
On a vu
dans l'acte donné in extenso, ci-devant, que Lambert est
dit avoir été mis en possession de la censé de Vauchelle à
Ellinsart (5) par ses cinq frères, tant consanguins que
germains, lesquels étaient deux pouvant être frères, un oncle
défunt trente et un ans avant la donation qu'on lui fait faire,
un cousin encore en minorité et un inconnu. Si l'acte n'était
pas d'une fausseté absolue, nous aurions pu comme tant d'autres
en être dupe, mais grâce à notre critique nous avons évité cet
écueil. Nous disons donc :
Lambert DE LA HAMAIDE,
d'origine inconnue, épousa Jehenne BODART
(6), originaire de Franchimont, dans la principauté de
Liège. De cette union naquirent trois enfants, savoir :
1°
COLSON ou
NICOLAS DE LA HAMAIDE,
qui suit, II.
2°
JEHENNE de
la Hamaide.
3°
MARTINE de la
Hamaide.
II Colson
ou Nicolas DE
LA HAMAIDE
Le 3 avril
1567, par acte passé pardevant les maïeur et échevins de la
Haute Cour de Dinant, Noble homme Lambert de la Hamaide
et Damoiselle Jeanne Bodart, sa femme, tous deux très avancés en
âge, remettent la gestion de leurs affaires à Colson, leur fils
(7).
Colson était
domicilié à Haybes, alors fîef du Comté de Namur et aujourd'hui
village du canton de Fumay en territoire belge annexé à la
France. Il fut nommé maire de cette terre, le 27 octobre 1560,
par Charles de Rubempré qui en était le seigneur (8).
C'est dans cette paroisse qu'il mourut le 1er octobre
1573, après y avoir fait ériger dans l'église, un autel en
l'honneur de Saint-Jean et de Sainte-Anne (9). Il avait épousé
Anne DE SOY
qui lui survécut jusqu'à la fin d'octobre 1597, année où elle
testa le 4 juillet.
Dans son
testament, Anne de Soÿ parle de feu sa belle-mère, Jenne
Bodart.
Par acte du 12
novembre 1594, elle acheta pour la somme de 3400 florins de
Brabant, une maison sise à Dinant en face de l'église de
Saint-Martin, que lui vendit Jacques de Haut (10).
Colson de la
Hamaide et Anne de Soÿ gisent dans l'église de Saint-Pierre à
Haybes où on voyait encore en 1681, leur épitaphe déjà presque
illisible et dont voici le libellé :
« Icy gist
honorable Colson DE LA
HAMAIDE en son tems maire de Haibes, qui trespassa le
premier jour du mois d'octobre M. Vc. LXXIII ; et
Damoiselle Anne de Soÿ, sa femme, laquelle trespassa le.......
jour du mois de.......Priez Dieu pour leurs âmes » (11).
De ce mariage,
naquirent six enfants. Ils suivent :
l° Maistre Jean de la Hamaide,
dit
Jean de Haybes prêtre, licencié en théologie de
l'Université de Louvain, où il fut quatrième au Concours de la
faculté des Arts au collège du Faucon en 1556. Il fut admis au
conseil de la même faculté, le 30 septembre 1558. Dès l'année
suivante, il enseigna à la pédagogie du Faucon, et en 1564, il
professa la Philosophie dans la pédagogie du Lis (12). Il
assista à l'ouverture du testament de sa mère, le 5 novembre
1597, et mourut avant 1615.
2°
MARGUERITE de la
Hamaide, épouse de Jean
PETIT, maire de
Feppin (13). Elle était veuve et demeurait à Dinant avec sa mère
en 1597. Ses enfants étaient : Jeanne Petit, femme de Hubert
Joly ; Françoise Petit, mariée à Jacques Bernabé, et Marie
Petit.
3°
SERVAIS DE LA HAMAIDE,
qui suivra, III.
4°
FRANÇOIS
DE LA HAMAIDE,
qui suivra IIIbis, comme auteur de la branche
luxembourgeoise (14).
5°
GÉRARD
de la
Hamaide. Dans le partage des biens de ses
père et mère, il obtint la censé de Mazée, quelques petits biens
et des rentes.
6°
GILLES de la
Hamaide. En 1597, il demeurait à
Givet dans une maison appartenant à sa famille.
III. Servais
DE LA HAMAIDE,
mort avant
1597, avait épousé Marie
GÉRIN
qui
contracta une seconde alliance et vivait encore en 1615. Des
actes de cette époque, nous
la montre belle-soeur de Pierre Le Roy, bourgmestre de
Dinant, et de Jean Philippeau dit Gillot. —
Servais laissa les trois enfants qui suivent :
1°
JEAN DE LA HAMAIDE,
qui suivra, IV.
2°
FRANÇOIS
de la
Hamaide. Mentionné
dans le testament et dans le partage de 1597, il vendit,
d'accord avec son frère
Gilles, à leur oncle François de la Hamaide par
acte du 7 septembre 1615, leur part dans les bois de la Feuillée
et de Cugnet à Haybes.
3°
GILLES de la
Hamaide. Il mourut à Givet, le
26 août 1664 (15).
IV. Jean
DE LA HAMAIDE
était en
1597, le seul des enfants de feu Servais qui fut majeur.
En 1601, il résidait à Namur dans une maison sise au pied du
Pont de Sambre, mais en 1505 (lire 1605), il alla se fixer à
Dinant. Ce fut à Namur qu'il épousa, vers 1601, sa première
femme, Marie MONIOT
(16), fille de Vincent Moniot
seigneur d'Hestroy, etc., échevin de Namur, commissaire des
vivres pour gens de guerre et d'Adrienne de la Tour.
Par acte passé le 13 janvier
1610, pardevant le notaire Périlleux et réalisé à la Cour de
Bouvignes, le 3 février suivant, il vendit la moitié de la forge
dite de Rupplémont, sise à Yvoir, à Guillaume Moniot,
son beau-frère, avec lequel il la possédait indivisément. Mais,
le 10 avril 1613, il racheta la totalité de cet établissement
industriel qui prit dès lors le nom de Forge de la Hamaide (17).
Devenu veuf,
Jean de la Hamaide convola en 1611, avec Marie Souvet,
laquelle, veuve à son tour, vivait encore en 1636.
Par acte du 2
août 1616, Jean de la Hamaide, oncle à cause de sa femme, des
enfants de feu Michel le Saige et de Gertrude Souvet, émit un
avis favorable à la vente d'un bien sis à la Plante et
appartenant aux dits enfants (18).
Il ne vivait
plus en avril 1624, car le 27 dudit mois, Jeanne le Saige, jeune
fille, transporte une rente de 8 florins au profit de Marie
Souvet, sa tante, veuve de Jean de la Hamaide, maître de forges
(19) :
Par ses deux
mariages, Jean DE LA
HAMAIDE fut père de neuf enfants, dont quatre du premier
et cinq du second. Ils suivent :
Du premier lit
:
1°
ADRIENNE de la
Hamaide, née à Namur dans l'année 1603, y mourut dans la
paroisse de Saint-Jean-Baptiste (Saint-Loup), le 8 octobre 1673.
A l'âge de vingt ans, elle épousa Alexandre
MINEZ (20), docteur
en médecine, mort dans la dite paroisse de Saint-Jean-Baptiste,
le 21 juillet 1636, fils de Martin Minez et de Jeanne Michaux.
Adrienne figure
comme veuve du docteur Minez dans un acte passé à Namur, chez le
notaire Jénico, le 18 décembre 1638, où sont aussi nommés sa
sœur Catherine et ses frères Jean et Philibert, ce dernier déjà
ce dernier déjà religieux à Géronsart.
La même année,
elle adressa une requête aux magistrats de Bouvignes, afin de
pouvoir vendre la forge Hamaide, sise sur le ruisseau
d'Yvoir. Cette autorisation lui fut accordée.
En conséquence,
le 22 décembre 1638, agissant tant pour elle-même que pour
ses enfants mineurs et Jehan de la Hamaide, son frère, elle
exposa au plus offrant, ladite forge. Ce fut alors que Jean
de Seurct, demeurant à Givet, fit l'acquisition de cet
établissement industriel au nom de Jean de la Hamaide et
consorts, moyennant la constitution d'une rente de 240 florins
(21).
Le 7 avril
1655, Adrienne donna à loyer à Georges Féru, docteur en
médecine, sa maison de la rue du Président, pour un terme de
deux ans et pour le prix de 250 florins par an (22).
Adrienne fut
mère de sept enfants tous nés à Namur ; ce sont :
A.
Jean Minez, né le 24 mai 1624 ;
B.
Vincent Minez, né le 21 avril 1625 ;
C.
Alexandre Minez, né le 1er octobre 1628 ;
D.
Jean-Baptiste Minez, né le 26 février 1631(23) ;
E.
Lambert Minez, né le 6 décembre 1633 ;
F.
Alexis Minez, né le.......1635 (24) ;
G.
Pierre Minez, né le 7 novembre 1636, posthume.
De ces enfants,
l'aîné fut baptisé en l'église de Saint-Jean l'Évangéliste et
tous les autres le furent dans l'église des Saints Jean, Loup et
Nicolas (25).
2°
VINCENT de la
Hamaide, né à Dinant, le 17 octobre 1605, fut prêtre et
chanoine régulier à Malonne, où il vivait encore en 1659. Il
signa avec quelques autres religieux de son monastère, l'acte
par lequel Jean de Wachtendonck, évêque de Namur, rendit
régulière la cure de Flawinne (26).
3°
JEAN DE LA HAMAIDE,
qui suivra, V.
4°
GUILLAUME de la
Hamaide, né à Dinant, le 11 octobre 1609, prit l'habit
religieux chez les Bénédictins de Florenne. Il devint prieur de
ce monastère, puis en fut élu abbé le 21 janvier 1679, et y
mourut le 1er octobre 1681(27).
Du second lit :
5°
ANNE de la
Hamaide, née à Dinant, le 4 mai 1612. Elle épousa Gilles
DE LE HAYE
(28).
6°
MARIE de la
Hamaide, née à Dinant, le 26 décembre 1613.
7°
MARGUERITE de la
Hamaide, née à Dinant, le 26 septembre 1615. Elle
épousa, dit-on, N....... STAPLEAU.
8°
CATHERINE de la
Hamaide, née à Dinant, le 14 septembre 1617.
9°
PHILIBERT de la
Hamaide, né à Dinant, le 14 mai 1619, dans la paroisse de
Notre-Dame, prit l'habit religieux au monastère de Géronsart,
abbaye de chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin. Il y
devint procureur, puis succéda à l'abbé Jean Pielten par
élection faite le 15 août 1646, dans le refuge de Namur à cause
de l'état de guerre où se trouvait le pays. Le 15 juin 1655, il
fut nommé vicaire-général de son ordre. Il mourut à Géronsart,
le 20 août 1698 (29). On trouve dans la Bibliothèque de
Sainte-Geneviève à Paris, au folio 49 du manuscrit n° 1151, les
Lettres de l'abbé Philibert de la Hamaide.
V. Jean
DE LA HAMAIDE,
né à Dinant, y
baptisé à Notre-Dame, le 17 juillet 1607, fut d'abord marchand
apothicaire à Namur. Mais en 1640, il se fit maître de forges
après avoir racheté la forge Hamaide de Michel Aux Brebis.
Il alla alors s'établir à Dinant où il devint bourgmestre à
son tour. Il vivait encore en 1689. Son épouse, Anne de
Rouillon lui donna dix enfants, lesquels suivent :
1°
JEAN-BAPTISTE,
en religion Dom Pierre de la Hamaide, baptisé à Namur
dans l'église de Saint-Michel, le 23 novembres 1631, entra
comme novice à l'abbaye de Lobbes. Il y fit profession le 12 mai
1652, reçut les ordres mineurs le 25 dudit mois et célébra sa
première messe le 26 mars 1656. Élu abbé après la mort de
Lambert
Ueris (ou Weris), il fut béni à Aix-la-Chapelle, en
1669 par Mgr Franciotti, nonce pontifical à Cologne. Le
22 octobre 1670, Dom Pierre de la Hamaide prit possession
de la prévôté du vénérable chapitre de la collégiale de
Saint-Ursmer de Binche (30). Le 19 septembre 1682, ce fut à sa
demande que les hérauts d'armes à titre de Namur et de
Luxembourg, J. Bouhelier et E. Flacchio,
délivrèrent une attestation de noblesse pour la famille de la
Hamaide établie à Dinant (31). Il mourut le 10 mai 1695 ; et
fut inhumé dans l'église de l'abbaye de Lobbes, près de son
prédécesseur, mort âgé de 55 ans, le 13 février 1658. Voici leur
commune épitaphe :
HIC JACENT
RR. DOMINI
D. LAMBERTUS
WERIS
ET
D. PETRUS DE LA
HAMAIDE
ABB. LOBB.
REQUESCANT EN PACE.
2°
MARIE de la
Hamaide, baptisée à Namur, dans la paroisse
Saint-Jean-Baptiste (St-Loup), le 4 mai 1633.
3°
GUILLAUME de la
Hamaide, baptisé à Namur dans l'église de Saint-Michel, le 7
septembre 1634 (32).
4°
ANDRÉ
de la
Hamaide,
baptisé dans la
même église, le 28 janvier 1636.
5°
PIERRE-THÉODORE
de la
Hamaide,
baptisé dans la
même église, le 9 juin 1637.
6°
ANNE-MAGDELEINE ,
dite Marie-Anne de la Hamaide, née le 25 avril 1639,
baptisée en ladite église de Saint-Michel, le 29 du même mois,
fut religieuse ursuline et mourut le 9 octobre 1689.
7°
GUILLAUME de la
Hamaide, baptisé dans la même église, le 13 février 1641,
est mentionné comme vivant dans des actes de 1686 et 1690.
8°
VINCENT de la
Hamaide, baptisé à Dinant, dans l'église de Saint-Pierre, le
29 juin 1644, fut tenu sur les fonts par son oncle paternel,
vénérable seigneur Vincent de la Hamaide, chanoine
régulier de Malonne et par Mechtilde Wers, épouse de Jean
de la Hamaide, maître de forges à Mirwart (33)
Le deuxième
Vincent de la Hamaide fut un jurisconsulte distingué et
avocat à la Cour de Liège. Il a laissé une œuvre très bien faite
concernant les règles pratiques du notariat. Nous en connaissons
cinq éditions (34).
Vincent de
la Hamaide épousa par contrat du 22 novembre 1672, Marie
DE LA THOUR,
fille de Jean de la Thour, jurisconsulte et conseiller de
Son Altesse Sérénissime le Prince-Évêque en la Cour souveraine
féodale de Liège, etc., et de Marguerite Rolans. Il
mourut à Liège, le 30 juin 1703 et y fut inhumé dans l'église de
Saint-Nicolas-aux-Mouches, aujourd'hui démolie. De son
mariage, vinrent quatre enfants, savoir :
A.
Jean-Philippe de la Hamaide, mort à Liège, sans alliance, le
14 août 1747, après avoir testé le
11 février 1745,
pardevant Mtre André de Rossius, notaire, rue du Pot
d'Or. Par son testament, il désigna pour héritiers, ses neveux à
la mode de Bretagne Théodore-Joseph (Jean-Théodoric-Joseph)
et Marie-Thérèse
de la Hamaide ; mais par un codicile fait le 3 janvier 1746,
il déshérita Marie-Thérèse (35).
B.
Vincent de la Hamaide, mort à Liège dans la paroisse de
Saint-Nicolas-aux-Mouches, le 10 janvier 1715.
C.
Marie de la Hamaide, décédée dans la même paroisse, le 1er
octobre 1717.
D. Anne-Catherine
de la Hamaide,
vivante en 1745. Elle fut déshéritée par son frère.
9° JEAN-THÉODORIC
dit Jean-Thierri
DE LA HAMAIDE,
qui suivra, VI.
10°
MARIE-THÉRÈSE
de
la Hamaide,
baptisée à
Dinant, le 29 juillet 1655, y épousa le 13 décembre
1672, Jean-Robert Henrart,
écuyer (36), conseiller du Souverain Bailliage de
Namur (37).
VI.
Jean-Théodoric dit Jean-Thierri
DE LA HAMAIDE,
baptisé à Dinant le 13 avril 1651, fut à son tour, bourgmestre
de cette ville. C'est lui qui, qualifié ancien bourgmestre de
Dinant, fit enregistrer ses armoiries dans l'Armorial général
de France par les commis fiscaux de d'Hozier (38). Il porta
: d'or à trois hamaides de gueules, celle de la pointe
chargée d'une molette d'argent (39)
Il épousa avant
1682, Marie LE MAIRE
qui est dite veuve dans un acte passé le 13 avril 1709.
De ce mariage,
vinrent quatre enfants :
1°
JEAN-FRANÇOIS
DE LA HAMAIDE,
qui suivra, VII
2°
MARIE-CHARLOTTE
de la Hamaide, baptisée à Dinant, le 5 mars 1684.
3°
JEAN-THÉODORIC
de la
Hamaide,
baptisé à
Dinant, le 4 juillet 1685.
4°
MARIE-JOSÈPHE
de la
Hamaide,
baptisée à
Dinant, le 19 avril 1691, y fut mariée le 5 septembre 1710, avec
Charles-Antoine-Joseph BORON
ou de Boron, écuyer, seigneur de Boisseilles, mort
à Sommières, le 2 mars 1756, fils de Charles Boron (de Huy),
aussi seigneur de Boisseilles. Ces époux vendirent leur fief de
Boisseilles, le 17 février 1731, au comte Théodore-François
de Beaufort (40).
VII.
Jean-François
DE LA HAMAIDE
est dit âgé de
33 ans en 1716, ce qui indique l'une des années 1682 ou 1683
comme étant celle de sa naissance. Il mourut à
Sommières-lès-Dinant, le 23 octobre 1758, après avoir été marié
trois fois. Il épousa, en premières noces, à Bouvignes, le 13
avril 1709, Marguerite-Sara-Bonne
CHARLES (41),
morte à Liège, dans la paroisse de Sainte-Foi, le 28 août
1710 ; en secondes, à Sommières, le 30 août 1712,
Isabelle-Antoinette DE HARROY ou DE HAN (42); enfin, en troisièmes noces, à
Sommières, le 8 février 1714, Jeanne-Catherine-Emérentiane
PIERSON (43),
fille de Jean-Adrien Pierson ou Pirson, écuyer, et
de Catherine Parent (44).
Jean-François
de la Hamaide fut, par sa troisième femme, père de trois
enfants, lesquels suivent :
1°
JEAN-THÉODORIC-JOSEPH,
dit
Théodore DE LA HAMAIDE,
qui suivra, VIII.
2°
MARIE-CATHERINE
de la Hamaide. née à Bouvignes, le 27 juillet 1717, y
décédée le 20 octobre de la même année.
3°
MARIE-THÉRÈSE
de la
Hamaide,
née à
Bouvignes, le 4 mars 1719, morte à Sommières, le 5 février 1773.
VIII.
Jean-Théodoric-Joseph dit Théodore
DE LA HAMAIDE et
aussi Thierri-Joseph,
naquit à Bouvignes, le 14 décembre 1715. Il fut bailli des bois
et forêts que Sa Majesté Impériale et Royale Marie-Thérèse,
impératrice des Romains, reine d'Allemagne, et de Hongrie et
souveraine des Pays-Bas, possédait au comté de Namur.
C'est lui qui,
sous le nom de Théodore
DE LA HAMAIDE, fut
le principal héritier de Jean-Philippe de la Hamaide, fils
de Vincent, qu'on a vu, ci-devant.
Le 27 octobre
1746, il épousa sa cousine germaine, Marie-Thérèse
DE BORON (45),
fille de Charles-Antoine-Joseph de Boron, écuyer, et de
Marie-Josèphe de la Hamaide, qu'on a vue, ci-devant.
De ce mariage,
vinrent au moins deux enfants, savoir :
1°
MARIE-
FRANÇOISE-
JOSÈPHE
de la
Hamaide,
née à Namur, le
8 février 1753, ondoyée le même jour et baptisée le 18 mars
suivant dans ladite ville, en la paroisse de Saint-Jean
l'Evangéliste, mourut à Givet. le 31 décembre 1790. Elle
épousa à ......., le ....... mars 1784, dans l'église de .......
Pierre-Joseph-Bauduin
DE GAIFFIER
(46), écuyer, seigneur de Maharenne, Bouges, Houx,
Marche-les-Dames, Boninne, etc., licencié-ès-lois de
l'Université de Louvain (6 juillet 1781), né à Senenne,
sous-Sovet, le 7 juillet 1756, fils de Pierre-Joseph-Bauduin
de Gaiffier de Tamison, écuyer, seigneur de Boninne, Bouges,
Boing, Houx, Marche-les-Damme, Maharenne, Bolinne, etc., et de
Marie-Françoise-Ernestine de Maucour, dame héritière de
Houx. — M. de Gaiffier de Maharenne mourut à Namur, le 13
juillet 1823, après avoir été membre de l'Etat noble du comté de
Namur, échevin, maire et bourgmestre de Namur pendant 36 ans,
membre du conseil général et du collège électoral du département
de Sambre et Meuse, reconnu noble aux Pays-Bas et membre du
corps équestre de la province de Namur dès le 20 février 1816,
créé baron DE
GAIFFIER DE MAHARENNE par diplôme du 24 juillet 1820.
De ce mariage,
vint une fille et unique héritière, Marie-Thérèse-Guillelmine
DE GAIFFIER DE MAHARENNE, baptisée à Namur, dans l'église
de Saint-Jean l'Évangéliste, le 13 janvier 1786, morte au
château de Houx, le 25 décembre 1865, après avoir épousé, en
premières noces, le 28 février 1810, le comte
Anatole-Louis-Joseph-Félix Lallemant de Lévignen, et, en
secondes noces, à ......., le ....... Sébastien de Coux,
mort avant décembre 1865 (47). Elle n'eut d'enfants que du
premier lit.
2°
THÉODORIC-FRANÇOIS-ADRIEN-JOSEPH (48) dit Adrien
DE LA HAMAIDE,
qui suit, IX.
IX.
Théodoric-François-Adrien-Joseph, dit Adrien
DE LA HAMAIDE
serait né (selon des notes que nous a fournies feu Mlle
C.-M. Breyer) soit à Namur, dans la paroisse de Saint-Jean
l'Évangéliste, soit à Sommière-lès-Dinant, le 19 août 1760. Du
reste, son origine et sa légitimité sont incontestables, car
elles ont été prouvées judiciairement comme on le verra
ci-après.
Adrien de la
Hamaide fut reçu chanoine régulier à l'abbaye noble du
Neufmoutier-lès-Huy où il prononça ses vœux, le 15 juin 1783,
année où il reçut la prêtrise à Liège. Mais tout à coup arriva
la révolution française dont les troupes et les idées envahirent
la Belgique et de la Hamaide dut quitter son monastère.
Alors pour subsister plus à l'aise, il usa d'un moyen
homéopathique : il se fit jacobin révolutionnaire et se maria
civilement à Marie-Joseph RIFFON, née à Huy, le 12 mai
1776, morte veuve à Noville-les-Bois (Namur), le 22 août 1853.
Voici ce qu'on lit dans les Recherches historiques et
bibliographiques sur les journaux et les écrits périodiques
liégeois par Ulysse
CAPITAINE (49), à la note 1 de la page 148.
« L'éditeur de
ce journal (le Télégraphe) avait établi un café (faubourg
Saint-Gilles, N° 530) sous l'enseigne du Télégraphe ; le sieur
A. LA HAMAIDE,
ex-chanoine, en faisait les honneurs. C'était le lieu de
réunion des Jacobins liégeois : tous les soirs, un des habitués
montait sur une table et donnait lecture, à haute voix, des
articles de fond du Journal de Wendler. —
Voir la réponse au Mémoire du citoyen
Duperron, commissaire de police (par
J. Pestieaux) Liège. L. J.
Bernimolin, 1797, in-8° de 15 pages.
»
Le 23 mai 1782,
par acte passé en l'abbaye du Neufmoûtier,
ADRIEN, pour
favoriser le mariage de sa sœur, avait renoncé à la plus grande
partie de son héritage en se faisant moine. Tout eut très bien
marché sans doute, si des changements politiques, administratifs
et religieux, n'avaient pas suivi la conquête de la Belgique par
les Français. Cessant d'être moine,
ADRIEN voulut aussi
ne plus être prêtre et reprendre ses droits civils en même temps
que ses biens temporels. Il dut plaider contre la famille de
Gaiffier dont il finit par
triompher à Liège, le 27 mai 1820.
Voici le titre
d'un mémoire élaboré, à propos de sa revendication d'hoirie, par
l'avocat E. L. LOROIS
et l'avoué
LESPÉRANCE
;
« Mémoire
pour François-Adrien-Joseph
DE LA HAMAIDE,
laboureur à Noville-les-Bois,
APPELANT, contre Pierre-Joseph-Baudhuin
DE GAIFFIER DE
TAMISON, son beau-frère, Bourgmestre, Président de
Namur ; demoiselle Guillemine
DE GAIFFIER,
dame de Lévignen, et
Anatole-Louis
Joseph-Félix
LALLEMAND, comte de Lévignen,
son époux, l'autorisant, intimés. »
Sans lieu, ni
date, mais pouvant être classé à l'année 1819 (50).
On voit que sa
cause fut gagnée à la page 167 du tome VIIe des
Arrêts de la Cour de Liège (51).
ADRIEN
de la Hamaide
mourut âgé de 92 ans à
Noville-les-Bois, dans la province de Namur, le 14
février 1853.
Selon des
renseignements particuliers,
ADRIEN aurait été
père de cinq enfants, mais nous n'avons pu parvenir à connaître
que les prénoms de deux d'entre eux, un fils et une fille
qui suivent :
1°
PIERRE-ADRIEN-JOSEPH DE LA
HAMAIDE, qui suivra, X.
2°
MARIE-JOSÈPHE-OLYMPE
de la
Hamaide,
née à Herstal,
morte à Noville-les-Bois, âgée de
soixante-et-treize ans, le 24 mars
1872, après avoir épousé, en premières noces
Jean-Lupsin
THIÉRY,
et en
secondes, Louis-Joseph
RONVAUX. Son fils,
le docteur RONVAUX
a été membre de la Chambre des Représentants.
X.
Pierre-Adrien-Joseph
DE LA HAMAIDE,
cultivateur-propriétaire à
Noville-les-Bois, naquit à
Rotheux-Rimière dans le pays de
Liège, le 22 ventôse an V (12 mars 1797), et mourut à
Noville-les-Bois, le 5 juillet 1867,
après avoir été marié deux fois. Il épousa, en premières noces
Marie-Antoinette
LAMBOT, née audit Noville, y
décédée étant âgée de 53 ans, le 13 janvier 1848, et en secondes
noces, aussi à Noville, le 25
octobre 1849, Marie-Ange
MOTTE, née audit
lieu, y décédée le 14 septembre 1881, à l'âge de 68 ans.
De la seconde
union, naquirent trois enfants :
1°
ADRIEN-JOSEPH de
la Hamaide, né à Noville-les-Bois,
le 18 juillet 1850.
2°
GUSTAVE-JOSEPH
de la Hamaide, né audit lieu, le 18 septembre 1853.
3°
JULIE-GODELIVE
de la Hamaide, née audit Noville,
le 18 avril 1856, y décédée, le 17 avril 1858.
²²²²²²²²²²²²²²²²²
(1) P. De La Hamaide.
Le livre noir du patriciat tournaisien, dans les Souvenirs de
la Flandre wallonne, 2e série, t. III, pp. 75,76.
Douai, L. Crépin, 1883, in-8°.
(2) Archives de l'État à Namur.
(3) Il s'agit de fiefs
namurois : Monceau-en-Ardenne, Mehagne et
Boussu-en-Fagne.
(4) Arch. de l'État à Namur. Reliefs et transports, Reg.
n° 70, fol. 225, verso.
(5) Ellinsart est un hameau de la commune de Hergnies-lès-Condé
sur l'Escaut.
(6) BODART : d'argent à une aigle contournée de sable,
chargée sur la poitrine d'un écusson d'argent à la croix de
gueules.
(7) Arch. de l'État à Namur.
Reg. 70, fol. 203, verso.
(8) Id. ibid. Fol. 204.
(9) Testament de Anne de Soÿ, ouvert le 5 novembre 1597.
Arch. de l'État à Namur,
Reg. 70, folio 207, verso.
(10) Arch. de l'État à Namur.
Reg. 70, fol. 205.
(11) ld. ibid. id. — Nous
croyons que Anne DE
SOY fut de la famille
liégeoise de ce nom qui
porte pour armoiries : de gueules à cinq fusées
(fuseaux) d'argent, accolées en fasce et touchant les bords
de l'écu.
(12) Analectes pour servir à l'histoire ecclésiastique de la
Belgique, t. XXI, p. 120, n° 63. — Ce tome XXI est le V° de
la seconde série.
(13) Feppin ou Fepin, Lès Rocroi, Ardennes.
(14) C'est notre opinion personnelle, basée sur le testament
d'Anne de Soÿ et le mariage que contracta à Givet ou aux
environs, le premier Jean de la Hamaide établi à Mirwart
comme maître de forges.
(15) Archives de l'état-civil de Givet.
(16) MONIOT D'HESTROY : d'azur à trois fers de piques
d'argent. Cimier : un fer de pique de l'écu. — Selon
la généalogie de la famille Moniot
(Annuaires de la
Noblesse de Belgique pour 1875 et 1879),
l'époux de Marie Moniot
se prénommait
François, mais les documents
que nous avons consultés le
prénomment Jean.
Quoi qu'il en soit, cet époux était l'un des fils de
Servais de la Hamaide.
(17) Arch. de l'État à Namur.
Échevinage de Bouvignes. Fardes aux transports
du XVIIe siècle.
(18) Idem. Registre aux transports de la Cour de Notre-Dame à
Namur, folio 30.
(19) Idem, ibid, folio 146, verso.
(20) MINEZ : de sinople à trois étoiles d'argent.
(21) Les nouveaux propriétaires revendirent la forge par acte du
14 janvier 1639, à Michel
Aux Brebis, bourgmestre de Dinant. — La première
vente avait eu lieu du consentement des plus proches parents
d'Adrienne : Jean de la Hamaide, son frère ;
Pierre Moniot, prêtre, chanoine et prévôt de la
collégiale de Notre-Dame de Namur, son oncle ; Vincent de
Harscamp, son cousin germain ; et le second mari de Jeanne
Michaux, sa belle-mère, nommé Mtre Dardenne,
avocat (Arch. de
l'État à Namur.
Échevinage de Bouvignes, transports.)
(22) Arch. de l'État à Namur, Protocoles du notaire
Darmont.
(23) Un Jean Minez fut licencié-en-médecine et
pensionnaire de la ville de Namur après 1650 ; Jean-Baptiste
Minez était licencié en médecine à Namur en 1686.
(24) Alexis Minez mourut curé de la paroisse de
Solre-Saint-Géry, en 1710. II est auteur d'une Théologie
morale, écrite en latin et publiée à Liège en trois volumes
in-octavo, chez Guillaume-Henri Streel
en 1690.
(25) Archives de l'État-civil de Namur.
(26) Victor Barbier
(l'abbé). Cartulaire de Malonne, pp. 101 à 103.
(27)
Dom Ursmer Berlière.
Monasticon belge, t.
I,
p. 13.
(28) Archives de l'Etat de Namur.
Registre aux transports de la Cour Notre-Dame, de
1626 à 1636, fol. 189.
(29)
Dom Ursmer Berlière.
Monasticon belge,
t.
I,
pp. 138 et 186.
(30)
Dom Ursmer Berlière.
Monasticon belge, t.
I,
p. 224.
(31) Archives de l'État de Namur. Registre aux reliefs et
transports du Souverain bailliage, t. 70, folio 225
verso.
(32) Ce premier Guillaume
mourut nous semble-t-il, avant février 1641, date de la
naissance du second Guillaume figurant ici sous le n° 7, car au
XVIIe siècle, on commençait à ne plus donner aussi
souvent, le même prénom à deux enfants issus des mêmes père et
mère et vivant simultanément.
(33) Ce Jean de la Hamaide, de Mirwart, était le fils de
François de La Hamaide, frère de Servais. C'est l'auteur
de la branche luxembourgeoise et américaine.
(34)1° L'art de
contracter et tester conforme au droit et coutumes, in-8°, 6
ff. et 564 pages.
2° Méthode des contrats et
actes pour cause de mort, tirée des principes du droit écrit et
coutumier, dite
l'Art de contracter et tester. Liège, Daniel Moumal, 1689,
in-8°, 12 ff. et 564.
3° L'art de contracter et
tester conforme au droit et coutumes avec modèles de contrats et
actes de volonté dernière.
Nouvelle édition, Liège, P. Domthey, 1708, in-8°, 6 ff. et
568 pages.
4° Même titre. Liège, J. Bouxée.
1728, in-8°, 6 ff. et 066 pages.
5° Même titre. Nouvelle édition revue et augmentée. Liège,
L. -J. Bernimolin, 1785, 2 volumes in-8°, le premier de 3 ff. et
473 pages ; le second de 258
pages.
(35) Stanislas Bormans.
Les fiefs du comté de Namur, Ve
livraison, XVIIIe siècle, p. 129.
(36) Archives de l'État de Namur. Fonds de
Bouvignes, Liasses
des actes de transports, 27 janvier 1700.
(37) Leur fille, Mère Emérentiane
Henrart, religieuse
du Saint-Sépulchre à Bouvignes, reçut pour dot une rente de 150
florins affectée sur la maison jadis possédée par son aïeul,
Jean de la Hamaide, bourgmestre de Dinant. Elle avait des
sœurs et des frères.
(38) D'HOZIER. Armorial de Flandre, etc., publié par
Borel d'Hauterive.
Paris, Dentu et Dumoulin, 1856, in-8°, p. 314, n° 35.
(39) Une hamaide est une barre de barrière
qu'on figure en héraldique par une fasce alaisée.
(40) Stanislas Bormans.
Les fiefs du comté de Namur, V° livraison,
p. 97.
(41)
Idem, ibid, p. 52.
(42) Nous avons vu dans des
notes que nous a fournies Mlle Catherine-Marie
Breyer, les noms de de Harroy et de de Han
appliqués à la seconde femme de Jean-François de la Hamaide.
Comme elle n'a pas laissé postérité, la chose est de peu
d'importance.
(43) PIERSON : d'argent à trois léopards lionnes de sable
armés et lampassés de gueules.
(44)
Stanislas Bormans.
Les fiefs du comté de Namur, V° livraison,
pp. 93-94. — Archives
de l'État de Namur. Fonds de
Bouvignes, Registre aux transports de biens des
années 1700 à 1755, folio 107.
(45) BORON : d'argent à une aigle de sable, selon l'Armorial
général de France.
(46) DE GAIFFIER : de sable à une hallebarde d'argent à la
hampe d'or, posée en pal, accostée de deux étoiles à six rais
d'or, — Le contrat de
cette alliance fui passé le 5 mars 1784,
[ De Patoul (le
colonel). La Noblesse belge,
année 1892, 2e partie, p. 788].
(47) Annuaire de la Noblesse do Belgique, année 1872,
pages 164 et 165.
(48) Nous donnons ces quatre prénoms d'après diverses notes,
mais nous n'avons pas vu les actes de baptême et de confirmation
de celui que M. le chanoine Doyen
dans sa Bibliographie namuroise, t. II, p. 235, prénomme
François-Adrien-Joseph d'après un mémoire judiciaire
signé de l'avocat Lorois
et de l'avoué Lespérance.
(49)
Liège, J. Desoer, 1850, vol. in-18.
(50) Doyen (le chanoine), curé-doïen
de Wellin. Bibliographie
namuroise, t. II, pp. 235-236.
n° 1565. Il y a là une vraie biographie d'Adrien de
La Hamaide.
(51)
Zoude,
Lesack et
Brixhe. Table alphabétique des sept premiers
volumes des arrêts de la Cour de Liège. Liège,
1826. in-8°. Lettres S. A. — B. R.
Arrêt du 27 mai 1820, rendu sur plaidoirie de
Mtre
Lelièvre, père.
Branche cadette luxembourgeoise et américaine
IIIbis.
François DE LA HAMAIDE,
quatrième enfant et troisième fils de Nicolas de la Hamaide,
dit Colson, et de
Anne de Soy, était domicilié à Dinant du vivant de sa
mère et y faisait le commerce de bois de compte à demi avec
elle. Plus tard il alla se fixer à Haybes.
Le 7 septembre
1615, il. acquit de ses neveux François et Gilles
DE LA HAMAIDE
fils de feu Servais, leur part dans les bois d'aisance dits
de la Feuillée et de Cugnet à
Haybes, pour lesquels il fut en
procès avec René de Renesse, comte
de Warfusée, seigneur dudit
Haybes. Le procès fat terminé le 12
mai 1618. Nous ignorons le nom de la femme de François de la
Hamaide, mais le testament d'Anne de Soy, sa mère, nous
donne les noms de ses enfants légitimes nés avant le 4 juillet
1597. Ces enfants suivent :
1°
JEAN DE LA HAMAIDE,
qui suivra, IV. (1).
2°
CATHERINE de la
Hamaide.
3°
ANNE de la
Hamaide. — Le 16 février 1650, Anne de la Hamaide, veuve de
Jean RASKIN,
maître de forges à Givet, Jean et Henri
Raskin, ses fils, et Marguerite
Raskin, sa fille,
femme de Bertrand
BERTRAND,
greffier d'Agimont,
transportèrent la censé de Chestrevin
à P. Stainier (2).
IV. Jean
DE LA HAMAIDE,
domicilié d'abord à Givet, quitta cette ville vers 1630, pour
aller à Soheit, rechercher des mines
de fer. En 1639, il était maître de forges à
Mirwart (3). Sa femme fut
Mecthilde
WEETHS, dite
Werls, nièce de Pierre
Weerths, bailli d'Agimont
(4). Le 29 juin 1644, elle fut marraine à Dinant, de Vincent de
la Hamaide petit-fils du cousin germain de son mari, comme il a
été dit ci-devant.
L'historiette
relative à la mésalliance commise par Jean de la Hamaide
(de fort douteuse noblesse) avec Mecthilde
Wertz ou
Wirtz, fille d'un
riche banquier d'Anvers, nous a toujours paru d'un ridicule
achevé. Ce Jean de la
Hamaide, fils d'un marchand de bois, mit sur un pied presque
princier par rapport au riche bourgeois d'Anvers, prouve que les
gens du dix-huitième siècle qui ont imaginé cela n'avaient plus
aucune idée des mœurs antiques sous le règne desquelles les plus
hauts gentilshommes épousaient des bourgeoises sans y mettre la
moindre mauvaise grâce : nous l'avons constaté cent fois (5).
Jean de la
Hamaide, mort très âgé vers 1676, avait eu pour fils,
Jean DE LA HAMAIDE,
qui suit, V.
V. Jean
DE LA HAMAIDE,
dit
del Hamaide, fut
greffier ou clerc juré de la cour de
Villance, d'Awenne, de
Mirwart et de
Redu. Nous avons vu la commission qu'il rédigea pour les
bourgeois de Villance pouvoir faire
vendre quantité de hêtres sis derrière
Transinne. Cet acte est du 2 mai 1639.
Jean de la
Hamaide mourut à Chassepierre,
le 6 décembre 1669, après y avoir épousé Jeanne
DE ROSSEL native
dudit lieu, y décédée le 13 décembre 1693, fille de Jean de
Rossel, lieutenant-bailli de la
terre allodiale de Chassepierre,
domicilié aux Epioux-Bas (6).
De cette union,
vinrent deux enfants, savoir :
1°
NICOLAS DE LA HAMAIDE,
qui suivra, VI.
2°
MARIE-JEANNE de
la Hamaide, morte subitement à
Chassepierre, le 7 mars 1685, après avoir épousé le 19
avril 1684, Henri CHENUT.
VI. Nicolas
DE LA HAMAIDE,
propriétaire à Couvreux-sous-Dampicourt
(Luxembourg), naquit à Chassepierre
et il épousa à Couvreux,
Catherine GILLOT,
fille de Quentin Gillot, lieutenant de cavalerie
espagnole, mort avant 1679, et de Anne André, native de
Meix-devant-Virton.
Le 27 mars
1672, Nicolas del Hamaide avait demandé la réalisation de la
reconnaissance d'une dette de 7366 patacons due par
Marie-Cléophe de Hohenzollern, dame de Mirwart, duchesse
d'Arenberg et d'Aerschot, à Arnold Dhoffsmite
(d'Hofschmidt), capitaine et officier de la terre de Mirwart
(7).
Nicolas de
la Hamaide, qui s'était marié étant déjà vieux avec une
femme relativement très-jeune, mourut à Chassepierre, le 30 mars
1713, et sa veuve convola à Rossignol, le 10 février 1714, avec
Jean Habaru, officier de la seigneurie de Rossignol, veuf
de Jeanne Verton, puis, encore veuve, reconvola avec Nicolas
Mathieu, du village de Sainte-Marie.
Catherine
GILLOT
avait donné cinq enfants à Nicolas de la Hamaide ; ils
suivent :
1°
JEAN-IGNACE de
la Hamaide, baptisé à Chassepierre, le 29 janvier 1695, y
décédé le 2 février 1709.
2°
ÉLISABETH de la
Hamaide, baptisée audit lieu, le 8 janvier 1699.
3°
JOSEPH de la
Hamaide, baptisé audit lieu, le 6 octobre 1702, y décédé le
20 novembre 1705.
4°
JEAN-BAPTISTE de
la Hamaide, baptisé. audit Chassepierre, le 23 janvier 1705,
fut tenu sur les fonts par Jean Fisenne, et par Elisabeth
Largent. Il épousa à Rossignol, le 15 août 1730,
Gillelte-Elisabeth
HABARU, baptisée audit Rossignol, le 21 janvier 1698,
veuve de Henri Rossignon, (du village d'Orsainfaing), et
fille de Jean Habaru, homme de fief et officier de la
seigneurie de Rossignol, et de Jeanne Verton, sa première
femme. — Comme on a pu le voir plus haut, Jean Habaru fut
doublement beau-père de Jean-Baptiste de la Hamaide. Ce dernier
fut père de trois enfants, savoir :
A) Pierre,
né à Rossignol, y baptisé le 25 janvier 1731, fit ses études
aux Jésuites de Luxembourg, devint vicaire à Orsainfaing,
Jamoigne et Juvigny, puis fut nommé chanoine du chapitre de
Ciney. Il mourut en 1803, à Rossignol, chez son beau-neveu, le
docteur Rogier-Rossignon.
B) Marie-Joséphine,
née
à Rossignol, le ....... mars 1733, y fut mariée, le 21 janvier
1748, avec Philippe Rossignon, du village de Martinville.
— Deux notes reçues du Luxembourg, étant contradictoires
relativement à son décès (que l'une fixe au 28 décembre 1785,
l'autre au 28 septembre 1786 prouve que trop de richesses
nuit.
C)
Marie-Françoise,
baptisée à
Rossignol, le 3 mars 1736, y décédée le 11 juin 1740.
5°
JOSEPH DE LA HAMAIDE,
qui suivra, VII.
VII. Joseph
DE LA HAMAIDE,
propriétaire à Hachy, fut baptisé à Chassepierre, le 27 mai
1708, et tenu sur les fonts par Thomas et Anne Bosquet.
Il mourut à
Hachy, le 14 mars 1793, après y avoir épousé, le 4 octobre 1735,
Marne-Françoise PICKAR,
native de Hertzig, fille de Louis Pickar, et de
Marie Seyler.
De cette union,
vinrent dix enfants, tous nés et baptisés à Hachy. Ils suivent :
1°
MARIE-CATHERINE
de la Hamaide, baptisée le 16 novembre 1736. Elle épousa
Mathieu Schung,
du hameau de Sampsont-sous-Hachy.
2°
JEAN-BAPTISTE DE LA
HAMAIDE, qui suivra, VIII.
3°
PIERRE-JOSEPH de
la Hamaide, baptisé le 30 avril 1741, mort à Hachy, le 26
janvier 1766.
4°
JEAN de la
Hamaide, né le 3 mars 1743, baptisé le 20 dudit mois. Il
alla se fixer en Amérique.
5°
MARGUERITE de la
Hamaide, baptisée le 17janvier 1746, épousa
N ....... , WARLOMONT, de
Behem-lès-Anlier,
6°
JEAN-LOUIS de la
Hamaide, baptisé le 22 août 1748, mort à Hachy, le 25
septembre 1749.
7° ÉLISABETH de
la Hamaide, baptisée le 1er septembre
1750, morte à
Hachy, le 4 décembre de la même année.
8°
THÉODORE-MARIE-LOUIS
DE LA HAMAIDE,
qui suivra, VIIIbis, comme auteur du Rameau Cadet.
9°
MARIE-FRANÇOISE
de la Hamaide, baptisée le 2 mars 1754. Elle fut mariée
trois fois : En premières noces, à Luxembourg, le 16 janvier
1775, avec Georges
Jonas; en secondes noces, avec N.......
ABRASSART, et en
troisièmes noces, avec Jean-Adam DEYNERT. — Elle mourut le 8 novembre 1835.
10°
ANNE-MARIE de la
Hamaide, baptisée le 3 juin 1756, morte à Hachy, le 21
janvier 1758,
VIII.
Jean-Baptiste DE LA
HAMAIDE
;
propriétaire et cultivateur à Hachy, fut baptisé dans cette
commune, le 13 décembre 1738. Il épousa Suzanne MERGEN, de la commune d'Attert. De cette union, vinrent sept
enfants, tous baptisés à Hachy. Ils suivent :
1°
HENRI-JOSEPH de
la Hamaide, baptisé le 11 septembre 1761, mort à Hachy, le
26 janvier 1766.
2°
JEAN-BAPTISTE-TOUSSAINT
de la Hamaide, baptisé le 12 juillet 1763. Arrivé
à l'âge d'homme, il s'engagea soldat au régiment de Wirtemberg
en garnison à Luxembourg. Plus tard, après plusieurs missions
périlleuses entre Luxembourg et Anvers, toutes remplies avec
intelligence et courage, durant la Révolution brabançonne, il
reçut le grade de sous-lieutenant dans le corps-franc de Loutz.
Blessé plusieurs fois grièvement, surtout en 1794, il fut nommé
capitaine au 60e
régiment d'infanterie au service d'Autriche en 1800. Il
était major autrichien en 1813, lorsqu'il fut fait prisonnier
par les Français qui l'internèrent à Blois. Sa famille ignore ce
qu'il devint depuis.
3°
JEAN-FRANÇOIS de
la Hamaide, baptisé le 1er
avril 1765, fut d'abord chanoine régulier de l'ordre de
Saint-Augustin à l'abbaye de Rolduc (duché de Limbourg), puis
commissaire administrateur des biens de cette maison en 1796. Il
devint ensuite aumônier du 58e régiment d'infanterie
au service autrichien et mourut le 29 janvier 1799, à
Obermemming, près de Fels en Tyrol.
4°
MARIE-JOSÈPHE de
la Hamaide, baptisée le 7 septembre 1767. Nous ignorons sa
destinée.
5°
THÉODORE DE LA HAMAIDE,
qui suivra, IX.
6°
THÉODORE-JOSEPH,
dit JOSEPH de la
Hamaide, baptisé le 12 juillet 1771, mort à Hachy, le 13
janvier 1784.
7°
JEAN-PIERRE de
la Hamaide, baptisé le 17 juin 1773. Il fut employé
chez un fabricant à Reims en Champagne. Sa famille le croit mort
dans cette ville sans alliance connue.
IX. Théodore
DE LA HAMAIDE,
cultivateur-propriétaire à Rodz ou Rood-sur-l'Eisch, fut baptisé
à Hachy, le 17 août 1769. Il mourut à
Septfontaines-lès-Ansembourg, le 23 mars 1815, après avoir
épousé vers 1795 (à Bissen ?), Suzanne
PENNING, morte à
Hondelange, le 1er février 1819. — De cette union,
vinrent sept enfants qui vinrent se fixer à Breuvanne (sous
Tintigny en Luxembourg). Ils suivent :
1°
CATHERINE de la
Hamaide, née à Koerig ou Koerich, le 23 février 1797, morte
à Tintigny, le 7 février 1850.
2°
MICHEL de la
Hamaide, né à Rood-sur-l'Eisch, le 29 septembre 1799, épousa
à Tintigny, le 7 mai 1828, Catherine
HUBERT, née dans
ladite commune, au hameau de Breuvanne, le 12 février 1804. De
ce mariage, vinrent, au moins, deux fils : Auguste et
Henri DE LA
HAMAIDE. Michel parapit avoir quitté Tintigny pour
aller se fixer au Hameau de Pin sous Izel. On nous a affirmé que
c’est à Pin qu’il mourut et que ses deux fils avaient entrepris
la fabrication des allumettes chimiques.
AUGUSTE près de Reims et
HENRI près des
frontières d'Italie (8).
3°
CHARLOTTE de la
Hamaide, mariée à Henri-Joseph
GRéVISSE, de
Habay-la-Ville. Elle vivait encore en 1861.
4°
JOSEPH de la
Hamaide, né à Rood-sur-l'Eisch, le 12 novembre 1804,
mort au hameau de Breuvanne à Tintigny, le 4 octobre 1889, avait
épousé dans ladite commune, le 27 août 1833, Marie-Catherine
RION, née audit
Tintigny, le 22 février 1810. Il fut père de dix enfants nés
tous au hameau de Breuvanne-sous-Tintigny. Ils suivent :
A)
Anne-Marie DE LA HAMAIDE, née le 19 janvier 1835, morte à Tintigny, le
26 juillet 1876, après avoir épousé C. Drouot, parisien.
B) Joséphine
DE LA HAMAIDE,
née le 2
octobre 1836, morte à Paris, le .......1888.
C)
Caroline
DE LA HAMAIDE,
née le 2
novembre 1838, morte à Tintigny, le 21 août 1853.
D)
Victoire
DE LA HAMAIDE, née
le 7 février 1841. Sans alliance. Elle demeure à Paris.
E) François-Joseph
DE LA HAMAIDE,
né à Tintigny,
le 4 février 1843. Voici qu'elle était son adresse en 1890.
« Frank
DE LA HAMAIDE ;
manufacturer of choice cigars.
Factory, n° 30,
second district of Illinois, Franklin grove, Minois.
»
F) Hippolyte
DE LA HAMAIDE,
né à Tintigny,
le 16 juillet 1845, épousa à Paris, Lucie
LAGNEAU.
G) Fanie
DE LA HAMAIDE,
née le 14
décembre 1847, morte à Tintigny, le 17 mars 1860.
H) Louis
DE LA HAMAIDE,
né à Tintigny,
le 29 août 1850, y demeurant, au hameau de Breuvanne, en 1897.
I) Catherine
DE LA HAMAIDE,
née le 26 mars
1853, mariée à Tintigny, le ....... 18......., avec J.......
CLAINESSE.
J) Pauline
DE LA HAMAIDE, née
le 29 juillet 1857, demeurant à Tintigny, au hameau de
Breuvanne, chez sa mère, en 1896.