ANNALES

DE   LA 

SOCIÉTÉ HISTORIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE

DE TOURNAI

tome 5

-----

LES

 b de la Hamaide a

LIÉGEOIS, NAMUROIS, ARDENNAIS ET LUXEMBOURGEOIS

 

 

b INTRODUCTION a

Nous possédons un Crayon généalogique de la Maison DE LA HAMAIDE où sont étalées toutes les branches tant  légitimes que naturelles. Il date de la fin  du XVIIe siècle ou du commencement du XVIIIe, car les derniers personnages y mentionnés sont les enfants de Jean DE LA HAMAIDE, procureur-général au Parlement de Flandre, et de Françoise Scorion. Dans ce travail, on s'est efforcé de rattacher légitimement les de la Hamaide dont les descendants sont actuellement belges et français à la branche dite de Luchin, issue en ligne directe du bâtard Thierri de la Hamaide, noble écuyer, mort à la funeste journée d'Azincourt (25 octobre 1415). L'opération a été vaine.

C'est sans peine que nous en prouvons la complète inanité.

Nous avons à notre disposition pour faire cette preuve, trois actes péremptoires :

1° Le testament de Michel de le Hamaide, seigneur de Luchin, approuvé à Tournai par les maïeur et échevins, le 24 janvier 1486, 1487 n. st. (1) ;

2° Le bail de la location de la Brasserie du Masich à Chercq, contrat passé à Tournai le 29 mars 1511 (1512 n. st.), par devant Maîtres Olivier de Galonné et Nicolas le Roy, tabellions royaux, et scellé par « Pierre de le Mourre, maistre ès ars, conseiller civil  du Roy ès bailliages de Tournai et Tournaisis, et garde du scel ordonné à Tournai ». Par cet acte, Damp Guillaume LANSSEL, prieur des Chartreux du Mont-Saint-Andrieu-lès-Tournai, et Damp Jaques Warwel, procureur desdits Chartreux donnèrent à leuwier (loyer) la dite brasserie à Jehan DE LE HAMAIDE, brasseur, et à Gillette DE LE ROIS, sa femme, pour leur vie durant et pour la vie des enfants qu'ils avaient alors (2) ;

3° Le testament de Jehan DE LE HAMAIDE, censier et brasseur au Masich à Chercq, fait le 14 janvier 1525 (1526 n. st ) et approuvé le 10 septembre 1533, après le décès du testateur, par Guillaume Bernard, lieutenant de Anthoine Joseph, bailli  « de vénérables et discrets seigneurs les prieur et religieux chartroux de l'église et du monastère du mont de M.  Saint-Andrieu lez la ville et cité de Tournay » , et par les échevins dudit Chercq qui étaient Ghiselin le Monnier, Jehan de Helchouwez et Jehan Teste, ainsi que par le messager de Tournai, Jacques de Hornoy (3).

Ces trois documents sont des démentis formels pour tout ce qui a été écrit et publié jusqu'à ce jour sur le sujet que nous allons traiter.

Dans le Crayon, on trouve au degré III, dans la descendance du bâtard Thierri, Lambert DE LA HAMAIDE, seigneur de Vauchelle, époux de Jeanne Bodard et père de COLSON et de JENNE de la Hamaide, avec le mot incertaine (sic) placé sous les noms des enfants.

Ce LAMBERT est donné comme étant le frère germain d'un JEAN-THIÉRY (4) et comme fils de Michel de la Hamaide, seigneur de Luchin, et de Jenne de Pelicorne, sa seconde femme. Aussi le Crayon nous paraît-il être dû à la plume qui écrivit le Livre noir du patriciat tournaisien que nous avons annoté et publié. Quoi qu'il en soit, nous devons faire remarquer que l'auteur de cette filiation ne paraît pas fort instruit des choses qui concernent la famille dont il a eu la prétention de s'occuper. Ainsi, il donne pour fils à Michel de la Hamaide, seigneur de Luchin, et à Jeanne de Morcourt, sa première femme (5), Henri de la Hamaide, seigneur de Beaulieu, qui fut en réalité le frère germain dudit Michel. Le testament du seigneur de Beaulieu fut approuvé à Tournai, après le décès du testateur, le 20 juin 1470 (6).  Cet acte vient encore démentir le Crayon dont l'auteur a confondu Henri avec son neveu Thierri, fils de Michel et de Jeanne de Morcourt.

Le deuxième Thierri DE LA HAMAIDE fut écuyer, seigneur de Nieuregies (7), bailli de Cysoing (8), maître d'hôtel du sénéchal de Hainaut, sire de Werchin, Cysoing, le Biez, etc.

En 1506-7, il résidait au château du Biez, à Wiers (9). Il eut pour épouse Barbe Cazier, mourut en 1524 et fut inhumé dans l'église de la Chartreuse de Chercq (10).

A Chercq et à Ere-lès-Tournai, il y a eu et il y a des de la Hamaide roturiers dont le nom a bien varié dans son orthographe (11). Nous pensons qu'ils sont issus d'enfants naturels que des bâtards de la Maison chevaleresque eurent de filles roturières, car alors que les bâtards de nobles légitimes étaient nobles nés, les bâtards de bâtards nobles étaient roturiers nés.

Nous croyons, sans en avoir la certitude, que les de la Hamaide namurois descendent d'un de ces bâtards de bâtards.

Leur origine est très obscure. Eux-mêmes la connaissaient si peu que, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, ils se laissèrent tromper facilement par un faussaire qui s'évertua d'en établir les jalons.

La charte fausse, résultat de leur crédulité, a été enregistrée au folio 201, verso, du volume n° 70 des Reliefs et transports des fiefs du souverain bailliage de Namur, conservé dans les Archives de l'État de la dite ville (12). Nous la reproduisons ici :

« Sçachent tous ceux qui cette verront ou lire oyront, que pardevant Nous comme mayeur  et  échevins d'Ellinsart, pays de Hainaut, comparurent personnellement Nobles et généreuses personnes, Jean de la Hamaide, seigneur de Luchin, Henri de la Hamaide, seigneur de Beaulieu, Jacques de la Hamaide, seigneur de Richer, Philippe de la Hamaide, seigneur de Meurgy et Michel de la Hamaide, résidens à Tournai et aux environs, frères, et enfans  de bonne recordation Michel de la Hamaide, écuyer, y seigneur de Luchin, et de Damoiselle Jeanne de Morcourt, et  de Jeanne de   Pellicorne, première et seconde femme dudit Michel, seigneur de Luchin, Lesquels ont connu et déclaré pour warder paix et y amitié avec Lambert de la Hamaide, leur frère, expatrié au Pays de Liège, à cause d'un malheur arrivé fortuitement, que pour lui ayder à vivre honnêtement et selon son état et condition, et après luy pour ses hoirs et remanans, en jouir à toujours perpétuellement, qu'ils ont donné, cédé et transporté comme ils donnent, cèdent et transportent par cette, le fief de Vauchelle, avec maison, grange, estaules, brasinne, jardin, pachis, bois et terres immeubles (ahannables?), scituez en la couture de cette paroisse, contenant en tout aux environs de vingt-neuf mencaudées peu plus ou peu moins, à charge que si ledit Lambert alloit de vie à trépas, sans laisser hoirs procréés de son corps et de Damoiselle Jeanne, sa femme, qu'il ne pourra vendre, ny aliéner, ni transporter ledit   fief, maison, appendices ny partie d'icelles, ains que le tout devra sans contredit de bonne foy, retourner à eux comparans ou leurs hoirs et remanans. En témoin de vérité et de ce que dit est, avons-nous mayeur et échevins appendu à ces présentes lettres nos scels, en présence desdits comparans et de Gilles Daubrebis procureur du susnommé Lambert de la Hamaide, par luy authorisé et comis, garny de procure pour appointer et recevoir la donation icy-dessus devisée, et par luy en après acceptée, l'an de la Nativité de Nostre-Seigneur Jésus-Christ, mille cinq cent et un ».

« Et plus bas estant (sic) apposés quatre seels en cire jaune attachés par quatre parchemins. Et suivoit la copie conforme à son originel. Signé dessus et resté en mains du sieur Jean Théodorique DE LA HAMAIDE, bourgmaître de Dinant ».

On voit donc là comparaître dans l'année 1501, en qualité de frères, Jean DE LA HAMAIDE, seigneur de Luchin, Henri DE LA HAMAIDE, seigneur de Beaulieu, Jacques DE LA HAMAIDE, seigneur de Richer, Philippe DE LA HAMAIDE, seigneur de Meurgy et Michel DE LA HAMAIDE. Or, si en ladite année, les seigneurs de Luchin et de Richer étaient bien JEAN et JACQUES, le seigneur de Beaulieu ne pouvant être HENRI, mort en 1470, était prénommé JEAN, était le neveu dudit feu Henri et possédait aussi le fief de Haudion. Ce vrai seigneur de Beaulieu en 1501, était le fils cadet de Jean de la Hamaide,  fils aîné du bâtard Thierri. Et le seigneur de Meurgy (c'est-à-dire de Nieuregies en Havinnes) était, non pas Philippe, mais bien THIERRI , deuxième du nom, frère de JEAN, seigneur de Luchin, et oncle dudit  Philippe fils dudit JEAN. Quant à Michel fils de Michel nous n'en avons pas trouvé trace parmi les documents que nous avons vus concernant les enfants de Michel de la Hamaide, seigneur de Luchin (13).

Or pour que la charte de donation ne put être arguée de faux, il eut fallu y faire figurer les prétendus frères, chacun selon leurs rang et qualité. Alors le seigneur de Beaulieu eut été Jean, seigneur de Haudion et Beaulieu ; Henri mort depuis trente et un ans n'eut point été nommé, de même que Philippe qui ne naquit à la vie féodale qu'en 1517, et le Michel fils de Michel serait resté dans le néant d'où jamais il n'eut dû sortir.

Cette charte anéantie, il ne reste plus rien pour prouver l'origine de Lambert de la Hamaide en dehors des relations que sa descendance eut au commencement du XVIIe siècle avec la famille tournaisienne issue de Jean de la Hamaide-de le Rois, le locataire des Chartreux de Chercq en leur censé et brasserie du Masich. Si ces relations avaient été dues à une parenté agnate, nous devrions conclure à l'origine réellement tournaisienne des de la Hamaide namurois, mais le contraire nous est prouvé par le Registre aux transports de la Cour Notre-Dame à Namur pour les années 1602 à 1613 (14) où l'on voit que c'est par l'entremise de la famille FRUICTIER que ces relations s'établirent. Nous y lisons que Jean DE LE HAMEDDE demeurant à Tournai, fils de feu Pierre et de Claude Fruictier ; Pierre Gaillet, fils de feu Gabriel Gaillet et de Anne Fruictier, tant pour eux que pour Denis Fruictier, leur oncle ; Jean de Wert (15), mari de Jeanne Gaillet, sœur dudit Pierre, et Claude Gaillet, autre sœur dudit Pierre, ont fait le relief de la succession de feu Michel Fruictier, leur oncle et frère dudit Denis, dont le testament avait été enregistré pardevant la Haute-Cour de Namur. Il résulte de ce fait que Jean de la Hamaide, le tournaisien, dut se rendre à Namur avec Pierre Gaillet, et qu'il y a pu rencontrer les descendants de Lambert DE LA HAMAIDE.

Tout cela aboutit à faire dudit LAMBERT ou LAMBILLON, un personnage d'origine vague qu'on peut croire issu d'un bâtard quelconque de la puissante maison dont il porte le nom.

C'est donc par lui que nous sommes forcément obligé de commencer la filiation de la famille DE LA HAMAIDE établie dans le Sud-Est de la Belgique et qui n'a que ses armoiries pour preuve de sa parenté avec ses homonymes hennuyers.

²²²²²²²²²²²²²²²²²

(1) Archives communales de Tournai, Fonds  des  testaments, layette de 1486.
(2) Archives de l'État à Mons. Fonds des couvents et abbayes ; Archives des Chartreux de Chercq (jadis à Tournai).
(3) Nos archives. Copie faite au XVIIIe siècle. — Nous donnons ce document aux Archives communales de Tournai.

(4) En 1533, un Jehan DEL Hameude portant pour armoiries, trois hamaides, était échevin de l'église de Saint-Jean l'Évangéliste de Liège en sa cour de Merdorp. — J.-Th. de Raadt. Les Sceaux armoriés des Pays-Bas. T. II, p. 25.
(5) En disant première femme, nous parlons dans le sens du Crayon, mais nous avons constaté que Michel de la Hamaide de Luchin n'eut qu'une épouse (unique union sans convoi) nommée Jehenne de Morcourt, fille de Jehan de Morcourt, seigneur de Nieuregies, grand prévôt de Tournai, etc., et de Jehenne de Haudion, dite de Ghiberchies.
(6) Archives communales de Tournai. Fonds des Testaments, Layette de 1470.
(7) Nieuregies, fief tenu de Ghiberchies à Béclers. Il était sur le territoire de Havinnes (Hainaut).Nieuregies, fief tenu de Ghiberchies à Béclers. Il était sur le territoire de Havinnes (Hainaut).
(8) Bibliothèque Nationale de France. Collection Moreau. Reg. 260, f. 173.
 

(9)  Arch. Comm. de Tournai. Cartulaire des rentes dues en 4508, page 384.
(10) Aujourd'hui château de Madame la douairière Thorn-le Febvre.
(11) Au point de prendre la figure du nom des de Lameth, si célèbres en Picardie.
(12) Stanislas Boormans. Les fiefs du comté de Namur, XVIIIe siècle, p. 100. — Cet ouvrage a été imprimé à Namur chez Ad. Wesmael-Charlier, en cinq livraisons in-8°, non comprise l'introduction.
(13) Voici quels furent les enfants de Michel de la Hamaide et de Jeanne de Morcourt :

    1° JEHAN, écuyer, seigneur de Luchin (à Camphin-en-Pévèle) épousa Valentine de Velaines. Sa postérité a été confondue avec celle de Jehan de la Hamaide l'ainé, seigneur de Lussignies à Frasnes-lès-Buissenal en Hainaut, fils naturel d'Arnould II, sire de la Hamaide.
    2° JAQUES, écuyer, seigneur de Richier, épousa Jehenne le Feure, fille d'Allard le Feure ou le Fèvre. Dont postérité éteinte au XVIIIe siècle.
    3° THIERRI, écuyer, seigneur de Nieuregies, épousa Barbe Cazier.
    4° MARION, morte avant 1486, épousa Mtre Jehan le Leu, avocat, fils de Zègre Le Leu (Arch. Comm. de Tournai. Compte de l'exécution du testament de Maistre Jehan Le Leu, 18 mars 1487-88).
    5° FLORENCE, morte jeune (Testament de Jehanne de Morcourt, veuve de Simon du Gardin, approuvé à Tournai le 2 avril 1455-56).
    6° CHONNETTE (Agnès), mariée en premières noces à Guillaume Le Bon, marchand (1504,19 octobre, ravestissement), et en secondes noces
à Jehan du Fresnoy, écuyer, maire héréditaire de Thun-St-Amand, seigneur de Fermont-lès-Rivière (Pas-de-Calais), veuf avec enfants de N....... N....... (Arch. de Tournai. Test, et donations, layette de 1536).
    7° JEANNETTE, mariée avant 1499, à Percheval du Jonquoit (Arch. de Tournai. Chirographes, layette de 1499).
    8° NOËLLE, mariée à Gérard Regnault (Arch. de Tournai.  Donations, 1536).
(14) Archives de l'État à Namur.
(15) J'ai vu ce nom écrit de Werp dans quelques actes tournaisiens. Une famille de Werp existait à Kain dans le courant du XIXe siècle.

 

 

Filiation directe

 

I. Lambert dit Lambillon DE LA HAMAIDE est désigné par des généalogistes comme un conseiller de la ville de Tournai que certaines querelle et disgrâce, dues à un cas fortuit, avaient obligé à l'exil et qui s'était retiré aux environs de Fumay sous la protection de l'archevêque de Trêves (1). Pour nous, c'est infructueusement que nous avons recherché ce personnage parmi les magistrats et les conseillers pensionnaires de Tournai. De plus, les Registres de la loi de cette ville ne mentionnent pas Lambert de la Hamaide parmi les condamnés et les exilés.

Dans les actes entérinés au Registre n° 70 des Reliefs et transports de fiefs (2), on trouve au folio 202 verso, des lettres datées du 9 avril 1514 par lesquelles Guillaume de Croÿ, sire de Chièvres, etc., chevalier de la Toison d'or, charge Baudhuin de Lumay dit Pleting, fils de Hustin, et Lambillon DE LA HAMAIDE, dit Luchin, de rembourser en son nom des rentes dues à Pierre Alart par les fiefs de Monceau, de Méhaigne et de Boussu (3). Il existe aussi une attestation des hérauts d'armes J. BOUHELIER (Namur) et E. FLACCHIO (Luxembourg), délivrée le 19 septembre 1682 à Jean-Baptiste de la Hamaide, abbé de Lobbes, pour prouver sa descendance de Lambillon DE LA HAMAIDE. Une copie de cette pièce faite par François Lavache, notaire admis, fut enregistrée au souverain bailliage de Namur, le 13 mars 1732. C'est par elle que nous pouvons donner avec certitude, la filiation des de la  Hamaide namurois des XVe et XVIIe siècles (4).

On a vu dans l'acte donné in extenso, ci-devant, que Lambert est dit avoir été mis en possession de la censé de Vauchelle à Ellinsart (5) par ses cinq frères, tant consanguins que germains, lesquels étaient deux pouvant être frères, un oncle défunt trente et un ans avant la donation qu'on lui fait faire, un cousin encore en minorité et un inconnu. Si l'acte n'était pas d'une fausseté absolue, nous aurions pu comme tant d'autres en être dupe, mais grâce à notre critique nous avons évité cet écueil. Nous disons donc :

Lambert DE LA HAMAIDE, d'origine inconnue, épousa Jehenne BODART (6), originaire de Franchimont, dans la principauté de Liège. De cette union naquirent trois enfants, savoir :

COLSON ou NICOLAS DE LA HAMAIDE, qui suit, II.

JEHENNE de la Hamaide.

MARTINE de la Hamaide.

II Colson ou Nicolas DE LA HAMAIDE

Le 3 avril 1567, par acte passé pardevant les maïeur et échevins de la Haute Cour de Dinant, Noble homme Lambert de la Hamaide et Damoiselle Jeanne Bodart, sa femme, tous deux très avancés en âge, remettent la gestion de leurs affaires à Colson, leur fils (7).

Colson était domicilié à Haybes, alors fîef du Comté de Namur et aujourd'hui village du canton de Fumay en territoire belge annexé à la France. Il fut nommé maire de cette terre, le 27 octobre 1560, par Charles de Rubempré qui en était le seigneur (8). C'est dans cette paroisse qu'il mourut le 1er octobre 1573, après y avoir fait ériger dans l'église, un autel en l'honneur de Saint-Jean et de Sainte-Anne (9). Il avait épousé Anne DE SOY qui lui survécut jusqu'à la fin d'octobre 1597, année où elle testa le 4 juillet.

Dans son testament, Anne de Soÿ parle de feu sa belle-mère, Jenne Bodart.

Par acte du 12 novembre 1594, elle acheta pour la somme de 3400 florins de Brabant, une maison sise à Dinant en face de l'église de Saint-Martin, que lui vendit Jacques de Haut (10).

Colson de la Hamaide et Anne de Soÿ gisent dans l'église de Saint-Pierre à Haybes où on voyait encore en 1681, leur épitaphe déjà presque illisible et dont voici le libellé :

« Icy gist honorable Colson DE LA HAMAIDE en son tems maire de Haibes, qui trespassa le premier jour du mois d'octobre M. Vc. LXXIII ; et  Damoiselle Anne de Soÿ, sa femme, laquelle trespassa le....... jour du mois de.......Priez Dieu pour leurs âmes » (11).

De ce mariage, naquirent six enfants. Ils suivent :

l° Maistre Jean de la Hamaide, dit Jean de Haybes prêtre, licencié en théologie de l'Université de Louvain, où il fut quatrième au Concours de la faculté des Arts au collège du Faucon en 1556. Il fut admis au conseil de la même faculté, le 30 septembre 1558. Dès l'année suivante, il enseigna à la pédagogie du Faucon, et en 1564, il professa la Philosophie dans la pédagogie du Lis (12). Il assista à l'ouverture du testament de sa mère, le 5 novembre 1597, et mourut avant 1615.

MARGUERITE de la Hamaide, épouse de Jean PETIT, maire de Feppin (13). Elle était veuve et demeurait à Dinant avec sa mère en 1597. Ses enfants étaient : Jeanne Petit, femme de Hubert Joly ; Françoise Petit, mariée à Jacques Bernabé, et Marie Petit.

SERVAIS DE LA HAMAIDE, qui suivra, III.

FRANÇOIS DE LA HAMAIDE, qui suivra IIIbis, comme auteur de la branche luxembourgeoise (14).

GÉRARD de la Hamaide. Dans le partage des biens de ses père et mère, il obtint la censé de Mazée, quelques petits biens et des rentes.

GILLES de la Hamaide. En 1597, il demeurait à Givet dans une maison appartenant à sa famille.

III. Servais DE LA HAMAIDE, mort avant 1597, avait épousé Marie GÉRIN qui contracta une seconde alliance et vivait encore en 1615. Des actes de cette époque, nous la montre belle-soeur de Pierre Le Roy, bourgmestre de Dinant, et de Jean Philippeau dit Gillot. Servais laissa les trois enfants qui suivent :

JEAN DE LA HAMAIDE, qui suivra, IV.

2° FRANÇOIS de la Hamaide. Mentionné dans le testament et dans le partage de 1597, il vendit, d'accord avec son frère Gilles, à leur oncle François de la Hamaide par acte du 7 septembre 1615, leur part dans les bois de la Feuillée et de Cugnet à Haybes.

GILLES de la Hamaide. Il mourut à Givet, le 26 août 1664 (15).   

IV. Jean DE LA HAMAIDE était en 1597, le seul des enfants de feu Servais qui fut majeur. En 1601, il résidait à Namur dans une maison sise au pied du Pont de Sambre, mais en 1505 (lire 1605), il alla se fixer à Dinant. Ce fut à Namur qu'il épousa, vers 1601, sa première femme, Marie MONIOT (16),  fille de Vincent Moniot seigneur d'Hestroy, etc., échevin de Namur, commissaire des vivres pour gens de guerre et d'Adrienne de la Tour. Par acte passé le 13 janvier 1610, pardevant le notaire Périlleux et réalisé à la Cour de Bouvignes, le 3 février suivant, il vendit la moitié de la forge dite de Rupplémont, sise à Yvoir, à Guillaume Moniot, son beau-frère, avec lequel il la possédait indivisément. Mais, le 10 avril 1613, il racheta la totalité de cet établissement industriel qui prit dès lors le nom de Forge de la Hamaide (17).

Devenu veuf, Jean de la Hamaide convola en 1611, avec Marie Souvet, laquelle, veuve à son tour, vivait encore en 1636.

Par acte du 2 août 1616, Jean de la Hamaide, oncle à cause de sa femme, des enfants de feu Michel le Saige et de Gertrude Souvet, émit un avis favorable à la vente d'un bien sis à la Plante et appartenant aux dits enfants (18).

Il ne vivait plus en avril 1624, car le 27 dudit mois, Jeanne le Saige, jeune fille, transporte une rente de 8 florins au profit de Marie Souvet, sa tante, veuve de Jean de la Hamaide, maître de forges (19) :

Par ses deux mariages, Jean DE LA HAMAIDE fut père de neuf enfants, dont quatre du premier et cinq du second. Ils suivent :                              

Du premier lit :

ADRIENNE de la Hamaide, née à Namur dans l'année 1603, y mourut dans la paroisse de Saint-Jean-Baptiste (Saint-Loup), le 8 octobre 1673. A l'âge de vingt ans, elle épousa Alexandre MINEZ (20), docteur en médecine, mort dans la dite paroisse de Saint-Jean-Baptiste, le 21 juillet 1636, fils de Martin Minez et de Jeanne Michaux.

Adrienne figure comme veuve du docteur Minez dans un acte passé à Namur, chez le notaire Jénico, le 18 décembre 1638, où sont aussi nommés sa sœur Catherine et ses frères Jean et Philibert, ce dernier déjà ce dernier déjà religieux à Géronsart.

La même année, elle adressa une requête aux magistrats de Bouvignes, afin de pouvoir vendre la forge Hamaide, sise sur le ruisseau d'Yvoir. Cette autorisation lui fut accordée.

En conséquence, le 22 décembre 1638,  agissant tant pour elle-même que pour ses enfants mineurs et Jehan de la Hamaide, son frère, elle exposa au plus offrant, ladite forge. Ce fut alors que Jean de Seurct, demeurant à Givet, fit l'acquisition de cet établisse­ment industriel au nom de Jean de la Hamaide et consorts, moyennant la constitution d'une rente de 240 florins (21).

Le 7 avril 1655, Adrienne donna à loyer à Georges Féru, docteur en médecine, sa maison de la rue du Président, pour un terme de deux ans et pour le prix de 250 florins par an (22).

Adrienne fut mère de sept enfants tous nés à Namur ; ce sont :

   A.  Jean Minez, né le 24 mai 1624 ;   

   B.  Vincent Minez, né le 21 avril 1625 ;

    C.  Alexandre Minez, né le 1er octobre 1628 ;

   D.  Jean-Baptiste Minez, né le 26 février 1631(23) ;

   E.  Lambert Minez, né le 6 décembre 1633 ;

   F.  Alexis Minez, né le.......1635 (24) ;

    G.  Pierre Minez, né le 7 novembre 1636, posthume.

De ces enfants, l'aîné fut baptisé en l'église de Saint-Jean l'Évangéliste et tous les autres le furent dans l'église des Saints Jean, Loup et Nicolas (25).

VINCENT de la Hamaide, né à Dinant, le 17 octobre 1605, fut prêtre et chanoine régulier à Malonne, où il vivait encore en 1659. Il signa avec quelques autres religieux de son monastère, l'acte par lequel Jean de Wachtendonck, évêque de Namur, rendit régulière la cure de Flawinne (26).

JEAN DE LA HAMAIDE, qui suivra, V.

GUILLAUME de la Hamaide, né à Dinant, le 11 octobre 1609, prit l'habit religieux chez les Bénédictins de Florenne. Il devint prieur de ce monastère, puis en fut élu abbé le 21 janvier 1679, et y mourut le 1er octobre 1681(27).      

Du second lit :  

ANNE de la Hamaide, née à Dinant, le 4 mai 1612. Elle épousa Gilles DE LE HAYE (28).

MARIE de la Hamaide, née à Dinant, le 26 décembre 1613.

MARGUERITE de la Hamaide, née à Dinant,  le 26 septembre 1615. Elle épousa, dit-on, N....... STAPLEAU.

CATHERINE de la Hamaide, née à Dinant, le 14 septembre 1617.

PHILIBERT de la Hamaide, né à Dinant, le 14 mai 1619, dans la paroisse de Notre-Dame, prit l'habit religieux au monastère de Géronsart, abbaye de chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin. Il y devint procureur, puis succéda à l'abbé Jean Pielten par élection faite le 15 août 1646, dans le refuge de Namur à cause de l'état de guerre où se trouvait le pays. Le 15 juin 1655, il fut nommé vicaire-général de son ordre. Il mourut à Géronsart, le 20 août 1698 (29). On trouve dans la Bibliothèque de Sainte-Geneviève à Paris, au folio 49 du manuscrit n° 1151, les Lettres de l'abbé Philibert de la Hamaide.

V. Jean DE LA HAMAIDE, né à Dinant, y baptisé à Notre-Dame, le 17 juillet 1607, fut d'abord marchand apothicaire à Namur. Mais en 1640, il se fit maître de forges après avoir racheté la forge Hamaide de Michel Aux Brebis. Il alla alors s'établir à Dinant où il devint bourgmestre à son tour. Il vivait encore en 1689. Son épouse, Anne de Rouillon lui donna dix enfants, lesquels suivent :

JEAN-BAPTISTE,  en religion Dom Pierre de la Hamaide, baptisé à Namur dans  l'église de Saint-Michel, le 23 novembres 1631, entra comme novice à l'abbaye de Lobbes. Il y fit profession le 12 mai 1652, reçut les ordres mineurs le 25 dudit mois et célébra sa première messe le 26 mars 1656. Élu abbé après la mort de Lambert Ueris (ou Weris), il fut béni à Aix-la-Chapelle, en  1669 par Mgr Franciotti, nonce pontifical à Cologne. Le 22 octobre 1670, Dom Pierre de la Hamaide prit possession de la prévôté du vénérable chapitre de la collégiale de Saint-Ursmer de Binche (30). Le 19 septembre 1682, ce fut à sa demande que les hérauts d'armes à titre de Namur et de Luxembourg, J. Bouhelier et E. Flacchio, délivrèrent une attestation de noblesse pour la famille de la Hamaide établie à Dinant (31). Il mourut le 10 mai 1695 ; et fut inhumé dans l'église de l'abbaye de Lobbes, près de son prédécesseur, mort âgé de 55 ans, le 13 février 1658. Voici leur commune épitaphe :

 

HIC JACENT

RR. DOMINI

D. LAMBERTUS WERIS

ET

D. PETRUS DE LA HAMAIDE

ABB. LOBB.

REQUESCANT EN PACE.

 

MARIE de la Hamaide, baptisée à Namur, dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste (St-Loup), le 4 mai 1633.

GUILLAUME de la Hamaide, baptisé à Namur dans l'église de Saint-Michel, le 7 septembre 1634 (32).

ANDRÉ de la Hamaide, baptisé dans la même église, le 28 janvier 1636.

PIERRE-THÉODORE de la Hamaide, baptisé dans la même église, le 9 juin 1637.

ANNE-MAGDELEINE , dite Marie-Anne de la Hamaide, née le 25 avril 1639, baptisée en ladite église de Saint-Michel, le 29 du même mois, fut religieuse ursuline et mourut le 9 octobre 1689.

GUILLAUME de la Hamaide, baptisé dans la même église, le 13 février 1641, est mentionné comme vivant dans des actes de 1686 et 1690.

VINCENT de la Hamaide, baptisé à Dinant, dans l'église de Saint-Pierre, le 29 juin 1644, fut tenu sur les fonts par son oncle paternel, vénérable seigneur Vincent de la Hamaide, chanoine régulier de Malonne et par Mechtilde Wers, épouse de Jean de la Hamaide, maître de forges à Mirwart (33)

Le deuxième Vincent de la Hamaide fut un jurisconsulte distingué et avocat à la Cour de Liège. Il a laissé une œuvre très bien faite concernant les règles pratiques du notariat. Nous en connaissons cinq éditions (34).

Vincent de la Hamaide épousa par contrat du 22 novembre 1672, Marie DE LA THOUR, fille de Jean de la Thour, jurisconsulte et conseiller de Son Altesse Sérénissime le Prince-Évêque en la Cour souveraine féodale de Liège, etc., et de Marguerite Rolans. Il mourut à Liège, le 30 juin 1703 et y fut inhumé dans l'église de Saint-Nicolas-aux-Mouches, aujourd'hui  démolie. De son mariage, vinrent quatre enfants, savoir :                                  

   A. Jean-Philippe de la Hamaide, mort à Liège, sans alliance, le 14 août 1747, après avoir testé le 11 février 1745, pardevant Mtre André de Rossius, notaire, rue du Pot d'Or. Par son testament, il désigna pour héritiers, ses neveux à la mode de Bretagne Théodore-Joseph (Jean-Théodoric-Joseph) et Marie-Thérèse de la Hamaide ; mais par un codicile fait le 3 janvier 1746, il déshérita Marie-Thérèse (35).               

    B. Vincent de la Hamaide, mort à Liège dans la paroisse de Saint-Nicolas-aux-Mouches, le 10 janvier 1715.

     C. Marie de la Hamaide, décédée dans la même paroisse, le 1er octobre 1717.

    D. Anne-Catherine de la Hamaide, vivante en 1745. Elle fut déshéritée par son frère.

JEAN-THÉODORIC dit Jean-Thierri DE LA HAMAIDE, qui suivra, VI.

10° MARIE-THÉRÈSE  de la Hamaide, baptisée à Dinant, le 29 juillet 1655, y épousa le 13 décembre 1672, Jean-Robert Henrart, écuyer (36), conseiller du Souverain Bailliage de Namur (37).

VI. Jean-Théodoric dit Jean-Thierri DE LA HAMAIDE, baptisé à Dinant le 13 avril 1651, fut à son tour, bourgmestre de cette ville. C'est lui qui, qualifié ancien bourgmestre de Dinant, fit enregistrer ses armoiries dans l'Armorial général de France par les commis fiscaux de d'Hozier (38). Il porta : d'or à trois hamaides de gueules, celle de la pointe chargée d'une molette d'argent (39)

Il épousa avant 1682, Marie LE MAIRE qui est dite veuve dans un acte passé le 13 avril 1709.

De ce mariage, vinrent quatre enfants :

JEAN-FRANÇOIS DE LA HAMAIDE, qui suivra, VII

MARIE-CHARLOTTE de la Hamaide,  baptisée à Dinant, le 5 mars 1684.

JEAN-THÉODORIC de la Hamaide, baptisé à Dinant, le 4 juillet 1685.

MARIE-JOSÈPHE de la Hamaide, baptisée à Dinant, le 19 avril 1691, y fut mariée le 5 septembre 1710, avec Charles-Antoine-Joseph BORON  ou de Boron, écuyer, seigneur de Boisseilles, mort à Sommières, le 2 mars 1756, fils de Charles Boron (de Huy), aussi seigneur de Boisseilles. Ces époux vendirent leur fief de Boisseilles, le 17 février 1731, au comte Théodore-François de Beaufort (40).

VII. Jean-François DE LA HAMAIDE est dit âgé de 33 ans en 1716, ce qui indique l'une des années 1682 ou 1683 comme étant celle de sa naissance. Il mourut à Sommières-lès-Dinant, le 23 octobre 1758, après avoir été marié trois fois. Il épousa, en premières noces, à Bouvignes, le 13 avril 1709, Marguerite-Sara-Bonne CHARLES (41),  morte à  Liège, dans la paroisse de Sainte-Foi, le 28 août 1710 ; en secondes, à Sommières, le 30 août 1712, Isabelle-Antoinette DE HARROY ou DE HAN (42); enfin, en troisièmes noces, à Sommières, le 8 février 1714, Jeanne-Catherine-Emérentiane PIERSON (43), fille de Jean-Adrien Pierson ou Pirson, écuyer, et de Catherine Parent (44).

Jean-François de la Hamaide fut, par sa troisième femme, père de trois enfants, lesquels suivent :

JEAN-THÉODORIC-JOSEPH, dit Théodore DE LA HAMAIDE, qui suivra, VIII.

MARIE-CATHERINE de la Hamaide. née à Bouvignes, le 27 juillet 1717, y décédée le 20 octobre de la même année.

MARIE-THÉRÈSE de la Hamaide, née à Bouvignes, le 4 mars 1719, morte à Sommières, le 5 février 1773.

 

 VIII. Jean-Théodoric-Joseph dit Théodore DE LA HAMAIDE et aussi Thierri-Joseph, naquit à Bouvignes, le 14 décembre 1715. Il fut bailli des bois et forêts que Sa Majesté Impériale et Royale Marie-Thérèse, impératrice des Romains, reine d'Allemagne, et de Hongrie et souveraine des Pays-Bas, possédait au comté de Namur.

C'est lui qui, sous le nom de Théodore DE LA HAMAIDE, fut le principal héritier de Jean-Philippe de la Hamaide, fils de Vincent, qu'on a vu, ci-devant.

Le 27 octobre 1746, il épousa sa cousine germaine, Marie-Thérèse DE BORON (45), fille de Charles-Antoine-Joseph de Boron, écuyer, et de Marie-Josèphe de la Hamaide, qu'on a vue, ci-devant.

De ce mariage, vinrent au moins deux enfants, savoir :

MARIE- FRANÇOISE- JOSÈPHE de la Hamaide, née à Namur, le 8 février 1753, ondoyée le même jour et baptisée le 18 mars suivant dans ladite ville, en la paroisse de Saint-Jean l'Evangéliste, mourut à Givet. le 31 décembre 1790.  Elle épousa à ......., le ....... mars 1784, dans l'église de .......

Pierre-Joseph-Bauduin DE GAIFFIER (46), écuyer, seigneur de Maharenne, Bouges, Houx, Marche-les-Dames, Boninne, etc., licencié-ès-lois de l'Université de Louvain (6 juillet 1781), né à Senenne, sous-Sovet, le 7 juillet 1756, fils de Pierre-Joseph-Bauduin de Gaiffier de Tamison, écuyer, seigneur de Boninne, Bouges, Boing, Houx, Marche-les-Damme, Maharenne, Bolinne, etc., et de Marie-Françoise-Ernestine de Maucour, dame héritière de Houx. — M. de Gaiffier de Maharenne mourut à Namur, le 13 juillet 1823, après avoir été membre de l'Etat noble du comté de Namur, échevin, maire et bourgmestre de Namur pendant 36 ans, membre du conseil général et du collège électoral du département de Sambre et Meuse, reconnu noble aux Pays-Bas et membre du corps équestre de la province de Namur dès le 20 février 1816, créé baron DE GAIFFIER DE MAHARENNE par diplôme du 24 juillet 1820.

De ce mariage, vint une fille et unique héritière, Marie-Thérèse-Guillelmine DE GAIFFIER DE MAHARENNE, baptisée à Namur, dans l'église de Saint-Jean l'Évangéliste, le 13 janvier 1786, morte au château de Houx, le 25 décembre 1865, après avoir épousé, en premières noces, le 28 février 1810, le comte Anatole-Louis-Joseph-Félix Lallemant de Lévignen, et, en secondes noces, à ......., le ....... Sébastien de Coux, mort avant décembre 1865 (47). Elle n'eut d'enfants que du premier lit.

THÉODORIC-FRANÇOIS-ADRIEN-JOSEPH (48) dit Adrien DE LA HAMAIDE, qui suit, IX.

IX. Théodoric-François-Adrien-Joseph, dit Adrien DE LA HAMAIDE serait né (selon des notes que nous a fournies feu Mlle C.-M. Breyer) soit à Namur, dans la paroisse de Saint-Jean l'Évangéliste, soit à Sommière-lès-Dinant, le 19 août 1760. Du reste, son origine et sa légitimité sont incontestables, car elles ont été prouvées judiciairement comme on le verra ci-après.

Adrien de la Hamaide fut reçu chanoine régulier à l'abbaye noble du Neufmoutier-lès-Huy où il prononça ses vœux, le 15 juin 1783, année où il reçut la prêtrise à Liège. Mais tout à coup arriva la révolution française dont les troupes et les idées envahirent la Belgique et de la Hamaide dut quitter son monastère. Alors pour subsister plus à l'aise, il usa d'un moyen homéopathique : il se fit jacobin révolutionnaire et se maria civilement à Marie-Joseph RIFFON, née à Huy, le 12 mai 1776, morte veuve à Noville-les-Bois (Namur), le 22 août 1853. Voici ce qu'on lit dans les Recherches historiques et bibliographiques sur les journaux et les écrits périodiques liégeois par Ulysse CAPITAINE (49), à la note 1 de la page 148.

« L'éditeur de ce journal (le Télégraphe) avait établi un café (faubourg Saint-Gilles, N° 530) sous l'enseigne du Télégraphe ; le sieur A. LA HAMAIDE, ex-chanoine, en faisait les honneurs. C'était le lieu  de réunion des Jacobins liégeois : tous les soirs, un des habitués montait sur une table et donnait lecture, à haute voix, des articles de fond du Journal de Wendler. — Voir la réponse au Mémoire du citoyen Duperron, commissaire de police (par J. Pestieaux) Liège. L. J. Bernimolin, 1797, in-8° de 15 pages. »

Le 23 mai 1782, par acte passé en l'abbaye du Neufmoûtier, ADRIEN, pour favoriser le mariage de sa sœur, avait renoncé à la plus grande partie de son héritage en se faisant moine. Tout eut très bien marché sans doute, si des changements politiques, administratifs et religieux, n'avaient pas suivi la conquête de la Belgique par les Français. Cessant d'être moine, ADRIEN voulut aussi ne plus être prêtre et reprendre ses droits civils en même temps que ses biens temporels. Il dut plaider contre la famille de Gaiffier dont il finit par triompher à Liège, le 27 mai 1820.

Voici le titre d'un mémoire élaboré, à propos de sa revendication d'hoirie, par l'avocat E. L. LOROIS et l'avoué LESPÉRANCE ;

« Mémoire pour François-Adrien-Joseph DE LA HAMAIDE, laboureur à Noville-les-Bois, APPELANT, contre Pierre-Joseph-Baudhuin DE GAIFFIER DE TAMISON, son beau-frère, Bourgmestre, Président de Namur ; demoiselle Guillemine DE GAIFFIER, dame de Lévignen, et Anatole-Louis Joseph-Félix LALLEMAND, comte de Lévignen, son époux, l'autorisant, intimés. »

Sans lieu, ni date, mais pouvant être classé à l'année 1819 (50).

On voit que sa cause fut gagnée à la page 167 du tome VIIe des Arrêts de la Cour de Liège (51).

ADRIEN de la Hamaide mourut âgé de 92 ans à Noville-les-Bois, dans la province de Namur, le 14 février 1853.

Selon des renseignements particuliers, ADRIEN aurait été père de cinq enfants, mais nous n'avons pu parvenir à connaître que les prénoms  de deux d'entre eux, un fils et une fille qui suivent :

PIERRE-ADRIEN-JOSEPH DE LA HAMAIDE, qui suivra, X.

2° MARIE-JOSÈPHE-OLYMPE de la Hamaide, née à Herstal, morte à Noville-les-Bois, âgée de soixante-et-treize ans, le 24 mars 1872, après avoir épousé, en premières noces Jean-Lupsin THIÉRY, et en secondes, Louis-Joseph RONVAUX. Son fils, le docteur RONVAUX a été membre de la Chambre des Représentants.

 X. Pierre-Adrien-Joseph DE LA HAMAIDE, cultivateur-propriétaire à Noville-les-Bois, naquit à Rotheux-Rimière dans le pays de Liège, le 22 ventôse an V (12 mars 1797), et mourut à Noville-les-Bois, le 5 juillet 1867, après avoir été marié deux fois. Il épousa, en premières noces Marie-Antoinette LAMBOT, née audit Noville, y décédée étant âgée de 53 ans, le 13 janvier 1848, et en secondes noces, aussi à Noville, le 25 octobre 1849, Marie-Ange MOTTE, née audit lieu, y décédée le 14 septembre 1881, à l'âge de 68 ans.

De la seconde union, naquirent trois enfants :

ADRIEN-JOSEPH de la Hamaide, né à Noville-les-Bois, le 18 juillet 1850.

GUSTAVE-JOSEPH de la Hamaide, né audit lieu, le 18 septembre 1853.

JULIE-GODELIVE de la Hamaide, née audit Noville, le 18 avril 1856, y décédée, le 17 avril 1858.

²²²²²²²²²²²²²²²²²

(1) P. De La Hamaide. Le livre noir du patriciat tournaisien, dans les Souvenirs de la Flandre wallonne, 2e série, t. III, pp. 75,76. Douai, L. Crépin, 1883, in-8°.
(2) Archives de l'État à Namur.
(3) Il s'agit de fiefs namurois : Monceau-en-Ardenne, Mehagne et Boussu-en-Fagne.
(4) Arch. de l'État à Namur. Reliefs et transports, Reg. n° 70, fol. 225, verso.
(5) Ellinsart est un hameau de la commune de Hergnies-lès-Condé sur l'Escaut.
(6) BODART : d'argent à une aigle contournée de sable, chargée sur la poitrine d'un écusson d'argent à la croix de gueules.
(7) Arch. de l'État à Namur. Reg. 70, fol. 203, verso.
(8) Id. ibid. Fol. 204.
(9) Testament de Anne de Soÿ, ouvert le 5 novembre 1597. Arch. de l'État à Namur, Reg. 70, folio 207, verso.
(10) Arch. de l'État à Namur. Reg. 70, fol. 205.
(11) ld. ibid. id. — Nous croyons que Anne DE SOY fut de la famille liégeoise de ce nom qui porte pour armoiries : de gueules à cinq fusées (fuseaux) d'argent, accolées en fasce et touchant les bords de l'écu.
(12) Analectes pour servir à l'histoire ecclésiastique de la Belgique, t. XXI, p. 120, n° 63. — Ce tome XXI est le V° de la seconde série.
(13) Feppin ou Fepin, Lès Rocroi, Ardennes.
(14) C'est notre opinion personnelle, basée sur le testament d'Anne de Soÿ et le mariage que contracta à Givet ou aux environs, le premier Jean de la Hamaide établi à Mirwart comme maître de forges.
(15) Archives de l'état-civil de Givet.
(16) MONIOT D'HESTROY : d'azur à trois fers de piques d'argent. Cimier : un fer de pique de l'écu. — Selon la généalogie de la famille Moniot (Annuaires de la Noblesse   de Belgique pour 1875 et 1879), l'époux de Marie Moniot se prénommait François, mais les documents que nous avons consultés le prénomment Jean. Quoi qu'il en soit, cet époux était l'un des fils de Servais de la Hamaide.
(17) Arch. de l'État à Namur.
Échevinage de Bouvignes.
Fardes aux transports du XVIIe siècle.
(18) Idem. Registre aux transports de la Cour de Notre-Dame à Namur, folio 30.
(19) Idem, ibid, folio 146, verso.
(20) MINEZ : de sinople à trois étoiles d'argent.
(21) Les nouveaux propriétaires revendirent la forge par acte du 14 janvier 1639, à Michel Aux Brebis, bourgmestre de Dinant. — La première vente avait eu lieu du consentement des plus proches parents d'Adrienne : Jean de la Hamaide, son frère ; Pierre Moniot, prêtre, chanoine et prévôt de la collégiale de Notre-Dame de Namur, son oncle ; Vincent de Harscamp, son cousin germain ; et le second mari de Jeanne Michaux, sa belle-mère, nommé Mtre Dardenne, avocat (Arch. de l'État à Namur.  Échevinage de Bouvignes, transports.)
(22) Arch. de l'État à Namur, Protocoles du notaire Darmont.
(23) Un Jean Minez fut licencié-en-médecine et pensionnaire de la ville de Namur après 1650 ; Jean-Baptiste Minez était licencié en médecine à Namur en 1686.
(24) Alexis Minez mourut curé de la paroisse de Solre-Saint-Géry, en 1710. II est auteur d'une Théologie morale, écrite en latin et publiée à Liège en trois volumes in-octavo, chez Guillaume-Henri Streel en 1690.
(25) Archives de l'État-civil de Namur.
(26) Victor Barbier (l'abbé). Cartulaire de Malonne, pp. 101 à 103.
(27)
Dom Ursmer Berlière. Monasticon belge, t. I, p. 13.
(28) Archives de l'Etat de Namur. Registre aux transports de la Cour Notre-Dame, de 1626 à 1636, fol. 189.
(29)
Dom Ursmer Berlière. Monasticon belge, t. I, pp. 138 et 186.
(30)
Dom Ursmer Berlière. Monasticon belge, t. I, p. 224.
(31) Archives de l'État de Namur. Registre aux reliefs et transports du Souverain bailliage, t. 70, folio 225 verso.
(32) Ce premier Guillaume mourut nous semble-t-il, avant février 1641, date de la naissance du second Guillaume figurant ici sous le n° 7, car au XVIIe siècle, on commençait à ne plus donner aussi souvent, le même prénom à deux enfants issus des mêmes père et mère et vivant simultanément.
(33) Ce Jean de la Hamaide, de Mirwart, était le fils de François de La Hamaide, frère de Servais. C'est l'auteur de la branche luxembourgeoise  et américaine.
(34) L'art de contracter et tester conforme au droit et coutumes, in-8°, 6 ff. et 564 pages.
      2° Méthode des contrats et actes pour cause de mort, tirée des principes du droit écrit et coutumier, dite l'Art de contracter et tester. Liège, Daniel Moumal, 1689, in-8°, 12 ff. et 564.  
      3° L'art de contracter et tester conforme au droit et coutumes avec modèles de contrats et actes de volonté dernière. Nouvelle édition, Liège, P. Domthey, 1708, in-8°, 6 ff. et 568 pages. 
      4° Même titre. Liège, J. Bouxée. 1728, in-8°, 6 ff. et 066 pages.      
     
5° Même titre.  Nouvelle édition revue et augmentée. Liège, L. -J. Bernimolin, 1785, 2 volumes in-8°, le premier de 3 ff. et 473 pages ; le second de 258 pages.          
(35) Stanislas Bormans. Les fiefs du comté de Namur, Ve livraison, XVIIIe siècle, p. 129.
(36) Archives de l'État de Namur. Fonds de Bouvignes, Liasses des actes de transports, 27 janvier 1700.
(37) Leur fille, Mère Emérentiane Henrart, religieuse du Saint-Sépulchre à Bouvignes, reçut pour dot une rente de 150 florins affectée sur la maison jadis possédée par son aïeul, Jean de la Hamaide, bourgmestre de Dinant. Elle avait des sœurs et des frères.
(38) D'HOZIER. Armorial de Flandre, etc., publié par Borel d'Hauterive Paris, Dentu et Dumoulin, 1856, in-8°, p. 314, n° 35.
(39) Une hamaide est une barre de barrière qu'on figure en héraldique par une fasce alaisée.
(40) Stanislas Bormans. Les fiefs du comté de Namur, V° livraison,
p. 97.
(41)
Idem, ibid, p. 52.
(42) Nous avons vu dans des notes que nous a fournies Mlle Catherine-Marie Breyer, les noms de de Harroy et de de Han appliqués à la seconde femme de Jean-François de la Hamaide. Comme elle n'a pas laissé postérité, la chose est de peu d'importance.
(43) PIERSON : d'argent à trois léopards lionnes de sable armés et lampassés de gueules.
(44)
Stanislas Bormans. Les fiefs du comté de Namur, V° livraison, pp. 93-94. — Archives de l'État de Namur. Fonds de Bouvignes, Registre aux transports de biens des années 1700 à 1755, folio 107.
(45) BORON : d'argent à une aigle de sable, selon l'Armorial général de France.
(46) DE GAIFFIER : de sable à une hallebarde d'argent à la hampe d'or, posée en pal, accostée de deux étoiles à six rais d'or, — Le contrat de cette alliance fui passé le 5 mars 1784, [ De Patoul (le colonel). La Noblesse belge, année 1892, 2e partie, p. 788].
(47) Annuaire de la Noblesse do Belgique, année 1872, pages 164 et 165.
(48) Nous donnons ces quatre prénoms d'après diverses notes, mais nous n'avons pas vu les actes de baptême et de confirmation de celui que M. le chanoine Doyen dans sa Bibliographie namuroise, t. II, p. 235, prénomme François-Adrien-Joseph d'après un mémoire judiciaire signé de l'avocat Lorois et de l'avoué Lespérance.
(49)
Liège, J. Desoer, 1850, vol. in-18.
(50) Doyen (le chanoine), curé-doïen de Wellin. Bibliographie namuroise, t. II, pp. 235-236.  n° 1565. Il y a là une vraie  biographie d'Adrien de La Hamaide.
(51) Zoude, Lesack et Brixhe. Table alphabétique des sept premiers volumes des arrêts de la Cour de Liège. Liège, 1826. in-8°. Lettres S. A. — B. R. Arrêt du 27 mai 1820, rendu sur plaidoirie de Mtre Lelièvre, père.

 

 


 

Branche cadette luxembourgeoise et américaine

 

IIIbis. François DE LA HAMAIDE, quatrième enfant et troisième fils de Nicolas de la Hamaide, dit Colson, et de Anne de Soy, était domicilié à Dinant du vivant de sa mère et y faisait le commerce de bois de compte à demi avec elle. Plus tard il alla se fixer à Haybes.

Le 7 septembre 1615, il. acquit de ses neveux François et Gilles DE LA HAMAIDE fils de feu Servais, leur part dans les bois d'aisance dits de la Feuillée et de Cugnet à Haybes, pour lesquels il fut en procès avec René de Renesse, comte de Warfusée, seigneur dudit Haybes. Le procès fat terminé le 12 mai 1618. Nous ignorons le nom de la femme de François de la Hamaide, mais le testament d'Anne de Soy, sa mère, nous donne les noms de ses enfants légitimes nés avant le 4 juillet 1597. Ces enfants suivent :

JEAN DE LA HAMAIDE, qui suivra, IV. (1).

CATHERINE de la Hamaide.

ANNE de la Hamaide. — Le 16 février 1650, Anne de la Hamaide, veuve de Jean RASKIN, maître de forges à Givet, Jean et Henri Raskin, ses fils, et Marguerite Raskin, sa fille, femme de Bertrand BERTRAND, greffier d'Agimont, transportèrent la censé de Chestrevin à P. Stainier (2).

IV. Jean DE LA HAMAIDE, domicilié d'abord à Givet, quitta cette ville vers 1630, pour aller à Soheit, rechercher des mines de fer. En 1639, il était maître de forges à Mirwart (3). Sa femme fut Mecthilde WEETHS, dite Werls, nièce de Pierre Weerths, bailli d'Agimont (4). Le 29 juin 1644, elle fut marraine à Dinant, de Vincent de la Hamaide petit-fils du cousin germain de son mari, comme il a été dit ci-devant.

L'historiette relative à la mésalliance commise par Jean de la Hamaide (de fort douteuse noblesse) avec Mecthilde  Wertz ou Wirtz, fille d'un riche banquier d'Anvers, nous a toujours paru d'un ridicule achevé. Ce Jean de la Hamaide, fils d'un marchand de bois, mit sur un pied presque princier par rapport au riche bourgeois d'Anvers, prouve que les gens du dix-huitième siècle qui ont imaginé cela n'avaient plus aucune idée des mœurs antiques sous le règne desquelles les plus hauts gentilshommes épousaient des bourgeoises sans y mettre la  moindre mauvaise grâce : nous l'avons constaté cent fois (5).

Jean de la Hamaide, mort très âgé vers 1676, avait eu pour fils, Jean DE LA HAMAIDE, qui suit, V.

V. Jean DE LA HAMAIDE, dit del Hamaide, fut greffier ou clerc juré de la cour de Villance, d'Awenne, de Mirwart et de Redu. Nous avons vu la commission qu'il rédigea pour les bourgeois de Villance pouvoir faire vendre quantité de hêtres sis derrière Transinne. Cet acte est du 2 mai 1639.

Jean de la Hamaide mourut à Chassepierre, le 6 décembre 1669, après y avoir épousé Jeanne DE ROSSEL native dudit lieu, y décédée le 13 décembre 1693, fille de Jean de Rossel, lieutenant-bailli de la terre allodiale de Chassepierre, domicilié aux Epioux-Bas (6).

De cette union, vinrent deux enfants, savoir :

NICOLAS DE LA HAMAIDE, qui suivra, VI.

MARIE-JEANNE de la Hamaide, morte subitement à Chassepierre, le 7 mars 1685, après avoir épousé le 19 avril 1684, Henri CHENUT.

VI. Nicolas DE LA HAMAIDE, propriétaire à Couvreux-sous-Dampicourt (Luxembourg), naquit à Chassepierre et il épousa à Couvreux, Catherine GILLOT, fille de Quentin Gillot, lieutenant de cavalerie espagnole, mort avant 1679, et de Anne André, native de Meix-devant-Virton.

Le 27 mars 1672, Nicolas del Hamaide avait demandé la réalisation de la reconnaissance d'une dette de 7366 patacons due par Marie-Cléophe de Hohenzollern, dame de Mirwart, duchesse d'Arenberg et d'Aerschot, à Arnold Dhoffsmite (d'Hofschmidt), capitaine et officier de la terre de Mirwart (7).

Nicolas de la Hamaide, qui s'était marié étant déjà vieux avec une femme relativement très-jeune, mourut à Chassepierre, le 30 mars 1713, et sa veuve convola à Rossignol, le 10 février 1714, avec Jean Habaru, officier de la seigneurie de Rossignol, veuf de Jeanne Verton, puis, encore veuve, reconvola avec Nicolas Mathieu, du village de Sainte-Marie.

Catherine GILLOT avait donné cinq enfants à Nicolas de la Hamaide ; ils suivent :

JEAN-IGNACE de la Hamaide, baptisé à Chassepierre, le 29 janvier 1695, y décédé le 2 février 1709.

ÉLISABETH de la Hamaide, baptisée audit lieu, le 8 janvier 1699.

JOSEPH de la Hamaide, baptisé audit lieu, le 6 octobre 1702, y décédé le 20 novembre 1705.

JEAN-BAPTISTE de la Hamaide, baptisé. audit Chassepierre, le 23 janvier 1705, fut tenu sur les fonts par Jean Fisenne, et par Elisabeth Largent. Il épousa à Rossignol, le 15 août 1730, Gillelte-Elisabeth HABARU, baptisée audit Rossignol, le 21 janvier 1698, veuve de Henri Rossignon, (du village d'Orsainfaing), et fille de Jean Habaru, homme de fief et officier de la seigneurie de Rossignol, et de Jeanne Verton, sa première femme. — Comme on a pu le voir plus haut, Jean Habaru fut doublement beau-père de Jean-Baptiste de la Hamaide. Ce dernier fut père de trois enfants, savoir :

  A) Pierre, né à Rossignol, y baptisé le 25 janvier 1731, fit ses études aux Jésuites de Luxembourg, devint vicaire à Orsainfaing, Jamoigne et Juvigny, puis fut nommé chanoine du chapitre de Ciney. Il mourut en 1803, à Rossignol, chez son beau-neveu, le docteur Rogier-Rossignon.

   B)  Marie-Joséphine, née à Rossignol, le ....... mars 1733, y fut mariée, le 21 janvier 1748, avec Philippe Rossignon, du village de Martinville. — Deux notes reçues du Luxembourg, étant contradictoires relative­ment à son décès (que l'une fixe au 28 décembre 1785, l'autre au 28 septembre 1786 prouve que trop de richesses nuit.

      C)  Marie-Françoise, baptisée à Rossignol, le 3 mars 1736, y décédée le 11 juin 1740.

JOSEPH DE LA HAMAIDE, qui suivra, VII.

VII. Joseph DE LA HAMAIDE, propriétaire à Hachy, fut baptisé à Chassepierre, le 27 mai 1708, et tenu sur les fonts par Thomas et Anne Bosquet.

Il mourut à Hachy, le 14 mars 1793, après y avoir épousé, le 4 octobre 1735, Marne-Françoise PICKAR, native de Hertzig, fille de Louis Pickar, et de Marie Seyler.

De cette union, vinrent dix enfants, tous nés et baptisés à Hachy. Ils suivent :

MARIE-CATHERINE de la Hamaide, baptisée le 16 novembre 1736. Elle épousa Mathieu Schung, du hameau de Sampsont-sous-Hachy.

JEAN-BAPTISTE DE LA HAMAIDE, qui suivra, VIII.

PIERRE-JOSEPH de la Hamaide, baptisé le 30 avril 1741, mort à Hachy, le 26 janvier 1766.

JEAN de la Hamaide, né le 3 mars 1743, baptisé le 20 dudit mois. Il alla se fixer en Amérique.

MARGUERITE de la Hamaide, baptisée le 17janvier 1746,   épousa   N ....... , WARLOMONTde Behem-lès-Anlier,

JEAN-LOUIS de la Hamaide, baptisé le 22 août 1748, mort à Hachy, le 25 septembre 1749.

ÉLISABETH de la Hamaide, baptisée le 1er septembre 1750, morte à Hachy, le 4 décembre de la même année.

THÉODORE-MARIE-LOUIS DE LA HAMAIDE, qui suivra, VIIIbis, comme auteur du Rameau Cadet.

MARIE-FRANÇOISE de la Hamaide, baptisée le 2 mars 1754. Elle fut mariée trois fois : En premières noces, à Luxembourg, le 16 janvier 1775, avec Georges Jonas; en secondes noces, avec N....... ABRASSART, et en troisièmes noces, avec Jean-Adam DEYNERT. — Elle mourut le 8 novembre 1835.

10° ANNE-MARIE de la Hamaide, baptisée le 3 juin 1756, morte à Hachy, le 21 janvier 1758,

VIII. Jean-Baptiste DE LA HAMAIDE ; propriétaire et cultivateur à Hachy, fut baptisé dans cette commune, le 13 décembre 1738. Il épousa Suzanne MERGEN, de la commune d'Attert. De cette union, vinrent sept enfants, tous baptisés à Hachy. Ils suivent :

HENRI-JOSEPH de la Hamaide, baptisé le 11 septembre 1761, mort à Hachy, le 26 janvier 1766.

JEAN-BAPTISTE-TOUSSAINT de la Hamaide, baptisé le 12 juillet 1763. Arrivé à l'âge d'homme, il s'engagea soldat au régiment de Wirtemberg en garnison à Luxembourg. Plus tard, après plusieurs missions périlleuses entre Luxembourg et Anvers, toutes rem­plies avec intelligence et courage, durant la Révolution brabançonne, il reçut le grade de sous-lieutenant dans le corps-franc de Loutz. Blessé plusieurs fois grièvement, surtout en 1794, il fut nommé capitaine au 60e régiment d'infanterie au service d'Autriche en 1800. Il était major autrichien en 1813, lorsqu'il fut fait prisonnier par les Français qui l'internèrent à Blois. Sa famille ignore ce qu'il devint depuis.

JEAN-FRANÇOIS de la Hamaide, baptisé le 1er avril 1765, fut d'abord chanoine régulier de l'ordre de Saint-Augustin à l'abbaye de Rolduc (duché de Limbourg), puis commissaire administrateur des biens de cette maison en 1796. Il devint ensuite aumônier du 58e régiment d'infanterie au service autrichien et mourut le 29 janvier 1799, à Obermemming, près de Fels en Tyrol.

4° MARIE-JOSÈPHE de la Hamaide, baptisée le 7 septembre 1767. Nous ignorons sa destinée.

THÉODORE DE LA HAMAIDE, qui suivra, IX.

THÉODORE-JOSEPH, dit JOSEPH de la Hamaide, baptisé le 12 juillet 1771, mort à Hachy, le 13 janvier 1784.

JEAN-PIERRE de la Hamaide, baptisé le 17 juin 1773.  Il fut employé chez un fabricant à Reims en Champagne. Sa famille le croit mort dans cette ville sans alliance connue.

IX. Théodore DE LA HAMAIDE, cultivateur-propriétaire à Rodz ou Rood-sur-l'Eisch, fut baptisé à Hachy, le 17 août 1769. Il mourut à Septfontaines-lès-Ansembourg, le 23 mars 1815, après avoir épousé vers 1795 (à Bissen ?), Suzanne PENNING, morte à Hondelange, le 1er février 1819. — De cette union, vinrent sept enfants qui vinrent se fixer à Breuvanne (sous Tintigny en Luxembourg). Ils suivent :

CATHERINE de la Hamaide, née à Koerig ou Koerich, le 23 février 1797, morte à Tintigny, le 7 février 1850.

2° MICHEL de la Hamaide, né à Rood-sur-l'Eisch, le 29 septembre 1799, épousa à Tintigny, le 7 mai 1828, Catherine HUBERT, née dans ladite commune, au hameau de Breuvanne, le 12 février 1804. De ce mariage, vinrent, au moins, deux fils : Auguste et Henri DE LA HAMAIDE. Michel parapit avoir quitté  Tintigny pour aller se fixer au Hameau de Pin sous Izel. On nous a affirmé que c’est à Pin qu’il mourut et que ses deux fils avaient entrepris la fabrication des allumettes chimiques. AUGUSTE près de Reims et HENRI près des frontières d'Italie (8).

CHARLOTTE de la Hamaide, mariée à Henri-Joseph GRéVISSE, de Habay-la-Ville. Elle vivait encore en 1861.

JOSEPH de la Hamaide, né à Rood-sur-l'Eisch, le 12 novembre 1804, mort au hameau de Breuvanne à Tintigny, le 4 octobre 1889, avait épousé dans ladite commune, le 27 août 1833, Marie-Catherine RION, née audit Tintigny, le 22 février 1810. Il fut père de dix enfants nés tous au hameau de Breuvanne-sous-Tintigny. Ils suivent :

    A) Anne-Marie DE LA HAMAIDE, née le 19 janvier 1835, morte à Tintigny, le 26 juillet 1876, après avoir épousé C. Drouot, parisien.

     B) Joséphine DE LA HAMAIDE, née le 2 octobre 1836, morte à Paris, le .......1888.

          C)   Caroline DE LA HAMAIDE, née le 2 novembre 1838, morte à Tintigny, le 21 août 1853.

      D) Victoire DE LA HAMAIDE, née le 7 février 1841. Sans alliance. Elle demeure à Paris.

    E) François-Joseph DE LA HAMAIDE, né à Tintigny, le 4 février 1843. Voici qu'elle était son adresse en 1890.

« Frank DE LA HAMAIDE ; manufacturer of choice cigars. Factory, n° 30, second district of Illinois, Franklin grove, Minois. »

    F) Hippolyte DE LA HAMAIDE, né à Tintigny,  le 16 juillet 1845, épousa à Paris, Lucie LAGNEAU.

        G) Fanie DE LA HAMAIDE, née le 14 décembre 1847, morte à Tintigny, le 17 mars 1860.

    H) Louis DE LA HAMAIDE, né à Tintigny, le 29 août 1850, y demeurant, au hameau de Breuvanne, en 1897.

    I) Catherine DE LA HAMAIDE, née le 26 mars 1853, mariée à Tintigny, le ....... 18......., avec J....... CLAINESSE.

    J) Pauline DE LA HAMAIDE, née le 29 juillet 1857, demeurant à Tintigny, au hameau de Breuvanne, chez sa mère, en 1896.