant en la dite seigneurie. Il occupa comme locataire la Censé et brasserie du Masich à Chercq, appartenant aux religieux Chartreux du Mont-Saint-André au dit lieu.

Par contrat passé à Tournai le 29 mars 1511(12 n. st.) par devant Mtres Olivier de Calonne et Nicolas Le Roy, tabellions royaux, et scellé par Pierre de Le Mourre, « maistre ès ars, conseiller civil du Roy ès bailliages de Tournay et Tournésis et garde du scel ordonné à Tournay », Damp Guillaume Lanssel, prieur   des Chartreux du Mont-Saint-Andrieu-lès-Tournai et Damp Jaques Warwel, procureur desdits Chartreux, donnèrent à « luwier » la brasserie du Masich sise à Chercq, à Jehan de Le Hamaide, et à Gillette de Le Rois, sa femme, pour leur vie durant et pour la vie des enfants qu'ils avaient déjà alors (6). Jehan de Le Hamaide testa le14 janvier 1525 (26 n. st.), et son testament fut approuvé le 10 sep. 1533, après décès (7) du testateur. Nous lisons dans cet acte que Me Gérard Lebrun, prêtre, curé de l'église Saint-Andrieu, à Chercq, faisant l'office de notaire apostolique ; que sire Michel Gobert, prêtre, et les deux gendres du défunt Jehan du Puch et Mathieu Rigauld, étant témoins et tous les quatre exécuteurs du testament, Jehan de Le Hamaide déclara ses héritiers, les cinq enfants demeurant de son mariage, Catte ou Cattot, femme de Jehan du Puch ; Martine, femme de Mathieu Rigauld ; Pierchon ou Pierre ; Drieux ou André, et Micquelot ou Michel.

Ce testament reçut l'approbation légale de Guillaume Bernard, lieutenant d'Anthoine Joseph, bailli des vénérables et discrets seigneurs les prieurs et religieux Chartreux, et des échevins de Chercq, Ghiselin Le Monier, Jehan de Helchouwez, Jehan Teste et Jehan de Hornoy, messager de Tournai (8).

Jehan épousa Gillette de Le Rois, de Le Roistre ou Delroisse (9), d'une famille encore existante aux environs de Tournai. Ils eurent :

Catte, Cattot ou Catherine de Le Hamaide épousa Jehan du Puch ou du Puich avant 1525 ;

Martine de Le Hamaide, épousa avant 1525, Mathieu Rigauld ;

Pierchon ou Pierre de Le Hamaide, qui suivra XV ;

Drieu, Andrieu ou André de Le Hamaide, dont la destinée ne nous est pas connue ;

Miquelot, Miquiel ou Michel de Le Hamaide, caucheteur ou bonnetier à Tournai, acheta sa bourgeoisie en qualité de membre du Serment de Saint-Sébastien (archers), le 3 janvier 1540 (41 n. st.). Il épousa avant le 12 décembre 1541, Isabelle Derbaudrenghien, dite de Boullongne, fille d'Anthoine Derbaudrenghien, épicier et cirier, bourgeois de Tournai, et de Marie de Rouillon.

Ce mariage se prouve par le testament des époux Derbaudrenghien-de Rouillon, fait à Tournai le 12 février 1566 (67 n. st.), et y approuvé le 19 mars 1584. Voici quels étaient les héritiers : Regnauld de Baudrenghien, fils aîné, reçut 4 bonniers de terres labourables gisant à Camphin-en-Pévèle, rapportant 20 rasières de blé par an au propriétaire et tenus à loyer par Anthoine, Martin et Michel de Calonne, frères ; Izabet ou Izabeau de Baudrenghien, femme de Michel de Le Hamaide, eut pour part d'héritage une maison et jardin avec 3 quartiers de terres gisant à Orcq et un bonnier 3 quartiers d'autres terres labourables dans la même paroisse ; enfin Adrien de Baudrenghien, fils cadet, est exhérédé, mais ses enfants héritent à sa place d'une ferme avec jardin comprenant 4 bonniers et 200 verges de terres labourables en plusieurs pièces et 21 cents de pré et pâtures, le tout situé à Ramegnies-Chin au bailliage de Tournai (10).

C'est le 6 février 1566 (67 n. st.) qu'eut lieu à Saint-Jacques de Tournai le service funèbre d'Isabelle Derbaudrenghien, femme de Michel de Le Hamedde.

Dans les actes d'intérêt privé de Tournai, nous avons trouvé le partage des biens d'un de Roullon ou de Rouillon, fait le lundi 4 août 1549. Les héritiers étaient : Isabelle de Rouillon, veuve de Nicolas de Le Wastine de Le Heu et femme de Jehan Vachon ; Michel de Le Hamaide et Pierre de Bury (11).

Michel laissa deux filles :

   A. Martine de Le Hamaide épousa à Saint-Jacques de Tournai, le 18 mai 1572, Honorable homme Eustache Hannefrère, procureur de la ville, et qui en 1580 était notaire. C'était un fils de Michel Hannefrère et le filleul d'Eloy de Le Haye de Maulde, bonnetier qui, par son testament, fait le 13 septembre 1559, lui laissa sa maison de la rue de la Faselerie en la paroisse de Saint-Pierre, à Tournai. Eustache Hannefrère était né en 1547.

   B. Marie de Le Hamaide épousa Toussaint de Le Haye. Le 16 février 1598 fut rendu le compte de l'exécution du testament de feu Toussaint de Le Haye. Celui-ci était mort avant le 9 janvier 1597, laissant veuve Marie de Le Hamaide qui lui avait donné six enfants : Jean, Michel, Martine, Franchoise, Marie et Nicolas de Le Haye. Toussaint de Le Haye avait désigné pour exécuteurs de ses dernières volontés, Jehan de Le Hamaide, cousin germain de sa femme, et Jacques Le Ricque, qui tous deux étaient échevins du Bourg de Saint-Brice en 1598. C'est dans le compte de curatelle des biens de Jehan Théart, rendu par Noël Le Bon et Gérard Hardy, le 29 décembre 1597, qu'on voit que Jehan de Le Hamaide, neveu de feu Michel, était le curateur aux biens de Nicolas de Le Haye, fils feu Toussaint (12).

XV. PIERRE DE LE HAMAIDE,  nommé le premier des fils dans le testament de son père, quitta Chercq pour aller s'établir haultelisseur dans la paroisse de Saint-Brice en Tournai. Il était sous-doïen de ce métier lorsqu'il acheta sa bourgeoisie de Tournai en payant 8 livres dites monnoie, le 3 juin 1567. En 1573, il fut pauvriseur à Saint-Brice, ayant Nicaise de Le Motte pour collègue (13). Dans l'année 1571, nous le voyons premier doïen de stil et métiers des haultelisseurs.

« A Pierre de Le Hamaide, premier doïen des stil et mestier des haultlisseurs pour le deu audit mestier à cause de l'aprentisaige dudit Joseph, luy a esté payé le xviije jour dudit mois de de septembre dudit an xve xxj....... xixs (14). »

Il était échevin de Saint-Brice et boursier des échevins dudit lieu en 1575 (15), et en 1581, nous le trouvons pauvriseur de la paroisse de Saint-Quentin avec honorable homme Jehan du Mortier, son collègue (16).

Il mourut dans la paroisse de Saint-Brice en Tournai, le 28 janvier 1593, ayant environ 76 ans et demi, si on en croit le Mémorial de famille de son sous-arrière petit-fils, Pierre de La Hamaide, écuyer, seigneur de Gameraige, qui le fait naître en la dite paroisse en 1516 peu avant la fête de Saint-Jean (24 juin). On trouve cela dans le Livre noir du patriciat tournaisien (17).

Pierre avait épousé à Tournai, le 16 août 1553, Claude ou Claudia Fructier, née en 1528, morte à Tournai, Saint-Brice, le 23 décembre 1600, fille de Pierre Fruictier, bourgeois marchand, et de Catherine Bélier.

Le 11 décembre 1634, fut rendu à Tournai le compte de l'exécution de feu honorable homme Denis Fruictier, mort à Tournai sur la paroisse de Saint-Piat avant le 27 juin 1633, date de l'emprise du testament (18).

Le testateur avait désigné comme exécuteurs testamentaires, lorsqu'il testa le 24 octobre 1626, son neveu Jehan de Le Hamaide, fils de sa sœur Claude, et ses neveux par alliance, Jehan de Wert et Jehan de Galonné. Mais le premier mourut en 1631 et le troisième mourut le 16 avril 1633 et il ne resta plus que Jean de Wert (19), à qui fut adjoint Jacques Gazier. On voit par ce compte que Denis Fruictier avait pour soeurs : Claude, dont nous avons parlé, et Anne, épouse de Gabriel Gaillet et mère de Jeanne Gaillet, femme de Jean de Wert, et pour frère Michel Fruictier, décédé à Namur.

Pour mieux établir la filiation de Pierre de Le Hamaide, nous ajouterons que le 28 février 1577 (78n. st.), Pierre et Michel de Le Hamaide, frères, étaient exécuteurs du testament de feu Michel Rigault (20).

Pierre de Le Hamaide et Claude Fruictier laissèrent un enfant unique, Jehan, qui suit en XVI.

XVI. JEHAN DE LE HAMAIDE est qualifié Honorable homme dans les actes. Il fut échevin de Saint-Brice en 1595, 1597, 1598 et 1602, et juré de la Ville en 1615. Il acheta sa bourgeoisie de Tournai pour 12 livres flandres en 1594.

En 1597, Jean était administrateur des biens de Nicolas de Le Haye, fils de feu Toussaint (21).

On lit dans le Registre aux transports de la cour de Notre-Dame à Namur, pour 1602 à 1613, ce qui suit :

« Jean de Le Hamede, demeurant à Tournai, fils de feu Pierre et de Claude Fruictier ; Pierre Gaillet, fils de feu Gabriel Gaillet et d'Anne Fruictier, tant pour eux que pour Denis Fruictier, leur oncle, Jean de Wert, mari de Jeanne Gaillet, sœur au dit Pierre et Claude Gaillet (autre sœur) ont fait relief de la suc­cession de Michel Fruictier, leur oncle et frère du dit Denis, dont le testament avait été enregistré par devant la Haute Cour de Namur. »

Cela se trouve au dépôt namurois des archives de l'État.

En 1617, Jean demeurait rue de Paris à Tournai, dans une grande maison faisant face à la rue de la Tête d'Or, qu'on nommait alors rue Capon (22).

Né le 27 mai 1555, à Tournai, dans la paroisse de Saint-Brice, il y mourut sur la paroisse de Notre-Dame le 10 juin 1631. Il avait épousé, dans l'église de cette dernière paroisse, le 15 octobre 1584, Judith Willoqueau, née dans la dite paroisse, le jour de Pâques (26 mars 1559), y décédée le 8 octobre 1627 fille de Chrétien Willoqueau, marchand drapier, bourgeois de Tournai et de Gillette Zègre.

Le 8 novembre 1614, il avait vendu sa maison de Saint-Brice où il y avait deux courchelles, deux. citernes et jardin où « souloit estre la vièze fermeture de la ville, crette de fossé », etc. L'acheteur était son parent d'alliance, Jean de Wert, marchand (23).

En décembre 1614, Jehan de Le Hamaide et Pierre Steen étaient les pauvriseurs généraux de la ville (24). Jehan de Le Hamaide et Judith Willoqueau donnèrent l'existence à neuf enfants, savoir :

Claude ou Claudia de Le Hamaide épousa Géry Denis, mort avant 1632 sans postérité (25). C'était un fils de Marc Denis, marchand, bourgeois de Tournai, membre du Serment des Canonniers, et de Marie-Barbe de Jeumont.

Pierre de Le Hamaide, qui suivra, XVII.

Barbe de Le Hamaide, née à Tournai, baptisée à Saint-Brice le 22 août 1588, fut tenue sur les fonts par Pierre Baudry et Barbe Hué.

Jean de Le Hamaide, baptisé dans la même église le 20 novembre 1590, mourut avant novembre 1599.

Denis de Le Hamaide, baptisé aussi à Saint-Brice le 31 décembre 1593.

Marie de Le Hamaide, jumelle du précédent.

Jeanne de Le Hamaide, baptisée dans la dite église le 15 décembre 1598, mourut à Tournai dans la paroisse de Notre-Dame le 5 mai 1651, après y avoir épousé dans l'église cathédrale, le 6 novembre 1616, Jean de Calonne, depuis échevin de la dite ville, commis aux finances, décédé dans la même paroisse le 16 avril 1633, âgé de 35 ans, fils de Jehan de Calonne et de Marie-Barbe Zivert.

Jean de Le Hamaide, baptisé dans l'église de Saint-Brice le 25 novembre 1599.

Pierre de Le Hamaide, deuxième du prénom, baptisé dans la même église le 13 juillet 1602.

 XVII. PIERRE DE LA HAMAIDE, bourgeois-marchand, né à Tournai dans la paroisse de Saint-Brice en 1587, acheta sa bourgeoisie de Tournai pour dix livres flandre en 1617. Il mourut à Tournai dans la paroisse de Notre-Dame le 21 juillet 1618, après y avoir été marié, le 15 juillet 1609, à Jeanne Cocquiel, dit Le Merchier (26), baptisée dans la dite église le 21 juin 1586, fille de Caron Cocquiel, dit Le Merchier, marchand à la Pique d'or, rue Saint-Martin, à Tournai, seigneur des Croissans (à Pottes), etc., et d'Anne des Maystres.

Le 27 juillet 1619, les échevins de Saint-Brice légalisèrent l'achat qu'avait fait de la Censé du Croquet, à Rumillies lez-Tournai, Mme veuve de Le Hamaide, née Cocquiel (27). Les vendeurs étaient Dlle Catherine Frappet, veuve de Honorable homme Jean Iterot et M. Mtre Jacques de Landas, licencié-ès-lois, conseiller des échevinages de Saint-Brice et du Bruille.

Jeanne Cocquiel, dit Le Merchier, convola à Notre-Dame de Tournai, le 5 mars 1620, avec Jean van Rode, bailli de Villerg-Saint-Amand, Sirault, etc., qui fut maïeur d'Ath en 1645. Elle devint veuve pour la seconde fois en 1650 et elle mourut de la peste à Tournai, dans le refuge de Saint-Amand en haut de la rue des Allemands ou des Jésuites, près la porte de Le Vingne.

Pierre de Le Hamaide fut père de quatre enfants :

Gillette de Le Hamaide, née le 29 juin 1610, fut baptisée le lendemain à Notre-Dame de Tournai. Elle fut mariée deux fois. En premières noces, par contrat passé à Ath, le 22 août  1629, avec Jacques du Mont, seigneur de Terracq ou du Terracq, né à Ath, décédé en septembre 1650, et en secondes noces à N... de Lestrée. Elle demeurait à Wannebecq en 1661 et elle mourut en 1664 en juillet ou août, selon le mémorial de son neveu, le seigneur de Gameraige, Pierre de Le Hamaide. Elle n'eut d'enfants que du premier lit, l'aîné fut baptisé à Saint-Julien d'Ath le 14 mars 1632, et les autres furent baptisés à Saint-Martin de la même ville de 1634 à 1649.

Jean de La Hamaide, qui suivra, XVIII.

Judicq de Le Hamet (sic), baptisée à Notre-Dame de Tournai le 11 octobre 1616, mourut au berceau.

Pierre de Le Hamaide, qui  suivra XVIIIbis, auteur de la branche établie à Louvain.

XVIII. JEAN DE LE HAMAIDE, chevalier, licencié-ès-lois, bourgeois de Tournai, fut seigneur de Warnave à Haut-Warneton (Flandre occidentale). Né à Tournai, dans la paroisse de Notre-Dame le 2 août 1612. Il fut reçu licencié-ès-lois à Douai le 5 février 1634. On le trouve dans la magistrature tournaisienne comme juré dès 1641, en 1642 et dé 46 à 48, et comme échevin de Saint-Brice en 1649. Troisième conseiller de la ville le 6 août 1652, deuxième conseiller le 19 octobre de la même année, il devint premier conseiller le 2 juin 1668.

Il reçut des lettres de provisions de conseiller du Roi au Conseil souverain de Tournai, le 28 avril 1673 : il fut reçu à cette fonction le 5 juin suivant. Outre l'anoblissement, ce grade judiciaire lui accordait le titre de chevalier et la noblesse héréditaire pour sa famille.

Le 8 août de l'année 1674, il fut élevé à la dignité de procureur général près du dit Conseil souverain qui allait devenir le Parlement de Tournai. Il mourut âgé de 76 ans à Tournai, dans la paroisse de Saint-Brice le 24juillet 1688, après avoir été seigneur de Lussegnies (à Frasnes lez-Buissenal), comme hoir féodal de son fils aîné défunt. Bien que son fils cadet, Pierre, eût relevé Lussegnies, le 26 novembre 1681, il releva ce fief le 23 août 1682, et ce ne fut que le 28 avril 1688 qu'il en céda la possession à son fils cadet devenu l'aîné (28).

Il avait épousé, le 30 novembre 1635, à Tournai, dans la chapelle de Notre-Dame en l'église de Saint-Pierre, Françoise Scorjon ou Scorion, fille de Nicolas Scorion, bourgeois marchand, et de Cathine Haroult. Elle était née en la même ville, paroisse de Notre-Dame le 18 mars 1617. Elle y décéda sur la paroisse de Saint-Brice le 15 novembre 1686 et fut inhumée le 17 du dit mois. Le beau monument funéraire de ces époux, orné de leurs armes, se voit encore en l'église de Saint-Brice. De ce mariage, naquirent dix enfants, savoir :

Jeanne-Françoise de La Hamaide, née à Tournai, dans la paroisse de Notre-Dame, le 7 octobre 1636, baptisée le lendemain, mourut dans la paroisse de Sainte-Marie-Magdeleine le 30 octobre 1721, et fut inhumée à Cobrieux. Elle avait épousé à Saint-Brice en Tournai, le 6 août 1662, Denis de Madré, écuyer après août 1681 (29), seigneur des Bourlivets (à Templeuve en Pévèle), du Fay (à Cobrieux), de Beaufremez (à Cysoing), de Bourchoisi (à Genech),etc., prévôt de Cysoing en 1681, né en 1635, mort à Tournai, Sainte-Marie-Magdeleine, le 25 octobre 1721, inhumé à Cobrieux, fils de Jaspar de Madre, seigneur des Bourlivets, receveur de Cysoing, puis prévôt de ce bourg, etc., et de Jeanne van Dale. Denis de Madre fut anobli le 25 août 1681 par l'achat d'une charge de conseiller secrétaire du Roi audiencier en la chancellerie du Parlement de Tournai. Ses armoiries et celles de sa femme furent enregistrées dans l'Armorial général de France,  registre coté  Flandre, n° 92bis (30). Tous les de Madre nobles viennent de cette alliance.

Jean-Baptiste de La Hamaide, écuyer à cause de l'anoblissement de son père en 1673, fut seigneur de Lussegnies (à Frasnes lez-Buissenal), comme héritier testamentaire de Louis de La Hamaide, de la branche dite de Lussegnies, qu'on a vu ci-devant (31). Né à Tournai, y baptisé à Notre-Dame le 2 janvier 1639, étant âgé de 4 jours, fut d'abord chanoine laïque prébende de Notre-Dame d'Antoing, canonicat dont il se démissionna en 1660 en faveur de son frère Denis. Ayant étudié à Douai, il fut reçu licencié ès lois, et revenu à Tournai, il y devint échevin et maïeur de Saint-Brice dès le 23 octobre 1664 et en 1665. En mai 1667, il fut nommé premier échevin de Tournai et le demeura en 1668. il venait d'être installé conseiller des échevins lorsqu'il opéra le relief de la terre de Lussegnies le 9 décembre 1668. Bientôt il fut troisième conseiller pensionnaire delà ville. C'est pour avoir contracté une pleurésie en allant à Lussegnies le lendemain de la Pentecôte, qu'il mourut à Tournai, dans la paroisse de Saint-Brice, le 2 juin 1681. Il n'avait pas pris d'alliance.

3° Pierre de La Hamaide, qui suivra, XIX.

Denis de La Hamaide, écuyer, prêtre, chanoine d'Antoing dès 1660, licencié ès lois à Douai en 1664, chanoine de la cathédrale de Tournai par réception du 24 mars 1679, naquit à Tournai le 10 décembre 1642 et. y fut baptisé à Notre-Dame le 28 du dit mois. Il mourut dans la même paroisse le 9 février 1692. Son testament fait le 28 juin 1691, approuvé par les échevins de Tournai le 13 février 1692. Sa servante, Hélène de Ramais, l'une de ses légataires, appartenait à une famille bien connue du pays d'Ath (32).

Marie-Madeleine de La Hamaide, ainsi nommée en son acte de baptême, fut baptisée à Notre-Dame de Tournai le 28 mars 1644, et mourut en la dite ville, le 13 septembre 1671, paroissienne de Saint-Brice. Elle avait épousé dans cette dernière paroisse, le 26 novembre 1669, Noël-François de  Flines, baptisé dans la même ville à Saint-Piat le 28 septembre 1645, licencié ès lois, conseiller référendaire au Conseil souverain de Tournai, mort en cette ville, paroisse de Saint-Brice, le 22 décembre 1683, après y avoir convolé le 9 novembre 1672 avec Jeanne-Thérèse van Rode. Noël-François de Flines était le seul enfant de Balthazar de Flines, licencié-ès-lois, et de Catherine du Chambge, demoiselle du Buisson (à Rumes).

Marie-Anne de La Hamaide, née le 20 août 1645, baptisée le 25 août à Notre-Dame de Tournai, fut tenue sur les fonts par Jacques du Mont, seigneur de Terraert (Ter-Aerde ?), et par Anne Cachoire. Elle se fit religieuse par profession du 26 novembre 1662 en l'abbaye des Prés Porchins ou de Notre-Dame du Conseil à Tournai.

François-Joseph de La Hamaide, qui suivra. XIX bis.

Marie de La Hamaide, baptisée à Tournai, Saint-Brice, le 23 octobre 1649, mourut le lendemain.

Marie-Thérèse de La Hamaide, née à Tournai et baptisée dans la même église le 12 octobre 1650, y mourut dans la paroisse de Saint-Nicolas le 20 décembre 1729, et fut inhumée le 22 du même mois en la chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours, à Saint-Brice.

Elle avait  épousé dans cette dernière église, le 8 février 1682, Michel-Baudry Jacquerie, licencié-ès-lois, seigneur d'Estrayelles (à Taintegnies), de la Balesquière (à Château-l'Abbaye et à Maulde sur l'Escaut) etc., conseiller pensionnaire de la Chambre des Arts et Métiers de Tournai. Michel-Baudri Jacquerie, qui était né à Tournai, Saint-Brice, le 12 avril 1645, était fils de Pierre Jacquerie, marchand filletier, échevin de Saint-Brice et du Braille, etc., et de, Marguerite Canne. Il fut anobli et devint chevalier lorsqu'il fut reçu conseiller au Parlement le 31 octobre 1682. Son décès arriva à Tournai, dans la paroisse de Saint-Nicolas,le 30 septembre 1719 et il fut inhumé à Saint-Brice.

10° Ignace-François de La Hamaide, écuyer, né le 15 janvier 1653, baptisé le lendemain à Saint-Brice de Tournai, mourut à Ardres en Boullonnais pour s'être trop échauffé à la chasse le 18 octobre 1677 (33).

XIX. PIERRE DE LA HAMAIDE, écuyer, seigneur de Gameraige (à Flobecq), releva Lussegnies le 26 novembre 1681 comme héritier de son frère, mais leur père,plus proche hoir féodal, dut relever le même fief le 23 août 1682. Pierre devint seigneur de Lussegnies dès le 28 avril 1688 par cession de son père, puis hérita de Warnave (à Warneton), du Croquet et du Vivier (à Rumillies),etc. Né à Tournai 25 décembre 1640, il y fut baptisé le 27 dans la paroisse Notre-Dame. Il fut reçu licencié-ès-lois à Douai en 1663 et devint échevin de Tournai en 1669, 70, 71 et 74, et juré en 1675, 78, 79, 82 et 98. Nous le trouvons encore mayeur des échevins et conseiller du Mont de Piété de Tournai. Voici un extrait du testament de sa belle-mère : « Et comme je me persuade que le sr de Lussegnies, mon gendre, ne cessera pas de se servir de quelque Billiet qu'il a par adresse tiré de moy, nonobstant qu'il a jamais esté fait pour avoir effect, ainsy que j'ay affirmé au procès qu'il m'a suscité en conséquence d'iceluy, je déclare encore en tant que de besoing que mon affirmation at esté sincère et que je veux que ce billiet soit réputé comme non fait et sans effect » (34).

Pierre de La Hamaide mourut dans la paroisse de Saint-Brice le 18 mars 1711, ayant fait un Mémorial concernant sa famille et laissé des notes assez mordantes sur ses contemporains. Nous avons publié son oeuvre sous le titre de Livre noir du patriciat tournaisien dans les Souvenirs de la Flandre wallonne à Douai, chez Lucien Crépin.

Pierre de La Hamaide avait épousé dans l'église de Saint-Jacques à Tournai, le 1er décembre 1685, Barbe-Eléonore Delbarre (ou de La Barre), baptisée dans la dite église le 31 mai 1665, morte dans la paroisse de Saint-Quentin en Tournai le 18 janvier 1700, fille de Pol Delbarre et de Catherine Danvers.

Le testament de Pierre, où sont mentionnés ses trois enfants survivants, fut fait le 11 mars 1711 et approuvé le 18 mars.

Pierre de La Hamaide fut père de huit enfants, savoir :

Jean-Joseph de La Hamaide, écuyer, baptisé à Saint-Nicolas de Tournai le 6 octobre 1686, était né le 22 juin précédent. Il fut tenu sur les fonts par Messire Jean de La Hamaide, chevalier, conseiller du Roi en ses conseils et son procureur général dans son Parlement de Tournai, et par dame Jeanne de La Hamaide pour dame Françoise Scorion. C'étaient ses aïeul et aïeule paternels. Il dut mourir jeune.

Jean-Pierre-Joseph de La Hamaide, qui suivra, XX.

Marie-Josèphe-Ursule de La Hamaide, baptisée à Saint-Jacques de Tournai le 22 octobre 1690, mourut dans la dite paroisse le 24 février 1692.

Piat-François de la Hamaide, écuyer, baptisé à Saint-Jacques de Tournai le 27 octobre 1691, mourut jeune.

Marie-Marguerite de La Hamaide, baptisée dans la même église le 21 juillet 1693, décéda dans la même paroisse le 6 avril 1694.

Noël-Philippe de La Hamaide, écuyer, seigneur de Gameraiges, né le 5 décembre 1695, fut baptisé le lendemain à Saint-Quentin de Tournai. Il mourut dans la paroisse de Saint-Jacques de cette ville le 2 janvier 1757. Par acte passé par devant Mtre Pierre Bonnet, notaire à Tournai, le 10 septembre 1728, il avait, d'accord avec sa sœur Ernestine, vendu les fiefs du Croquet (3 bonniers 200 verges) et du Vivier (185 verges) sis à Rumisillies, à Mr Léonard de Coninck, chanoine de la cathédrale de Tournai.

Ernestine-Jeanne-Marie-Eléonore de La Hamaide, prénommée Renestine dans le testament de son père, naquit à Tournai dans la paroisse de Saint-Quentin, le 1er août. 1697 et y fut baptisée le lende­main. Elle mourut en la dite paroisse le 10 mars 1778 et, le 12, fut inhumée dans l'église. Elle avait épousé (bans à Sainte-Marie-Madeleine de Tournai), en octobre 1727, Charles-Joseph-François Roussin, écuyer, seigneur de Beaumarché (en France), de Porcq (à Blandain, Tournaisis), etc., baptisé à Tournai, Saint-Jacques, le 19 oclobre 1700, y décédé sur la paroisse de Saint-Quentin, le 5 mars 1770, inhumé le lendemain, fils de Henri-François Roussin, écuyer, seigneur de Beaumarché, aide-major de la place de Tournai, et d'Anne-Geneviève Bailly, damoiselle héritière du fief du Porcq.

Marie-Josèphe de La Hamaide, baptisée à Tournai, Saint-Quentin,le 27 janvier 1699, y mourut, même paroisse, le 18 septembre 1700.

XX. JEAN-PIERRE-JOSEPH DE LA HAMAIDE, écuyer, seigneur de Warnave, fut baptisé à Saint-Nicolas de Tournai le 20 décembre 1687 et eut pour parrain et marraine, Pierre Dismal et Marie Garé. Il vivait à Tournai en 1715, puis s'expatria (35). Il avait épousé une damoiselle de très haute noblesse, Jeanne-Françoise de Grandville, morte à Tournai, dans la paroisse de Notre-Dame, le 31 juillet 1764, après avoir testé le 25 juillet. C'était l'unique enfant de Jacques de Grandville, écuyer, seigneur de Grandville (en Picardie), et d'Anne-Thérèse de Carondelet-Maulde-Noyelle, jadis chanoinesse de Denain (36).

Jeanne-Françoise de Grandville avait pour quartiers de noblesse :

DE GRANDVILLE, de Briton, van Heede, de Lannoy ;

DE HABARCQ, du Bosquiel, de La Hamaide, de Gulpen ;

CARONDELET, d'Ailly, de Montignies-Saint-Cristophe, de Nouvelles ;

DE LANNOY, du Quesnoy, van Coudenhove, de Baudrenghien.

Elle fut mère d'un fils qui suit, XXI ;

XXI. JEAN-DENIS-JOSEPH DE LA HAMAIDE, fut baptisé à Tournai dans l'église de Sainte-Marie-Magdeleine le 30 janvier 1713 et enregistré comme fils de Pierre de La Hamayde et de Jeanne L'Ecrivain, étant tenu sur les fonts par les cousin et cousine de son père, Monsieur Denis-Joseph Jacquerie et DelleJeanne-Louise-Thérèse-Joséphe de La Hamaide. Nous ignorons son sort ultérieur.

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(1)   Annuaire de 1911, I, p. 76 et suiv.
(2)  Ces ornements extérieurs d'après des monuments funéraires de la famille, aux xviie et xviiie siècles. (Note de la Direction).
(3)   Annuaire de 1874, p. 159.
(4)
Annuaire de 1911. I p. 132.
(5) Bibl. Nat. de France. Cabinet des titres, N° 643-644 (t. I) et 645-646 (t. II) des volumes reliés. — Recueil de généalogies : de La Hameide, n° 646, p. 1081.
(6) Archives de Tournai. État, fonds nouveaux. Chercq, Les Chartreux.
(7) Idem. Testaments. Paquet de 1533.
(8) Arch. de Tournai. Testaments Paquet 1533.
(9) Jehan de Haultbos époux de Delle Jehenne de Le Roist en avaient en Jaquemes de Haultbos. — Arch. de Tournai, Greffe de Saint-Brice, Layette de 1447. Acte du 3 février 1447 (48 n. st.).
(10) Archives de Tournai : Testaments. Paquet de 1584. — Le Compte de tutelle des enfants de feu Adrien de Baudrenghien fut rendu le 27 octobre 1586 par Françhois de Denain, dit le Poivre, leur tuteur depuis le 24 juin  1577. Ces  enfants étaient prénommés Michel et Anthoine.
(11) Archives de Tournai : Greffe de la cité, Layette de 1549.
(12) Archives de Tournai
. Comptes d'exécution testamentaire de curatelle, etc. Paquets de 1597 et 1598.
(13) Arch. de Tournai. Greffe de Saint-Brice, Layette de 1578.
(14) Idem. Comptes de tutelle. Paquet de 1577. Compte de la tutelle de Jehan Joseph, fils de feu Sébastien Joseph et de Jehenne Limier remariée avec Estienne du Hem, rendu le 29 avril 1577.
(15) Idem. Greffe de Saint-Brice, Layette de 1575.
(16) Idem, Greffe de la cité. Layette de 1581.
(17) Souvenirs de la Flandre Wallone, Douai, L. Crépin, in-8°, An. Nobl. 3e a. 1912, I. 16.
(18)   Archives de Tournai. Comptes  d'exécution  testamentaire, Paquet de 1634.
(19)   Idem. Greffe de Saint-Brice. Layette de 1639. Acte où Jean de Wert est nommé de Werp.
(20)   Idem. Comptes d'exécution testamentaire. Paquet de 1577.
(21)   Archives de Tournai. Greffe de Saint-Brice. Paquet de 1597. Compte de curation des biens de feu Jehan Théart.
(22)   Archives de Tournai. Greffe de la Cité,  Layette de 1617.
(23)  Archives de Tourna.. Greffe de Saint-Brice, Layette de 1614.
(24)  Idem. Consaulx. Registre 201 (1614 à 1617), fol. 39, recto.
(25) 
Idem. Greffe de Saint-Brice, Acte de septembre  1632 dans la layette de la dite année.)  Idem. Greffe de Saint-Brice, Acte de septembre  1632 dans la layette de la dite année.
(26)  COCQUIEL, dit LE MECHIER : Coupé en chef, de gueules au lion passant d'or, couronné du même à l'antique, la queue fourchée ; et en pointe, d'argent à trois coquerelles de sinople ombrées d'or, 2 et 1. — La première partition de ces armoiries est Bos, la seconde est Kokiaus. — Mahieu Kokiaus, aussi Quoquiel fut reçu bourgeois de Tournai pour cent sols le 14 octobre 1342 (Rég. N° 134, loi. 55, verso). Il épousa Agnès Vilevrée.
(27)   Archives de Tournai. Greffe de la Cité, Layette de 1619.
(28) Archives de l'État à Mons. Registres aux devoirs des fiefs relevant de la terre et baronnie de Leuze, folios 111 et 293, verso.
(29) Ce nom vient du flamand De Mater ou de Matre et signifie : La Martre. Les lettres-patentes d'anoblissement par achat sont datées du 25 août 1681. On les trouve jointes à des lettres d'honneur et de vétérance datées du 2 septembre 1713, dans le Carton II des Arch. du Château de Fay à Cobrieux, Nord,

(30)
 
D'Hozier. Armorial de Flandre, etc., publié chez Dentu en 1856, par Borel d'Hauterive, p. 24, n° 92. — Dans le Registre de Flandre, à la Bibliothèque Nationale, cela se voit à la page 785.
(31) Voir Annuaire de 1911,1, p. 203. Arch. de Tournai. Comptes de curatelle, etc. Paquet de 1724. Comptes de curation des biens de feu Arnould Bernard, écuyer, jadis seigneur de Taintegnies, f° 306.
(32) Il faut noter que l'Annuaire de la Noblesse de Belgique pour 1874 (28e année) donne la paroisse de Saint-Quentin pour lieu de nais
sance aux trois fils aînés du ménage de La Hamaide-Scorion.
(33) A ces dix enfants il faudrait, selon M. Van den Berg, généalogiste liégeois, ajouter un onzième, Catherine qui aurait postulé un canonicat de Sainte-Gertrude de  Nivelles avec ces quartiers : La Hamaide, Willocqueau, Le Merchier, des Màistres ; Scorion, du Quesne, Harou, Bargibant. Pour celui qui connaît les familles dont il s'agit ici, une telle prétention ne peut se soutenir, ce sont toutes familles de marchands, dont quelques-unes encore roturières. — Jadis, 10e année, août 1906, p. 121.)
(34) Arch. de Tournai. Testament de Catherine d'Anvers dans le paquet de 1687. Bien que la testatrice soit morte le 13 mai et enterrée le 22 dudit mois, son testament est dit approuvé après décès, le 14 avril. — C'est un lapsus et il faut lire 14 mai.
(35) 
Il ne faut pas le confondre avec un aventurier, Jean-François de la Hamaide de Saint-Ange, écuyer qui apparut en France en 1722. Il demeurait proche le Puits-Certain, paroisse de Saint-Hilaire, lorsqu'il céda différentes sommes à Barbe Fleurant, veuve de Louis Claude Aveline, bourgeois de Paris. Bibliothèque Nationale de Paris, Cabinet de titres. Pièces originales, vol, 1469, dossier n° 33300, pièce 3.
(36)
 
Ce fut Anne-Thérèse de Carondelet qui harangua Louis XIV passant à Denain au nom de son chapitre, où elle avait été reçue en 1665.

 

 

 BRANCHES DES SEIGNEURS DE SOUBRECHIES (*)

 

(*) C'est ici que commence le rameau encore existant.

XIXbis. FRANÇOIS-JOSEPH DE LA HAMAIDE, écuyer, seigneur de Soubrechies par donation de Louis de La Hamaide, écuyer, seigneur de Lussegnies, Gameraige, Soubrechies, etc., par testament du 24 août 1667 et donation du 26 novembre 1669, était le septième enfant du procureur général Jean de Le Hamaide ou de La Hamaide et de Françoise Scorion, qu'on a vus ci-devant (p. 246-48).

Né à Tournai, dans la paroisse de Notre-Dame, le 5 novembre 1647, il fut baptisé le dit jour. Il entra au service de France et avait le grade de capitaine au régiment de Picardie lorsqu'il fut réformé en 1680. De retour à Tournai, il fut nommé échevin. de cette ville le 5 mars 1681, et y devint juré de 1686, 90 et 94. Il y mourut paroissien de Saint-Brice le 11 novembre 1697. Son mariage fut célébré à Notre-Dame de Tournai le 16 septembre 1692. Il épousa Marie-Magdeleine Oston, dit de Calonne, de la famille qui portait pour armoiries : d'azur à deux aigles éployées d'or au second quartier et en pointe, accompagnées d'un franc quartier d'argent au lion de sable armé et lampassé de gueules (1). Baptisée à Notre-Dame, le 13 novembre 1660, elle mourut dans la paroisse de Saint-Brice le 5 mai 1731. C'était une fille de François-Louis de Calonne, seigneur du Quesne (à Arc-Ainières), des Francheries (à Anserœul), de Merchin, de Remous, etc., et de Catherine Rogiers.

Les armoiries des époux de La Hamaide-De Calonne furent enregistrées à l'Armorial général de France (2), et sont sculptées sur leur dalle funéraire en l'église de Saint-Brice.

Leurs enfants furent baptisés à Saint-Brice, ce sont :                                                                             

Jeanne-Louise-Thérèse-Josèphe de La Hamaide, baptisée le 27 août 1693.

Marie-Madeleine-Thérèse-Josèphe de La Hamaide, dite Mademoiselle de La Hamayde Dassonville (3), baptisée le 18 juin 1695, mourut à Tournai, paroissienne de Saint-Jacques, le 20 février 1763. Elle y fut inhumée dans, la chapelle de l'ancien hôtel de la Howarderie, devenu le couvent des Carmes.

Elle avait épousé à Douai, le 19 septembre 1740, Jean-François-André Le Vaillant, écuyer, seigneur du Chastelet (à Auchy, lez-Orchies), veuf de Marie-Monique-Josèphe de Chastillon et de Marie-Françoise-Thérèse de la Rivière. Né à Jollain le 30 novembre 1681, il mourut le 27 mars 1758. C'était un flls de Philippe-François Le Vaillant, écuyer, seigneur de Merlain (à Jollain) et de Jeanne-Thérèse des Enffans de Lannoy.

Jean-François-Thierry-Joseph de La Hamaide, qui suit XX.

XX. JEAN-FRANÇOIS-THIERRY-JOSEPH DE LA HAMAIDE, écuyer, seigneur de Soubrechies (à Anvaing), d'Assonville (à Rumegies), etc., fut échevin, juré, mayeur et grand prévôt de Tournai.

Baptisé à Saint-Brice de cette ville, le 31 mai 1696, il mourut dans la même paroisse le 19 janvier 1767. Il épousa à Saint-Quentin de la même ville, le 2 novembre 1723, Marie-Agnès-Joseph Presin, baptisée dans la dite église de Saint-Quentin à Tournai, le 10 avril 1705, décodée dans la paroisse de Saint-Brice le 18 juin 1767, fille de Jacques-Joseph Presin, écuyer, seigneur de la Grande Croix (à Froyennes) et du Hennocq (à Froyennes), etc., conseiller-trésorier-général de la ville de Tournai, anobli en 1754, et de Jeanne Baulin.

Les époux de La Hamayde-Presin gisent en l'église de Saint-Brice, sous une dalle portant leurs doubles armoiries.

Ils eurent onze enfants baptisés à Saint-Brice de Tournai, ce sont :

Amélie-Thérèse-Josèphe de La Hamayde, baptisée le 1er octobre 1725, mourut à Tournai, dans la paroisse de Saint-Nicolas, le 1er août 1773. Elle avait épousé à Saint-Brice, le 7 janvier 1747, Denis-Benoît-Joseph van Rode, écuyer, seigneur   de Beauterre (à Grandmetz), etc., trésorier général héréditaire de Tournai et du Tournaisis, baptisé à Tournai, paroisse de Sainle-Marie-Magdeleine, le 18 octobre 1724, mort dans la dite ville le 30 mars 1811, flls d'Ignace-Séraphin-Joseph Van Rode, écuyer, seigneur de Beauterre, de Warelles (à Ramegnies-Chin), etc., conseiller trésorier héréditaire des Etats de Tournai et Tournaisis, conseiller du Mont de Piété, et de Thérèse-Françoise-Josèphe Cambier.

Marie-Jeanne-Gabrielle-Josèphe, baptisée le 5 septembre 1728, mourut à Tournai, Saint-Brice, le 5 janvier 1731.

Louis-François-Thierry de La Hamayde, écuyer, puis, qualifié de chevalier, capitaine dans le régiment de Serbelloni au service impérial allemand, baptisé le 4 janvier 1731, mourut à Gaurain, lez-Tournai, le 6 avril 1774 et fut inhumé à Saint-Brice de la dite ville.

Jean-Charles-Nicolas-Joseph de La Hamayde, écuyer, puis qualifié chevalier, fut seigneur de Soubrechies. Nous l'avons trouvé bailli-général du temporel de l'Evêché de Tournai, mayeur de Saint-Brice en 1760, échevin, juré et grand prévôt de Tournai.. Baptisé le 2 janvier 1732, il mourut à Tournai le 26 fructidor an XI (13 septembre 1803), après avoir été marié deux fois. Il épousa, en premières noces, à Bruxelles, dans l'église de Saint-Jacques-sur-Caudenberg, le 29 juin 1768, Marie-Thérèse-Charlotte de Soldi veuve de Jean-Robert de Rennette, née à Charleroi, paroisse de la Hauteville, morte à Tournai le 9 floréal an VIII (29 avril 1800), fille de Jacques de Soldi, écuyer, capitaine au régiment du Prince de Ligne, dragons, et de Marie-Thêrèse-Jerouyme Arazola de Ognate, et, en secondes noces, à Tournai, le 28 fructidor an IX (15 septembre 1801), Marie-Ferdinande-Flore de Colins de Tarsienne, baptisée à Tarsienne le 10 avril 1755, morte a Tournai le 19 janvier 1832, file de Joseph-Gaspar-Toussaint Colins de Tarsienne, écuyer, et de Thérèse-Françoise-Marie Serclaes. Devenue veuve, Marie-Ferdinande-Flore de Colins convola à Tournai, le 31 mai 1809, avec Charles-Augustin-Antoine-Jacob de Preudhommes d'Haillies, vicomte de Nieuport.

Thierry-François-Joseph de La Hamayde, qui suivra, XXI.

Julie-Thérèse-Gabrielle, baptisée le 14 octobre 1735, mourut à Tournai, Saint-Brice, le 1er mai 1744.

Régine-Marie-Constance, baptisée le 7 janvier 1739, mourut le 28 août suivant, paroisse de Saint-Brice.

Marie-Barbe-Constance-Josèphe, baptisée le 2 juillet 1740, mourut à Tournai le 19 brumaire an XII (11 novembre 1803).

Alexandre-Denis-Joseph de La Hamayde, écuyer, seigneur du Trieu, etc., baptisé la 18 août 1742, était, en 1768, officier au Régiment de Royal-Bavière au service du roi de France. Puis fut capitaine au Régiment de Vierset (4). Il testa à Oostcamp (Flandre occidentale), le 2 avril 1806 et mourut à Froyennes, lez-Tournai, le 30 septembre 1808.

10° Achille-François-Louis-Joseph, écuyer, baptisé le 7 novembre 1743, mort à Tournai, Saint-Brice, le 5 novembre 1749.

11° Augustine-Marie-Agnès-Josèphe, baptisée le 27 août 1749, mourut, même paroisse, le 31 janvier 1788.

XXI. THIERRY-FRANÇOIS-JOSEPH DE LA HAMAIDE, écuyer, qualifié chevalier dans son acte de mariage, baptisé à Tournai, Saint-Brice, le 8 décembre 1733, fut destiné d'abord à l'état ecclésiastique, mais il préféra les armes. Il fut officier au service de l'Impératrice-Reine et resta au service impérial allemand dans le régiment de Vierset où il devint major. En 1794, il commandait pour l'empereur François II, la place du Quesnoy dans le Hainaut (partie aujourd'hui française). Il mourut à Bruxelles, le 19 avril 1814. Son mariage avait eu lieu à Bruges, dans la troisième portion de la paroisse de Saint-Sauveur, le 5 novembre 1770. Sa femme, Henriette-Pétronille-Jeanne-Désirée de Peelaert, baptisée à Bruges, paroisse de Saint-Sauveur,  le 7 août 1743, mourut à Bruxelles, le 28 avril 1815. Elle était fille d'Anselme-Désiré de Peellaert, chevalier du Saint-Empire romain  allemand, seigneur de Steenmaere, échevin et  bourgmestre du Franc de Bruges à son tour, et de Jeanne-Conrade de Nieulant.

Ils eurent sept enfants :

Henriette, mourut à Bruges, paroisse Saint-Sauveur, troisième portion, le 4 novembre 1772.

Marie-Thérèse-Caroline, née à Bruges le 24 novembre 1772, mourut à Bruxelles le 24 janvier 1831. Elle avait épousé en la dite ville de Bruxelles, le 14 Germinal an VI (3 avril 1798), Henri-Joseph de Grand'Ry, chevalier, né à Eupen le 22 février 1740, mort à Bruxelles le 26 février 1806, veuf en premières noces de Sarah-Philippine Schamp et fils de Jean-Gilles de Grand'Ry et de Marie Bevers ;

Ferdinande-Marie-Caroline-Josèphe-Henriette, née à Bruxelles, baptisée à Saint-Jacques sur Caudenberg, le 2 août 1776, épousa dans la même ville, le 4e jour complémentaire an V (20 septembre 1797), Claude-Jacques Préjean (5), licencié-ès-lois, avocat, depuis procureur du roi à Avallon (Yonne, France), né audit Avallon le 1er mai 1771, fils de Jacques Préjean et de Jacqueline-Guillelmine Marault ;

Thierry-Charles-Nicolas-Joseph de La Hamaide, qui suivra XXII ;

Louis-Maurice-Gustave-Joseph de La Hamaide, écuyer, né à Bruxelles, y baptisé à Saint-Jacques sur Caudenberg, le 27 mai 1780, fut avocat et premier avocat général près la Gour d'appel de Bruxelles. Il fut aussi curateur de l'Université de Louvain et chevalier du Lion Belgique. Sa noblesse fut reconnue par lettres-patentes du roi Guillaume Ier des Pays-Bas, le 17 octobre 1822 (6). Il ne laisse pas d'enfants de son mariage contracté à Bruxelles, le 14 août 1823, avec Marie-Julienne-Josèphe de Fierlant, baptisée à Sainte-Gudule de la dite ville, le 30 octobre 1785, morte à Turnhout, le 26 décembre 1874, veuve depuis le 6 juillet 1826. C'était la fille unique de Jean-François-Joseph, baron de Fierlant, et de Cornélie-Louise-Joséphine Orts. De ce mariage :

      A. Maximilien-Thierry-Joseph-Marie, né à Bruxelles le 5 juillet 1824, y décédé le 26 août 1825.

Henriette-Augustine-Virginie-Agnès, baptisée à Saint-Jacques sur Caudenberg à Bruxelles, le 11 novembre 1783 ;

Augustine-Henriette-Marie, baptisée dans la même église le 9 mars 1786, mourut à Maestricht en 1839, après avoir été mariée deux fois. Elle épousa, en premières noces, à Bruxelles, le 9 octobre 1815, Maximilien-Henri-Ghislain de Beeckman, écuyer, né à Louvain, y baptisé à Saint-Pierre, le 31 janvier 1781, mort a Aix-la-Chapelle, le 8 octobre 1834, avocat général près la Cour impériale de Hambourg sous le gouvernement français, puis gouverneur des provinces du Hainaut et du Limbourg, chambellan du roi Guillaume Ier des Pays-Bas, fils cadet de Ferdinand-Charles, baron de Beeckman de Schore, et de Jeanne-Charlotte de Vroey ; et en secondes noces, Léonard-Jean-Pierre-Louis vander Maesen de Sombreffe, écuyer, né à Tongres (Limbourg belge) le 24 août 1775, mort à Maestricht, le 2 mai 1865 ; veuf en premières noces de Louise-Henriette-Agnès de Salomont et fils de Louis-Eustache van de Maesen de Sombreffe, écuyer, et de Marie-Gertrude van Hove.

 XXII. THIERRY-CHARLES-NICOLAS-JOSEPH DE LA HAMAIDE, écuyer, né à Bruxelles, y baptisé à Saint-Jacques sur Caudenberg le 17 janvier 1778, fut capitaine de cavalerie au service de France. Il mourut à Haubourdin (Flandre wallonne) le 24 janvier 1811. Il avait épousé à Lille, le 10 Floréal an VIII (30 avril 1800) (7), Marie-Antoinette-Jeanne-Ernestine de Menffin, née le 5 avril 1767, morte à Saint-Pierre-les-Vaudes, près de Troyes (Aude), le 28 mai 1861, fille de Pierre, baron de Mengin, major-commandant du fort Saint-Sauveur à Lille, et de Marie-Anne-Josèphe de Fontaine. Ils eurent deux fils, savoir :

Thierry-François-Joseph-Adolphe de La Hamaide, qui suivra, XXIII.

Louis-Alfred-Joseph de La Hamaide, né à Lille le 24 thermidor An XIII (12 août 1805), mourut à Paris le 22 juin 1839. Il avait épousé au château de Flines, à Obigies lez-Tournai, le 26 février 1835, Stéphanie-Françoise-Hermance de Ville de Maugremont, née au dit lieu le 8 juillet 1812, fille d'Edouard-Charles-Joseph, baron de Ville de Maugrémont, bourgmestre d'Obigies, chevalier de l'Ordre de Léopold de Belgique, et d'Albertine-Thérèse-Joséphine de Lossy.

Ils eurent trois enfants, savoir :

       A. Euphémie-Marie-Adélaïde, né à Tournai le 19 février 1836, y décédée le 28 avril 1885, après après avoir épousé à Obigies, le 5 novembre 1868, son parent Camille-Alexandre-Joseph de Lossy de Froyennes, écuyer, né au château de Froyennes le 28. septembre 1838, y décédé le 16 avril 1899, fils d'Emile-Charles de Lossy de Froyennes, écuyer, et de Léopoldine-Alexandrine-Wilhelmine Errembault de Dudzeele.

      B. Hélène-Marie-Adolphine, née à Obigies le 25 mai 1837, morte à Tournai le 4 novembre 1876.

      C. Frédéric-Marie-Auguste-Thierry, né à Obigies le 18 octobre 1838, y mourut le 22 mai 1839.

XXIII. THIERRY-FRANÇOIS-JOSEPH-ADOLPHE DE LA HAMAYDE, né à Lille le 18 janvier 1804, écuyer, fut garde du corps du roi de France Charles X, dans la compagnie de Noailles, par brevet du 23 novembre 1825, et fut pensionné comme ancien officier français.

Il fut maire de Saint-Parres-les-Vaudes (Aube), et y , mourut le 17 décembre 1873. Il avait épousé, le 31 janvier 1838, Henriette-Louise de Bourlon du Rouvre, née à Chaumont (Haute-Marne) le 3 avril 1814, morte à Troyes le 12 août 1850, filles de Jacques-Louis de Bourlon du Rouvre et de Charlotte Denys de Damrémont.

Ils eurent trois fils, savoir :

Thierry-Charles-Antoine de La Hamayde, qui suivra, XXIV.

Charles-Thierry de La Hamaide, écuyer, officier au service de France, chevalier de la. Légion d'honneur, naquit à Chaumont le 13 février 1840. Il épousa à Paris, le 14 mai 1872, Magdeleine-Joséphine du Bouëxic de Pinieux, née à Paris le 19 mars 1854, fille d'Auguste-Louis-Georges du Bouëxic, vicomte de Pinieux, et de Marie-Thérèse Remond de Montmort, Il mourut les 2 septembre 1912 en son château de Villotte sur Ource (Côte d'Or).

De son mariage sont nés deux fils, savoir :

      A. Henri de La Hamayde, écuyer, né à Rouen le 21 mars 1873, épousa à Paris, le 31 juillet 1905, Marie Ducarrugue, fille de N... Ducarrugue, avoué, et de N. Mailler. Dont :

          aa) Françoise de La Hamayde, née à Fontainebleau le 20 novembre 1906.

      B. Jean de La Hamayde, écuyer, né à Saint-Omer le 27 janvier 1877.

Maximilien de La Hamayde, écuyer, né à Troyes le 20 février 1847, officier au service de France, épousa à Clércy, le 18 janvier 1876, Marie-Marguerite-Anastasie de Launay, née à Clércy le 1er juillet 1856, fille de Maurice, comte de Launay, et de Léonie Charpentier de Cossigny.

Ils eurent :

        A.   Louise-Marie, née à Saint-Parres-les-Vaudes le10 septembre 1877, célibataire.

        B.   Maurice de La Hamayde, écuyer, né à Saint-Parres-les-Vaudes, le 1er avril 1879, lieutenant au 9ème régiment de cuirassiers français, épousa à Paris le 7 juillet 1906, Anne-Charlotte Desrousseaux de Medrano, fille de Louis-Charles Desrousseaux de Medrano, écuyer, et de Louise-Valentine Grundler. Elle est. née à Paris le 14 juin 1882. De cette union :

          aa) Anne-Marie de La Hamayde, née au Plessis (Fresnoy, Aube) le 6 septembre 1907.

      C. Maximilien-François de La Hamayde, écuyer, né le 17 septembre 1880, lieutenant au 26me dragons au service de France, épousa à Saint-Parres-les-Vaudes, le 4 août 1908, Yvonne de Nuchèze, née à Fontenay-le-Comte le 8 novembre 1885, fille du comte Etienne et de Berthe de Ponton d'Amécourt. Ils ont :

          aa) Pierre de la Hamayde, écuyer, né à Bruges le 16 février 1911.

        D.  Robert de La Hamayde, écuyer, né le 8 septembre 1882 à Saint-Parres-les-Vaudes.

      E.  Bernard-Joseph-Léopold de La Hamayde, écuyer, né le 8 septembre 1886, mourut le 14 juin 1887.

      F.  René-Léon-Gaston de La Hamayde, écuyer, né le 1er septembre 1888 à Saint-Parres-les-Vaudes.

XXIV. THIERRI-CHARLES-ANTOINE DE LA HAMAYDE,  écuyer, naquit à Chaumont (Haute-Marne) le 14 janvier 1839. Il épousa à Jollain lez-Tournai (Hainaut), 10 janvier 1866, Idalie-Marie-Caroline Le Vaillant de Jollain, née à Douai le 19 janvier 1842, fille de Ferdinand-Eugène-Alfred Le Vaillant de Jollain, écuyer, et de Jacqueline-Bénédicte-Louise Tirant.

De ce mariage naquirent dix enfants, qui sont :

Thierry-Eugène-Alfred de La Hamayde, qui suivra XXV.

Pierre-FerdinandJoseph-Maximilien de La Hamayde, écuyer, né à Jollain-Merlain le 27 novembre 1868, épousa à Anvers, le 8 août 1901, Edmée-Marie-Josèphe-Catherine-Léopoldine de Meester, née à Anvers le 3 juin 1869, fille de Léopold-Pierre-Joseph de Meester et de Nisida-Anne-Rachel de Goussemaker, dont :

     A. Geneviève-Marie-Josèphe-Edmée-Ghislaine-Françoise de La Hamaide, née à Anvers le 11 mai 1905.

Louise-Elisabeth-Marie-Lucie, née à  Jollain-Merlain, le 23 mai 1870, épousa à Obigies, le 6 février 1898, Marie-Eugène-Louis de La Fournière, né à Glannes (Marne) le 18 mal 1862, veuf de Marie-Adèle-Louise de Saint-Genis, morte à Vitry-le-François le 12 mai 1896, fils de Charles-Joseph de La Fournière, mort à Glannes le 11 octobre 1890, et de Louise Bontemps de Montreuil, sa veuve.

Jeanne-Marie-Léopoldine-Ghislaine, née à Jollain-Merlain le 29 juillet 1872, morte au château de Flines en Obigies le 18 août 1896.

Lucie-Josèphe-Eugénie, née à Jollain-Merlain le 1er mars 1874, épousa à Obigies, le 27 mai 1901, Jacques-Amédée de Gayardon, baron de Fenoyl, fils de Pierre-Louis de Gayardon, marquis de Fenoyl, et de Marie-Caroline Le Bar du Plessis.

Hélène-Alexandrine-Eugénie-Marie, née à Jollain-Merlain le 30 octobre 1875, épousa à Obigies, le 15 décembre 1903, Etienne-Marie Guimet de Juzancourt, administrateur colonial, né à Boulogne-sur-Mer le 8 avril 1868, flls de Louis-Armand Guimet de Juzancourt et de Marie-Gabrielle-Octavie Moullard de Vilmarest.

Charles-Gustave-Ghislain de La Hamayde, écuyer, né à Jollain-Merlain le 16 mars 1877, a opté pour la nationalité belge le 10 mars 1896.

Marthe-Louise-Marie, née à Tournai le 8 novembre 1878, mourut au château de Flines en Obigies le 3 mars 1899.

Marguerite-Marie-Magdeleine, née à Jollain-Merlain le 12 avril 1880.

10° André-Ferdinand-Joseph de La Hamayde, écuyer, né à Jollain-Merlain le 16 février 1883, a opté le 26 novembre 1902 pour la nationalité belge. Il épousa, au château de Beaulieu en Havre lez-Mons, le 22 juin 1910, Marie-Thérèse-Joséphine-Ghislaine-Hubert de La Croix d'Ogimont (8), née au château de Rinval au Mont-Saint-Aubert le 19 mai 1881, fille d'Adalbert de la Croix d'Ogimont, écuyer, et d'Yolande comtesse du Val de Beaulieu. Dont :  

     A. Adalbert-Marie-Joseph-Ghislain de La Hamayde, né à Obigies le 26 mars 1911. 

XXV. THIERRI-EUGENE-ALFRED DE LA HAMAYDE, écuyer, né au château de Jollain-Merlain, dans le Tournaisis, le 18 décembre 1867, épousa au château de Bourghelles (Nord), le 30 juin 1896, Marthe-Marie-Clémentine Louys de La Grange (aux Ormes) (9), née à Tournai le 29 janvier 1868, morte en couches au château de Bourghelles le 23 mai 1897, inhumée à Obigies dans le caveau de la famille de La Hamaide, le vendredi 28 mai. C'était une fille de Gustave-Edouard-Constant Louys de La Grange (aux Ormes), écuyer, ancien militaire au service français, décoré de la Médaille du Mexique, propriétaire du château de Bourghelles, etc., et de Marie-Thérèse de Mons d'Hédicourt.

Devenu veuf, Thierry-Eugène-Alfred convola à Bourghelles, le 15 juin 1898, avec sa belle-sœur, Cécile-Adrienne-Marie Louys de La Grange (aux Ormes), née à Tournai le 1er avril 1874.

Du premier lit :

Gérard-Thierry-Antoine, né à Bourghelles le 29 mars 1897, y décédé le 3 avril suivant.

Du second lit :

Gérard-Robert-Thierry, né à Passy (Paris) le 7 avril 1899.

Ferdinand-Ghislain, né à Neuilly-sur-Seine le 11 septembre 1901.

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(1) Le franc-quartier indique la prétention à une alliance avec les du Bois de Fiennes.
(2) D'Hozier. Armorial de Flandre, du Hainaut et du Cambrésis, publié par Borel d'Hauterive, Paris, Dentu 1856, in-8°, p. 103, n° 144bis.
(3) Arch. de Tournai. Greffe de Saint-Brice, layette de 1733.) Arch. de Tournai. Greffe de Saint-Brice, layette de 1733.
(4) Annuaire de la Noblesse de Belgique, 1874, p. 165.
(5) Ne faut-il pas écrire Prégent. L'origine serait bretonne alors.
(6) Rietstap en son Armorial Général, dit la famille de la Hamaide
éteinte le 10 juillet 1836. Grosse erreur !
(7) J'ai vu ailleurs, 28 Floréal an XIII (18 mai 1800).
(8) Le prénom Hubert figure à la suite des prénoms des du Val de Beaulieu et de leurs descendants et descendantes, depuis l'héritage important qu'ils eurent à la  mort de M. Hubert, leur parent.
(9) LOUYS DE LA GRANGE AUX ORMES, famille lorraine anoblie à la fin du XVI° siècle. L'ours qu'on voit dans ses armoiries fut d'abord un loup. Elle porte donc : de sable semé de grains de sel d'argent, au loup debout ou rampant d'or.

 

 

BRANCHE ÉTABLIE DANS LES VILLES D'ATH ET DE LOUVAIN

 

XVIIIbis. PIERRE-CLAUDE DE LA HAMAIDE, quatrième enfant de Pierre de La Hamaide et de Jeanne Cocquiel, dit Le Merchier (1), naquit posthume à Tournai le 21 octobre 1618 et y fut baptisé le lendemain en l'église de Notre-Dame. Il fut licencié-ès-lois de l'Université de Douai et exerça des fonctions dans l'Administration féodale et financière de la Châtellenie d'Ath. Seigneur de la Motte Irchonwelz, il y demeurait en 1660, étant bailli du temporel de l'abbaye de Saint-Amand au pays d'Ath, bailli de Sirault et de Lessines, surintendant de Ghislenghien et de la Berlière (à Houtaing), receveur des Domaines du Roi en la châtellenie d'Ath et, à son tour, mayeur de cette ville.

Le 22 sept. 1660, il reçut le rapport et dénombrement du fief de Rosne (à Anvaing) tenu de Saint-Amand, que fit Philippe-François Le Louchier, écuyer, seigneur de Popuelles, Rosne, etc., fils de feu Jacques, seigneur des dits lieux, mort le 15 juillet 1656 (2).

Il mourut à Ath le 28 février 1666 et y fut enterré dans l'église de Saint-Julien.

C'est dans la dite église qu'il avait épousé, le 21 juillet 1640, Claire d'Arras ou Darras, fille de Jean-Baptiste d'Arras et de Barbe Mahieu.

L'avis de père et de mère de ces époux pour partager leurs biens entre leurs enfants est daté du 19 mars 1656 à Irchonwelz.

Claire Darras testa à Ath le 13 août 1676 devant les notaires François Delmotte et Julien Leclercq et mourut la même année (3).

Ils eurent dix enfants, savoir :

Jeanne de La Hamaide, mourut le 11 avril 1666.

Barbe de La Hamaide fut religieuse à l'abbaye d'Ath.

Claire-Thérèse de La Hamaide épousa, à St-Julien d'Ath, le 15 octobre 1670, Charles-Antoine de Boisdrenghien (sic pour de Baudrenghien), écuyer, seigneur du Jardin, etc., tué à la défense de Valenciennes contre les Français en 1677, fils de François de Baudrenghien, écuyer, seigneur du Jardin, et d'Anne-Thérèse Obert (4), petit-fils de Jacques de Baudrenghien, écuyer, seigneur de Gommenpont (5), du Jardin, etc., et de Jeanne De Brune (6). Ils eurent entre autres enfants :

    A. Marie-Françoise de Baudrenghien, baptisée à St-Julien d'Ath, le 5 mars 1671, comme fille d'Antoine de Baudrenghien et de Claire de La Hamaide.

    B. Un fils moine à l'abbaye d'Eenham

    C. Anne-Thérèse de Baudrenghien, baptisée à St-Julien d'Ath le 21 octobre 1677, eut pour marraine son aïeule paternelle, Anne-Thérèse Aubert. Elle (ou sa sœur aînée) fut mariée à un sieur du Sart.

Ignace-François, autrement Pierre-Ignace de La Hamaide, qui suivra, XIX.

Jean-Baptiste de La Hamaide fut assassiné à Irchonwelz après 1670.

Pierre-Claude de La Hamaide, seigneur de la Motte à Irchonwelz, conseiller receveur général des Domaines du Roi en la Châtellenie d'Ath en 1677, intendant du Domaine particulier de la Berlière, puis en 1684, receveur, des Domaines et Confiscations au quartier d'Ath, épousa à Saint-Julien d'Ath, le 8 janvier 1692, Marie-Philippine d'Ysembart, baptisée dans la dite église le 22 août 1661, morte en couches, fille d'Adrien-Philippe d'Ysembart, seigneur de Bayvoort ; maïeur d'Ath, et de Marie de La Haye.

Pierre-Claude convola avec Marie-Marguerite Hannecart, et, le 25 février 1701, fut baptisée à Saint-Julien d'Ath, sa fille Marie-Ursule de La Hamaide. Les parrain et marraine furent Mathieu et Ursule Hannecart, de la famille Hannecart de Briffoeuil. Cet enfant mourut au berceau.

Pierre-Claude, étant veuf pour la seconde fois et sans  enfant, fit à Ath, le 16 juin  1701, son testament olographe par lequel il laissa en fidéi-commis son fief de la Motte à son frère Ignace-François. Le 30 août 1715, il fit un nouveau testament devant François Dury, notaire à Bruxelles, acte par lequel il léguait la Motte à son frère Louis. Il mourut peu après cette date.

Louis de La Hamayde, seigneur de la Motte en 1715, après son frère Pierre-Claude, écuyer « par anoblissement ». Dans sa requête adressée à S, M. l'Empereur et Roi (7) pour être anobli, Louis se dit fils de Pierre-Claude de La  Hamaide et de Claire Darras et petit-fils de Pierre. Il y ajoute que son père Pierre-Claude fut receveur des Domaines de S. M., et que son frère, aussi prénommé Pierre-Claude, exerça le même emploi. Il blasonne ses armoiries : un écu d'or à trois faces (sic) alézées ou trois hamaides de gueules, chargé en chef d'un croissant de sable. Le dit écu surmonté, d'un heaume d'argent grillé et liseré d'or aux hachemens et bourlet d'or et de gueulles (sic) et pour cimier deux canettes (cannettes) d'argent adossées (8).

L'anoblissement fut accordé par lettres patentes de l'Empereur Charles VI, données à Vienne le 28 mars 1732(9).

Nous ignorons ce que devint Louis de La Hamaide qui devait déjà être bien vieux lors de son anoblissement.

Louis était veuf de Louise du Vivier quand il testa, le 11 mai 1708, par devant les échevins et hommes de fief d'Irchonwelz ; le 30 septembre 1716, il ajouta à ce testament un codicille par lequel il laissait à son fils aîné ses fiefs de la Motte et de Grand-Héries et au cadet la censé de la Marquette sous Irchonwelz. Ces fils étaient :

    A. Pierre-Claude de la Hamayde, seigneur de la Motte après son père, licencié-ès-lois, mort célibataire à Mons en 1759 ;

    B. Adrien de la Hamayde, mort sans alliance à Mons en 1758.

Marie-Thérèse de la Hamayde, religieuse en l'abbaye de Notre-Dame du Refuge à Ath, citée dans les testaments de son frère Pierre-Claude ;

9° Marie-Benoîte de La Hamaide, religieuse en l'abbaye d'Ath, citée au testament de sa mère en 1676 ;

10° Marie-Thérèse ou Marie-Anne-Thérèse de La Hamayde, prénommée simplement Marie-Anne selon un acte passé à Tournai le 17 février 1677 (10), épousa à Saint-Julien d'Ath, le 6 avril 1672, Jean-François Charlez, seigneur du Blocus (à Wannebecq), receveur de l'abbaye de Liessies, échevin d'Ath, né le 7 novembre 1645, fils de Bonaventure Charlez, conseiller pensionnaire de la ville d'Ath, licencié-ès-lois, seigneur du Blocus, du Gromont (à Chapelle-à-Wattines), etc., et de Catherine de Braine. Marie-Anne-Thérèse mourut en la dite paroisse de Saint-Julien, le 10 janvier 1724 ; son mari vivait encore le 11 mai 1708 quand il fut nommé exécuteur testamentaire de son beau-frère Louis de La Hamayde.

Nous avons constaté à Tournai le mariage contracté à Saint-Pierre de cette ville, le 3 février 1693, par une demoiselle Marie-Anne de La Hamaide avec Antoine de Douay.

XIX. IGNACE-FRANCOIS DE LA HAMAIDE est prénommé Pierre-Ignace dans un acte passé à Tournai le 17 février 1677. C'est un très savant et célèbre jurisconsulte, dont la biographie a été écrite par Butz. Il a aussi des articles biographiques dans la Biographie du Brabant et dans la Biographie du Hainaut. Ses écrits juridiques, très appréciés jadis, sont complètement oubliés aujourd'hui. Son portrait est conservé à l'Université de Louvain. Né à Irchonwelz le 27 février 1648, il fut reçu licencié en droits à Louvain en 1672 et fut primus de cette université le 22 octobre 1675, lorsqu'il y passa son doctorat en droits. Dès 1686, il fut professeur de droit civil en cette université. Son décès arriva à Louvain le 21 mars 1712, dans le second mois de sa 65e année. Il avait épousé à Louvain, le 2 juillet 1686, Anne-Jeanne des Maretz dite de Charneux, née à Visé le 24 janvier 1658, morte à Aix-la-Chapelle, le 20 février 1729, âgée de 70 ans (11), enterrée aux Dominicaines de ladite ville, avec épitaphe et armoiries, fille de Jacques des Maretz de Charneux, bourgmestre de Visé, et d'Anne de Haccourt dit Francotte (ou Francq'hoste).

Mme de la Hamayde, étant veuve, s'était retirée à Aix-la-Chapelle, auprès de son frère Jean-Jacques de Charneux, chanoine grand-chantre de Saint-Adalbert, vice-prévôt du chapitre métropolitain de cette ville.

Elle avait donné à son mari six enfants, savoir :

Joseph-Henri de La Hamaide, qui suivra, XX ;

Jeanne-Claire-Thérèse de La Hamaide épousa à Aix-la-Chapelle, par contrat du 14 février 1733, Albert von Schrieck, écuyer, échevin d'Aix-la-Chapelle ; elle testa en cette ville, étant veuve, le 27 avril 1748, et mourut le surlendemain, sans enfants;

Isabelle de la Hamaide, née à Louvain le 20 mai 1691, y décédée en 1700 ;

Ignace de La Hamaide, né à Louvain, y fut baptisé à Saint-Pierre le 11 décembre 1693. Il fut reçu licencié-ès-lois de l'Université de Louvain le 20 août 1716, devint prêtre et fut nommé chanoine de Bruges. Bientôt il échangea ce bénéfice avec Jean Rorlen, qui possédait une prébende du chapitre de Saint-Lambert de Liège. C'est ainsi qu'il devint chanoine tréfoncier de Liège le 13 avril 1717 (12), après avoir fait preuve des huit quartiers généalogiques suivants :

La Hamayde, Cocquiel, Arras, Mahieu, de Maretz, Libotte, Francotte, Leyxhe.

Il testa à Liège le 15 décembre 1726 et mourut le 2 octobre 1747 à Aix-la Chapelle où il fut inhumé dans l'église du couvent des Capucins (13) ;

Marie-Anne de La Hamaide, née à Louvain le 28 mars 1696, fit son testament à Aix-la-Chapelle le 12 février 1761 et y ajouta un codicille le 1er juillet suivant devant le notaire Jean-Henri Kraemer ; elle mourut peu après, sans alliance ;

Pierre-Claude-Grégoire de Le Hamaide, né à Louvain le 11 mars 1699, chanoine et vice-président du chapitre métropolitain d'Aix-la-Chapelle, mourut en cette ville le 13 septembre 1742. Il avait testé le 20 août précèdent devant Jean-Henri Kraemer, notaire impérial et apostolique à Aix-la-Chapelle.

XX. JOSEPH-HENRI DE LA HAMAIDE, seigneur de la Motte à Irchonwelz (après son cousin Pierre-Claude, fils de Louis de La Hamayde) et de Cleerbeek (du chef de sa femme), né à Louvain le 18 mars 1687, y fut baptisé en l'église de Saint-Pierre. Licencié-ès-lois et avocat, il mourut dans la paroisse de Sainte-Gertrude le 23 août 1759. Il avait épousé en l'église abbatiale de Sainte-Gertrude, à Louvain, le 3 octobre 1722, Marie-Claire DE VROEY, dame de Cleerbeek, baptisée dans ladite église le 14 août 1692, décédée dans la même paroisse le 11 avril 1753 et inhumée dans l'église où six ans plus tard son mari vint la rejoindre. C'était une fille de Guillaume de Vroey, seigneur de Linden, Putte et Nieuwercapellen, conseiller pensionnaire de la ville de Louvain, et d'Isabelle-Marguerite Rombouts, dame de Cleerbeek, Ophem et Montenaeken. Ces époux testèrent le 12 novembre 1746, devant le notaire B-G. Franssens à Louvain.

De ce mariage vinrent sept enfants, tous nés à Louvain, qui suivent :

Jean-François de la Hamaide, seigneur de Cleerbeek et de la Motte, né à Louvain en 1723, fut admis, du chef de sa mère, aux lignages patriciens de Louvain. Conseiller de cette ville de 1750 à 1755, il y mourut sans enfants le 18 mai 1764, époux de Catherine Peeters, fille de Jean-Maximilien, échevin et bourgmestre patricien de Louvain, et de Françoise Smits, patricienne de cette ville, sa seconde femme. Catherine mourut le 26 décembre 1767.

Anne-Marie de La Hamaide, née le 15 janvier 1725, dame de Cleerbeek après son frère, morte le 2 février 1810, avait testé le 13 octobre 1795, léguant à son neveu, Isidore-Maximilien de Troostembergh, sa part dans la seigneurie de Cleerbeek ;

Jean-Laurent de La Hamaide, né le 13 janvier 1726, mourut au berceau ;

Marie-Anne-Dorothée de La Hamaide, née le 29 mars 1728, mourût le 22 janvier 1765 et fut enterrée, dans la caveau de ses parents, en l'église de Sainte-Gertrude à Louvain ;

Françoise-Claire de La Hamaide, dame de Cleerbeek pour une part, damoiselle de Marquette, née le 28 mai 1729, épousa, le 24 avril 1768, Norbert-Benoît-Joseph de Crabbé, seigneur haut-justicier d'Oplinter, né à Bruxelles, dans la paroisse de Sainte-Gudule, le 16  février 1730, fils de Henri-Joseph de Crabbé, chevalier du Saint-Empire par diplôme impérial du 25 juin 1721, et de Marie-Thérèse Absolons, dame d'Oplinter et de Kerchoven.

M. de Crabbé, seigneur haut justicier d'Oplinter, fut, du chef de sa mère, reçu aux lignages patriciens louvanistes ; il fut, en 1756, conseiller de la ville de Louvain.

Il testa le 25 prairial an X, laissant tous ses biens aux enfants de son beau-frère, François-Joseph-Maximilien de Troostembergh ; il mourut à Louvain le 17  février 1803 et gît à Oplinter. Sa veuve décéda le19 janvier 1807, à Louvain, et fut inhumée dans le caveau des Troostembergh à Linden. Elle avait testé le 11 janvier 1804.  

Marie-Thérèse de La Hamaide, dame de Cleerbeek pour une part, née le 7 septembre 1731, morte à Louvain le 11 mai 1820, inhumée à Linden, épousa à Louvain (Sainte-Gertrude),le 30 janvier 1763, François-Joseph-Maximilien de Troostembergh, écuyer, qualifié de chevalier, seigneur d'Haquedau, né à Saint-Trond le 19 avril 1727, mort à Louvain le 6 septembre 1788, fils de Bernard-Guillaume-Maximilien de Troostembergh, écuyer, et de Marie-Suzanne de Vroey de Linden, dont postérité encore vivante ;

Joseph-Pierre-Jacques de La Hamaide, né à Louvain le 24 juillet 1730, mort enfant.

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(1) Voyez, ci-devant, p. 246.
(2)
Bibliothèque Nationale à Paris. Cabinet des titres, Dom Caffiaux. Extrait d'archives du Nord de la France, vol. 1235, f° 108, r°.
(3)
Archives du château de Cleerbeek.
(4)
Le 14 mai 1648 fut baptisé à Saint-Julien d'Ath, Jacques-Philippe de Baudrenghien, flls de François et d'Anne-Thérèse Aubert.
     Parrain : Jacques Cottrel, seigneur du Bois de Lessines, représenté par Charles d'Hennin (de Haynin).
     Marraine : Catherine de Rodenbeke ('t Kint de Rodenbeke), veuve de M. de Buissenal (de Saint-Génois).

(5)
Gommenpont est un domaine situé entre Ostiches et Rebaix.
(6)
Un Jacques de Baudrenghien épousa à Saint-Julien d'Ath, demoiselle Jeanne de Glimes, le 30 juillet 1635.
(7)
Charles VI, empereur d'Allemagne, roi de Hongrie et de Bohême, comte de Hainaut, etc. Il résulte de la correspondance de l'époque, que la famille de Louis de la Hamayde fut très mécontente des démarches faites par celui-ci pour être anobli. (Lettres originales aux Arch. du Château de Cleebbeek,)
(8)
Bibli. Royale à Bruxelles. Fonds Goethals. Manuscrits, porte­feuille n° 1016, requête n° 130.
(9)
Idem, Ibidem, portefeuille n° 620.
(10)
Arch. de Tournai. Greffe de la Cité, Layette de 1677.
(11) Billet de part, archives du baron de Troostembergh au château de Cleerbeek.
(12) Le Chevalier de Theux de Montjardin. Le chapitre de Saint-Lambert à Liège, le qualifie de Chevalier du Saint Empire ; une corres­pondance de l'époque prouve  qu'il sollicitait ce titre à Vienne, mais rien ne démontre qu'il l'ait obtenu.
(13) Comme son oncle Louis, Ignace de La Hamayde brisait ses armes d'un croissant mis sur le chef.

 

 

DE LE HAMAIDE DIT DE TISNACQ

 

Armoiries : d'or à la Hamaide de trois pièces de gueules, au sautoir d'azur brochant sur  la Hamaide mais ne la dépassant pas. Torque et lambrequins : d'or et de gueules. Cimier : deux pots d'or couverts et affrontés.

1311. Ernous de Tiessenake. Archives de Tournai. Chirographes de la cité, Layette de 1311.

1463. Thomas van Tiessenaken, escrinier à Tournai. Même source, Layette de 1463.

1514 à 1556. Jehan Tiesnacq, mayeur d'Ellezelles. Emmanuel Degand, Essai historique sur la commune d'Ellezelles, Flobecq. Jouret-De Donder, 1888, in-8°, p. 45.

I. Jean de Le Hamaide dit Tisnacq, vivant vers 1500, épousa Jeanne de Locron. Leur fils suit :

II. Simon de Le Hamaide dit de Tisnacq, épousa Marie de Tirlemont, dit van Thiltre, soeur de Jeanne de Tirlemont, femme de Jean van der Vorst, toutes deux filles de Nicolas de Tirlemont, dit van Thiltre, et de Barbe d'Œure. Leur fils suit :

III. Charles de Le Hamaide dit de Tisnacq, seigneur de Wastine, chevalier de l'Ordre de Calatrava, commandeur d'Alcolea, gentilhomme et capitaine des gardes de S. M. Catholique le roi d'Espagne (souverain des Pays-Bas), lieutenant des fiefs de Brabant, trésorier de l'Ordre de la Toison d'Or, président du Conseil privé des Pays-Bas, prit le titre de vicomte de la Wastine. Il épousa Catherine Boisot. Ils eurent deux enfants :

Charles, écuyer, mort à marier ;

Catherine de Le Hamaide dit de Tisnacq, dame de Wilthem, etc., épousa Jean de Sainte-Aldegonde, dit de Noircarmes, baron de Selles, lez-Desvres, seigneur de Bazenghien, fils de Jean de Sainte-Aldegonde, chevalier, sire de Noircarmes, etc., et de Marie de Rubempré (1).

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(1) Pour cette Famille, voyez Christophe Butkens, Trophées de Brabant. Supplément, 1.1, p. 224. —  Bibl. Nat. à Paris, Rapsodies des Recoeuilz de M. Jean Scohier, Beaumontois, aumônier de la maison de Crony, 2e vol. copié en Flandre en 1620 sur le manuscrit original audit J. Scohier par feu Pierre d'Hozier. Additions de la main de d'Hozier, le 111s. Vol. II, p. 177. —  Dans les armoiries le sautoir est composé de deux cotices, l'une en bande, l'autre en barre. C'est en résumé, un sautoir diminué comme largeur et alésé.

   

 

FAMILLE DE BAUDRENGHIEN

 

Nous avons recueilli quelques notes sur cette famille peu connue. Peut-être devrions-nous dire sur ces familles, car le plus ancien sceau que nous ayons vu est celui d'un Piérart de Baudrenghien qui portait pour armoiries une croix cantonnée de quatre étoiles. Il vivait en 1370 et avait pour contemporain Ernoul de Baudrenghien qui scellait en 1374 d'un écu portant la Hamaide de trois pièces, chaque pièce chargée de besants, la première de trois, la deuxième de deux et la troisième d'un seul (1). L'alliance des de Baudrenghien avec les de La Hamaide est bien postérieure, car ce n'est qu'en 1413 que nous voyons figurer dans un acte tournaisien Dlle Catine de Le Hamaide, soeur cadette de Dlle Margherite de Le Hamaide, femme d'Ernoul de Baudrenghien (2). Entre temps, c'est-à-dire en 1403, nous rencontrons, un Henry de Baudrenghien, époux de Marie du Mortier, fille de Gossuin et d'Agnès Wettin, qui scelle avec l'écusson aux trois pièces de Hamaide, mais chargées de dix besants, cinq sur la première, trois sur la deuxième et deux sur la troisième (3).

De 1387 à 1396, le mayeur d'Ellezelles fut Hector de Baudrenghien (4).